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Â, têtes du diable. B^ cou du diable. G, nez du diable. D , baguettes. E , ficelle.
Pour mettre le diable en mouvement , on prend une baguette de chaque main , et Ton passe au cou du diable la ficelle qui tient à ces baguettes, puis on baisse et on lève les bras alternativement ; peu à peu le mouvement de rotation s'établit, et le diable siffle, ronfle, mugit.
Pendant tout un été les premières sociétés de Paris ont fait leurs délices de ce hochet.
On le fit d'abord en bois, puis en tôle peinte; et pour les riches, en argent ou en cristal.
Diable.
Moucher la chandelle comme le diable moucha sa mère, c'est lui arracher le nez.
Nous regardons comme apocryphe le fait que l'on dit avoir donné lieu à cette façon de parler : « Un criminel qui s'appelait le Diable, ou plutôt qui avait été surnommé le Diable, ayant demandé, au pied de la potence, à donner un baiser à sa mère, lui arracha le nez. »
Dans plus de cinquante proverbes anciens, le diable
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est enjeu : on faisait à nos pères tant de peur du diable ^ qu'ils Tavaient sans cesse présent à TespriL
DIABLE A QUATRE. {Faire le)
Au commencement du seizième siècle, les pièces du Théâtre français étaient des mystères, des farces et surtout des diableries. Il y avait les petites et les grandes diableries. Les premières étaient représentées seulement par deux diables, tandis qu'il y en avait quatre dans les grandes diableries. Comme il était naturel que le bruit fiit proportionné au nombre des diables, on dit en proverbe : faire le diable à quatre^ pour donner l'idée d'un grand vacarme.
En i5o7, parut un volume in-folio de diableries, par Éloy Damerval, maître des enfans de chœur de Béthune.
DIABLE. ( Crei^er Vœil au)
Façon de parler proverbiale , qui signifie s'avancer malgré les envieux.
Diable.
A^oir le diable au corps.
Voltaire disait « qu'on ne peut être bon poète , bon acteur, bon musicien , si l'on n'a le diable au corps. »
Une réponse que fit J. J. Rousseau à Grétry confirme cette assertion. Grétry lui demandait s'il était occupé de quelque ouvrage ; voici sa réponse : « Je deviens vieux, je n'ai plus le courage de me donner la fièvre. »
C'est dans une sorte de délire que les artistes produisent des chefs-d'œuvre«
Diable.
Tirer le diable par la queue ^ Pour dire avoir de la. peine à vivre.
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Les pieux auteurs du douzième siècle regardaient comme le comble du scandale les longues queues que les femmes avaient à leurs robes ce et qui j formant mille contours, leur donnaient, disaient-ils, la démarche des serpens.... Sachez, mes bonnes dames, leur disait un prédicateur, que si, pour balayer les rues, vous aviez besoin de longues queues, la nature y eût pourvu par quelque chose d'approchant. »
Ces queues étant devenues une marque de distinction, il s'ensuivit un caudataire et beaucoup de sarcasmes, notamment tirer le diable par la queue^
Un cardinal» en sortant de la cour, ' Avec Gonflans s'entretenait un jour :
En France » il n'est rien de plus ordinaire ,
Lui disait-il, cpe noblesse et misère ;
La pauvreté, du noble est le poison :
£n doutez-TOUSy quand j'ai pour caudataire
Un gentilhomme, et de votre maison?
-^ Gonflans reprit : Je plains le pauvre hère ,
Maïs l'aurais pris un tout autre chemin ;
La garde rouge, on bien la garde bleue ,
M'aurait ouvert un asile certain.
Et j'eusse mieux aimé périr de faim
Que de iiter U diable par la queue.
( Ll CoirnAMiHB. )
Cette aventure se passa chez la duchesse de Chevreuse; le prélat était le cardinal de Luynes. >
M. de Clermont-Tonnerre, évêque de Noyon, ayant voulu qu'un chanoine de sa cathédrale lui portât la queue dans les processions , et le chapitre s'étant élevé contre cette prétention , il fallut plaider au parlement. M. de Fourçroi , avocat du chapitre , dit entre autres choses : La queue de M. de Noyon est une comète ^ dont la maligne influence va se répandre sur toute TÉglise gallicane, si la cour n'y apporte un prompt remède. L'évéque perdit son procès.
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DiAiBLE.
Le diable pourrait mourir que je n^ hériterais pas de ses cornes ^
Pour dire , personne ne me donne rien.
Diable.
Le diable était beau quand il était jeune.
C'est-à-dire, la jeunesse a toujours quelque chose d'agréable , même dans les personnes laides.