CHAMPFLEURY
d'un article de P Artiste (1844) intitulé Une Visite au Louvre, son nom véritable de Jules Fleury. A partir de cette époque, il adopta le pseudonyme sous lequel il est généralement connu. Si Ton en croit M. Ch. Monselet (1), ce serait M. Arsène Houssaye qui, trouvant le nom de a Champ fleury » plus élégant, plus fleuri, plus dix-huitième siècle enfin, aurait engagé son rédacteur à le substituer au sien propre.
En 1840, M. Champfleury publia, avec ses amis Baudelaire et Toubin, un journal politique, le Salut public , qui n*eut que deux numéros et dont tous les articles étaient anonymes. Dans la même année il collabora activement au journal hebdomadaire la Silhouette, et y inséra notamment un grand nombre d'articles sur les beaux-arts, signés Bixiou.
La Gazette des Beaux- Arts du 1^' juin i86[ contient une lettre sur PExposition de Rouen, signée C***, qui est de Champfleury.
Dans le numéro du 1 5 janvier 1862 de la Chronique des Arts a été insérée une lettre au bas de laquelle est apposée la signature Bloomfield (Champfleuri en anglais), que nous avons également retrouvée dans la Nouvelle Revue de Paris (no du 15 septembre 1864), sous un article relatif à Choderlos de Laclos et M^^ Riccoboni,
(i) Voici le passage de la Lorgnette littéraire auquel nousiaisons allu> sion : « La manie dominante de M. Houssaye consistait à rebaptiser ses rédacteurs : de W . Jules Fleury^ il a fait Champfleury ; de M. Hippolyte CastHUy \t Chevalier Castille- il a obligé M. Aubriet à s'appeler Aubryet avec un y. Nous-méme nous n'avons pas été à l'abri de ses tentatives euphoniques. Lorsque nous allions corriger nos épreuves à l'imprimerie Gerdès, il nous anivait de trouver notre nom orthographié, tantôt Monceli (comme Franjolé), tantôt Charles de Monselay, et c'étaient de véritables combats pour obtenir la restitution du nom de nos pères. »