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HAUBERGEON. (Maiile à matiiesefak^ le) La signification est la même que celle du proverbe suivant : Pas à pas an va bien loin. '
Le haubergeon était une cotte de niaîHes,im assemblage de petits arineaûx de fer. . ^ , ,
^ HEIÎL.BJ; {I\ç.,l^ien^fi^}t, il qu^fi dç,l') . ^ .]\Ioisant de ^ci^^^.pj^te.cettp phr$is^ .Cf?l?>nie expression provevbiaje, ...
L'usage, de dpnner.de l'herbe au vainqueur remonte au temps ^e la.vie^pas^torale, Ceux qui étaient vaincus à la cou^Sje ,q\i^ autrement, cueillaient de l'berbe dans ren(irpit,me^ie^ e]^ roffraient au vainque,ur comme un homn^^ge r.çpdu à sa supériorité.
, ^^héophil^ a, tiré de cet usage le sel d'uïie plaisantçrlp,co?it^}e |ilalberbe.:
Qu'on tient si parfait • «
*• Il 'aura' de rherbe y
• ji\; ,".r^ >Cah^^;almiAit. -
HERBE (^Sùr quèlîè) avez-vous marché?
On avait jadis tant de foi à la vertu de certainesherbes, qu'oh lés èrbyait' capables d'opérer par le seul contact': ' ^"" '^ " ^
' Sur quelle néthé mè'z^oïis marché} se dit pour reprocher' âH(^eilcj\i\:ifn sa mauvaise humeur oii son ex-
cessîVé'^J^-'^"'" '''^ ^ ' ' ' ■'""'
HÉRODE. ( Vieux comme ) ^ . .
Heur. »-* '
// n'x a qu'heur et malheur en ce mande; y^uv
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dire qu'une chose qui fait la fortune des. uns ruine les autres.
HEURES. (^Chercher midi oh il n^ est qu* onze) Ce proverbe s'applique à un quêteur de dîners.
HEURES. (^Chercher midi à quatorze) Chercher des difficultés où il n'y en a point. Nos pères disaient dans le même sens : Chercher cinq pieds en un mouton, ^
HIC. ( Foila le)
C'est-à-dire, voilà la principale difficulté.
Dans les temps voisins de l'invention de l'imprimerie, les lecteurs d'une pièce manuscrite ou imprimée met-* taient souvent à côté des endroits remarquables le monosyllabe hïcy abrégé de hic adifertendum y hic sistendum , ici il faut faire attention , ici il faut s'arrêter ; et cet usage étant devenu familier, a amené la façon de parler proverbiale, 'voilà le hic; c'est-à-dire, voijà la difficulté principale, l'endroit qui mérite attention.
HOBEREAU. ( C'est un)
Proverbe tiré de la fauconnerie ; il s'appliquait, avant la révolqtion de 1789, à xm gentilhomme casanier qui, n'ayant pas de fortune, piquait de temps en temps la table de ses voisins.
Le hobereau est un oiseau de proie, qui pendant un espace de temps, ne bou£:e pas du heu ou il s est tixe.
C'eat4rdi»^f;f«la-vi94^| e$fc awitfétT .^ i.,. j-i .-■,. Cette façon \de{>adi^ e3t,fojwiée,0urjb$ fait^ep coiinu de la distinction deflV i^wiç ç|^t4«Sv M^ h\ France; ,. , l'une
en-deçà ,l'auànûau!itelà'4€^k^l^if«fc(^ >bJ5tg*i^\^V>i} «t langue d'hoc ; la proim^^ où<>'|>a^f\^flÉpriflejçr,l[e wnsen-
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> tement, on disait ôil ou oui y tandis que dans l'autre OA disait hoc.
HONNEURS. ( J tous seigneurs tous )
Les droits de l'ancienne féodalité se divisaient en droits utiles et droits honorifiques.
Foi et hommage , armoiries , girouette, litre ou ceinture funèbre autour d'une église , recommandation au prône, encens, eau bénite, première part du pain bénit; voilà les principaux droits honorifiques.
Ajoutons beaucoup de bizarre^es ; par exemple : les vassaux du seigneur de La Tour-Chabot, en Poitou, étaient tenus de lui présenter un roitelet lié avec un câble sur une charrette traînée par quatre bœufs.
Certains vassaux de Tabbesse de Remiremont, devaient lui porter tous les ans un plat de neige j à la Saint-Jean d'été (^4 juin); et s'ils n'avaient pas eu le talent de conserver de la neige, ils devaient conduire à l'abbaye un taureau blanc.
Les vassaux du seigneur de Pincé devaient, tous les ans, présenter leur joue , pour recevoir, si bon lui semblait , une chiquenaude ou un soufflet.
Boissieu {^de VU sage des fief s^ rapporte qu'un vassal des environs de Paris était obligé, pour tout devoir féodal, de contrefaire l'ivrogne, de danser à la manière des paysans, et de chanter une chanson gaillarde devant la femme de son seigneur suzerain.
Au lac de Grandlieu, près Machecou, ceux à qui le seigneur louait son droit de pêche , étaient obligés de venir tous les ans, devant lui , danser une danse que Von n"" eût point encore noue^ et chanter une chanson que Von n* eût point^ point encore entendue^ sur un air qui ne fût point encore connu.
