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cFune crinière qui pend des deux côtés. La tête , au preïïKÎ&v 'aspect, ofFre la ressemblance d'un lion; mais comme la face est entièrement aplatie, on y reconnaît bientôt celle d'un singe. Une gueule extrêmement ouverte et avancée lui donne un air de voracité qui est effrayant. Des deux côtés de la tête s'élèvent, à une certaine hauteur, deux grandes oreilles pointues et velues comme celles d'un âne. Au*dessus de ces oreilles sont deux cornes tortues comme celles du taureau ; et au dos de cet animal , vers la hauteur ordinaire des épaules, sont placées deux ailes très fortes, qui ont, au lieiî de plumes, des membranes pareilles à celles des ailes de chaûve-3oyris. Toute cette partie supérieure de l'animal est soutenue par les deux pattes d'oie placées un peu en avant du milieu du corps. La partie inférieure ressemble à celle du phoque, excepté qu'elle est couverte de grosses écailles. A deux pieds environ des pattes est placée une sieule nageoire qui s'agite verticalement dans l'eau , et qui ^ sur terre, augmente lu rapidité de la marche de l'animal , de concert avec les "ailes, dont il fait usage lorsqu'il poursuit sa proie* La partie inférieure se termine en, dbux queues, dont l'une ayant des articulations jusqU^à l'extrémité, peut envelopper la proie de l'animal , et l'autre finit par un dard très pointu, avec lequel, dit-on, il la perce. »
Cette description donna bientôt naissance à une gravure qui. représentait le monstre chimérique, et à plusieurs modes.
Il n'est pas bien prouvé que l'inventeur ait eu Fintention de faire une . allégorie ; mais la malignité en imagina mille.
On se plut surtout à voir dans cette figuf e le Cœhno de Virgile ; c'est-à^ire â)(Zû(n^.w ^ , . v , . .