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en perruque; la mode commença par le blond, quelle que fût la couleur des cheveux naturek; pui^ les femmes blondes prirent des perruques brunes , et réciproque» ment
Grétry, qui fit imprimer en l'an v (1797) ses Mémoires ou Essais sur la musique-y dit dans une note du tome II : «Je connais une femme qui a au moins huit perruques de toutes les nuances rangées dans son antichambre. »
; Mercier, dans son Nouveau Paris ^ va plus loin : «Il est, dit-^il, telle femme qui commande une perruque aussi souvent que des souliers, et qui en compte jusqu'à quarante dans sa garderobe. Pourquoi toutes ces perruques? c'est que par elles Ton change chaque jour de physionomie ; c'est que l'on ofiQre à son amant un vis^e toujours nouveau, et qu'on lui cause quelquefois d'agréables surprises. On lui connaît ou on lui soupçonne une maîtresse : vite l'on prend sa chevelure. »
Ce n'était pas seulement dans la capitale que les petites maîl;resses avaient le goût des perruques. Voici une lettre qui fut imaginée en 1 797, par un journaliste, pour ridiculiser les provinciales : « Ta dernière lettre ,
ma chère petite, m'a parfaitement tranquillisée Tu
me dis qu'à Paris les femmes de goût se font couper les cheveux pour en faire des perruques ; tant mieux : ce genre de coiffure ne tombera pas de long-temps, puisqu'il devient indispensable Je trouve qu'en vous faisant raser la tête vous avez pris le bon parti. Sur-lechamp j'ai suivi tes conseils , et je t'envoie mes che« Vf ux : ne le dis à personne. Je serais bien aise d'occasionner ici un peu de surprise, et d'avoir l'initiative des
gazons Cette mode me ravit. Quelle commodité que
celle de se débarrasser de ses cheveux sans en êtra