SOB
d'animaux apprivoisés. Un tarif, du règne de Saint- Louis, pour régler les droits de péage à l'entrée de Paris , porte que a Le marchand qui mettra en vente un singe (c payera quatre deniers ; que si un singe appartient à (c quelqu'un qui l'ait acheté pour son plaisir, il ne donce nera rien; que s'il est à un joueur, celui-ci le fera a jouer devant le péager , qui sera tenu de se contenter a de cette monnoie. d
De là. les expressions : Payer en gambades ^ en mon^ naie de singe.
SoBRiixi.
Nos pères la recommandaient par ces proverbes : Nature est contente de peu. — Il faut lier le sac avant ^u' il soit plein. — Gourmandise tue plus de gens qu^é* pée en guerre tranchant.
Sobriquet.
De subridiculum qui , prononcé à la manière ita* lienne, fait subridicchium.
La cause générale des sobriquets , ou surnoms bur-» lesques, existe dans le penchant qu'a l'homme à contrôler ses semblables.
Appliqué aux habitans d'un pays, le sobriquet entre dai^s la classe des proverbes.
Il y avait, avant la révolution de 1789, tant de chapitres et de communautés religieuses dans la ville d'Angers , qu'on y entendait continuellement sonner les cloches; de là le sobriquet : Li sonneor d'Angers. Celui de li usuriers de Metz n'avait pour objet que les juifs de cette ville. Si les Gascons furent appelés Juglory c'était qu'ils passaient pour les meilleurs jongleurs.
Au sujet des bossus d'Orléans y La Fontaine a dit que U nature avait ôté les montagnes de la Beauce pour