‹ Dictionnaire des proverbes français (volume 2)Chapitre 158 sur 176 · TAR · texte numérisé non relu

TAR

TAILLEURS. {L'œil des)

A une époque qui n'est pas fort éloignée , les tailleurs ne fournissaient point l'étoffe qu'ils employaient; par conséquent les rognures appartenaient à la personne qui leur avait commandé un vêtement. De là , les mauvaises plaisanteries sur Yœil, que l'on supposait être un coffre. Des restes y monsieur ! il n*y en a pas plus quHln*en peut tenir dans Vœil.

TAMBOUR. {Ce qui vient de laflute s *en retourne au) En Normandie, l'on dit : Ce qui vient du flot s* en retourne d'èbe. {Èbe^ reflux, du bas latin ebba.)

TANTE ; [Caquet bon bec, la poule, a ma ) ou si^^plement, la poule a ma tante.

Se dit d'une cajoleuse.

Chassez bien loin de vous la basse flatterie , Qui , cherchant à souiller ,1a bonté de vos mœurs , Par cent détours obscurs s'ouyre avec industrie La porte de tos cœurs*

( J. B, RoussBAU, Ode lo, Liy. n.)

Ta^are-poit-pon.

Expression burlesque dont on se sert dans plusieurs parties de la France, pour donner à entendre qu'on ne croit point telle ou telle chose.

TARGE. [Il n'aura plus escu ni) C'est-à-dire , il n'aura plus ni or ni monnaie. Dans le temps où l'on faisait usage de ce proverbe, les écus étaient la seule monnaie d'or. On appelait targe une petite milnnaie du duché de Bretagne, qui, en place de l'écu ordinaire, avait pour empreinte une targe j espèce de bouclier presque carré.

• Tartufe.

Hypocrite^ Molière se trouvant un jour chez le nonce

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