MOE
Mode.
Il y CL autant de 'faiblesse a fuir la mode qu'a V affecter.
Toujours au plus grand nombre on doit s'accommoder.
Et jamais il ne faut se faire regarder.
L'un et l'autre excès choque, et tout homme bien sage
Doit faire des habits ainsi que du langage;
N'y rien trop affecter, et, sans empressement,
Suivre ce que l'usage y fait de changement.
(MoiéïkREf l'ÉcoU des Maris,)
Modes. ^
Les fous in^f entent les modes , les sages les suivent.
Ou , comme dit La Bruyère :
Un philosophe se laisse habiller par son tailleur.
Lès croisades, qui avaient amené sur nos bords le tuxè oriental , marquent à peu près la première époque des variations de nos modes. Le séjour des Français en Italie, sous Charles viii et Louis xii, fut l'époque de la seconde. *
Les princesses étrangères, en apportant en France quelques unes des modes de leur patrie , ont aussi contribué aux variations du costume. Anne d'Autriche avait mis en faveur les modes allemandes; Catherine de Médicis leur fît succéder des modes italiennes. Le mariage d'Anne d'Autriche, fille de Philippe ii, roi d'Espagne , avec Louis xiii , introduisit le costume espagnol, qui se maintint sous Louis xiv. Enfin, sous Louis xv, qui avait épousé une princesse polonaise , on vit des robes a la polonaise.
Les défauts corporels ont aussi fait naître des modes; par exemple, on imagina les fraises pour cacher une cicatrice qu'Henri il avait au cou.
MOEURS. ( Les honneurs changent les )