SAU
Nous avons conservé l'ancienne orthographe i les proverbes ont plus d'autorité en leur premier langage.
Les Latins disaient, d'après les Grecs : Potissima res' estvalere. '
SANTÉ. ^Point ne faut demander à malade s'il ^eut)
Proverbe contre ceux qui mettent en question des cas tout résolus.
Santé. . •
C'est une ennuyeuse maladie que de conserver sa santé par un trop grand régime.
Les malades, disent que la santé est le plus grand des biens, et ceux qui en ont toujours joui n'en connaissent pas le prix; il y a une classe intermédiaire, assez nombreuse, c'est celle des malades imaginaires, qui s'effraient du plus léger changement qui s'opère chez eux.
SANTÉ. ( Netteté nourrit ta) .
Les principales villes de France eurent des étu^s jusqu'au seizième siècle; c'est-à-dire, jusqu'à ce que l'usage du linge fût .devenu général ; on y venait par raison de santé , et pour causer à Tabri du froid : on y dansait même.
SAS. ( Tourner le) ~
Dans les campagnes , on met un sas ou tamis sur un pivot pour connaître l'auteur d'un vol. On nomme ensuite les personnes soupçonnées, et le sas toui^ne au ijom du voleur.
SAUGE. {^Donner un bouquet de) Nos pères donnaient un bouquet de sauge à celui qui avait perdu l'occasion d'épouser sa maîtresse. La sauge sert à cicatriser les plaies.
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SAUMON. {Il Jaut perdre un veron pour pêcher un) C'est «à- dire, qu'il faut dépenser peu pour gagner beaucoup, (f^eron, petit ver, appât de p(»sson.)
SAVETIERS. ( Le lundi des) , '
L'habitude de se livrer à la débauche le lendemain
du jour de repos n'est pas particulière à nos ouvriers*
Les Italiens disent : Le lundi des Jouions.
SCYLLA. {^PoUr éditer Cary bde y tomber en)
Traduction d'un proverbe latin tiré de la Mythologie.
Od dît dans le même sens : Tomber de Jœ\^re en chaud mal. — // est sauté de la poêle en la braise. — Fuyant le loup y il a rencontré la hui^e.
Les trembl^iiens de terre et les vokans , fléaux terribles auxquels la Sicile fut sujette de tout temps , firent crouler dans la Méditerranée l'ij&thme qui attachait le sol sicilien an reste de l'Italie. De là vient le détroit de Scylla et de Carybde ^ deux écueils opposés et redoutables. Carybde est du coté de la Sicile , et près de Messine; Scylla du côté de l'Italie, au bord de la Calabre^ Carybde est un gouffre vaste et profond, dans lequel la mer s'enfonce en tournoyant avec une rapidité qui ne permet pas aux vaisseaux de résister , ni de revirer de bord. Scylla est un rocher menaçant au pied duquel sont plusieurs autres rochers et des cavernes soutejrviânes , où les flots^ se précipitent ; on les entend mugir de loin. En approchant, le brtfit redouble. Si le pilote eflfrayc, en voyant d'un côté des rochers contre lesquels il va se briser , et de l'autre un gouffre où il va se perdre , ne garde pas un juste milieu , il ne se sauve d'un rocher que pour se jeter dans un abîme ; de là le proverbe :
Incidit in Scyllara ciipieas wkiF^ Cwjbdim.