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A Rouen, les Célestins avaient droit de passage avec une charrette chargée , pourvu qu'en passant ils jouas* sent du flageolet.
Lorsque l'abbé de Figeac faisait son entrée dans la ville de ce nom, le seigneur de Montbrun, habillé en Arlequin , et ayant une jambe nue , était obligé de le conduire à la porte de son abbaye , en tenant son cheval par la bride. ^
Le baron de Ceissac , comme vassal de l'évêque de Cahors , était obligé , lorsque ce prélat faisait sa première entrée dans sa ville épiscopale , de l'aller attendre à un lieu désigné par les titres, de le saluer la tête découverte , sans manteau , la jambe et la cuisse di^oite
nues, le pied droit chaussé d'une pantouffle de
prendre la mule de l'évêque par la bride, de le conduire ainsi à l'église cathédrale, de là au palais épiscopal , et de le servir à table pendant le premier repas , quelque long qu'il fût; après cela la mule et la vaisselle de l'évêque lui appartenaient.
Le mardi gras , chaque boucher de la ville de Nantes devait un denier au seigneur de Rais , et il était obligé de le tenir à la main lorsque les officiers du baron se présentaient; sinon ils auraient piqué d'une aiguille telle pièce de viande qui leur aurait plu, et l'auraient emportée.
Le doyen des bouchers de Saint-Maixent, en Poitou, un gejiou en terre et tête nue , baisait le marteau de la porte du seigneur; chaque boucher, en entrant, payait deux deniers , et on lavait à tous les mains avec de Teau de rose. •
Voici ce qu'on appelait , dans la même province , le Saut de verrujres : tous les jeunes mariés étaient obligés de sauter un fossé plein d'eau ; ce droit devait être
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aboli la première fois que le fossé serait franchi ; mais sa largeur rendait le suc(|ès presque impossible, et chaque année voyait renouveler la disgrâce des jeunes époux.
Quelquefois c'était par-dessus uiï bois de cerf, ou pardessus des vessies de cochon qu'il fallait que le marié sautât; ou bien, vêtu de blanc , il devait se précipiter dans un fossé plein de boue.
Quelques gentilshommes forçaient leurs vassaux de passer la première nuit de leurs noces au haut d'un arbre , et d'y consommer le mariage.
D'autres exploitaient cette nuit à leur profit , et ce droit s'appelait cullaige, cullage^ cuUiage; ou, en termes plus décens, droit de prélibation y du latin prœlihare , goûter d'avance , goûter le premier.
Quand les attraits d'une nouvelle mariée n'avaient rien d'engageant pour le seigneur, ou lorsqu'il se faisait scrupule de jouir du droit dans toute sa plénitude, il n'exerçait que le droit de jambage ou cuissage ; pendant que l'épouse était couchée , il introduisait une jambe dans son lit, et se tenait sur l'autre jambe en s'appuyant sur Une lamce.
Les dames de Magni , près Pontoise , étaient obligées d'aller battre les fossés du château de Bântelu , toutes les fois que la châtelaine était en travail d'enfant, pour empêcher les grenouilles de coasser.
Le vassair d'un seigneur des environs de Bressuire, en Poitou, devait, le lendemain de la première couche de la damé de , se présenter à lai porte d6 sa chambre, et dire à haute voix : Vive madame de,.,. \ et le nouveau-né ! Kle vassal était tehti à 'bblï'e ' toilt d'une |
haleine une bouteille de vin qti'bri lui àèrvait , avec un
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morceau de pain blanc pesant une livre , et une perdrix bien salée et bien poiyrée.
Le seigneur de La Hoc, en Picardie, obligeait , au quatorzième siècle, les femmes de ses vassaux à tenir les pieds de la sienne pendant la première nuit de ses noces.
Dans un dénombrement de iSiy, un vassal de la comtesse d'Âulge confesse qu'il doit offrir tous les ans à cette dame un rasoir un pour son usage; et le titre nomme la partie du corps que cette dame rasait.
Par un acte fait au château de Crève-Cœur, en Aulge, le 1 3 juillet 1606, Jacques de Montmorency, baillif et gouverneur de Caen , seigneur châtelain de Crève-Cœur, baiWe en pure f vraie et perpétuelle fiejfe y à honnête homme , Loys Varin , chirurgien , une portion de terre sise au bourg de Crève -Cœur, à la charge d'y bâtir une maison avant deux ans, de payer annuellement une rente; à la charge encore de; faire la barbe et les che^^eux dudit seigneur et de ses gentilshommes deux fois Van; a sai^oir, aux vigiles de Noël et de Pâques, et en cas qu'il j aurait file de chambre ou autre servante pucelle demeurant audit château, icelui Varin, chirurgien , sera tenu , le jour ou cette file de cham^
bre ou servante sera mariée, de lui (de lui enlever
avec le rajsoir ce que les femmes de l'Orient font tomber avec des pommades épilatoires. )
Nous avons parlé du droit de girouette; celui-ci n'était bizarre qu'en apparence. Dans l'origine, on ne l'avait accordé qu'au chevalier qui avait monté à Tassaut de quelque ville , et planté sa bannière ou son pennon sur les remparts. Ces girouettes étaient peintes, armoriées , et représentaient les bannières et les pennons de la noblesse. ,
On armoriait aussi les litres.
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