CHAMPFLEURY. 5J
Un article du Moniteur C24 mai 1864) sur l'Exposition d'Évreux, signé Lhôte, est du même écrivain.
Lorsque Marcellin fonda la Vie Parisienne, Champfleury prit une part aetive à sa rédaction, signant d'abord ses articles de son nom entier, puis simplement de ses initiales. Une nouvelle de lui, donnée à ce journal, le Comédien Racle (25 juin 1864), est signée Molinchart, nom emprunté à la ville imaginaire dans laquelle se passe le remarquable roman du même auteur : les Bourgeois de Molinchart. Toujours dans la Vie Parisienne, il faut mettre à l'actif de Champfleury les notes anonymes sur Proudbon (n® du 20 janvier i86j).
La liste des ouvrages de M. Husson-Fleury signés de son pseudonyme ordinaire Champfleury serait longue à dresser, et d'ailleurs presque tous sont très-connus et même populaires. On connaît moins ses Pantomimes, imprimées à peu d'exemplaires et devenues rarissimes. Au moment de leur représentation, elles excitèrent vivement l'attention des délicats; Théophile Gautier s'en occupa longuement dans ses feuilletons de la Presse, qu'on retrouvera en partie réimprimés dans les curieux Souvenirs des Funambules de Champfleury.
Au moment où l'on voit éclore tant de journaux per sonnels, il n'est pas inutile de rappeler que M. Champfleury publia, en 1858, une Gazette de Champfleury du format des Guêpes, et dont deux numéros seulement parurent, ceux des i*"^ novembre et i" décembre.
Il faut signaler aussi une transformation récente dans le talent et la manière de M. Champfleury. Ce n'est plus au roman qu'il s^adonne spécialement aujourd'hui; il semble au contraire renoncer peu à peu à ce genre, qui a fait d^abord sa célébrité. Certaines études, qui ont pour les bibliophiles et les lettrés plus d'attrait et plus de valeur que les
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histoires inventées à plaisir, donnent au talent de M. Champfleury une physionomie nouvelle, et le classent plus sérieusement dans Testime des gens de goût et des connaisseurs. Il faut lire ses curieux et savants travaux : Histoire des faïences patriotiques sous la Révolution ; Histoire de la Ca* ricature antique et moderne; l^ Hôtel des Commissaires-priseurs (4 vol. in- 1 8, illustrés, Dentu), et bientôt, chez le même éditeur, Histoire de l* Imagerie populaire (i vol. in- 18), et, enfin, le ravissant livre les Chats ^ presque aussitôt épuisé que paru (librairie Rothschild), etc., etc.
Encore une particularité à noter à l'endroit de M. Champfleury. Sur la couverture' de ses premiers livres, on voit annoncés en préparation les titres de ceux qu'il a depuis publiés. Il est peu d'écrivains qui aient ainsi tenu, vis-à-vis du public et d'eux-mêmes, leurs promesses de jeunesse, engloutis qu'ils ont été dans le mouvement contemporain, détournés de leur vraie voie et obligés de produire sans relâche pour nourrir « le journal», ce minotaure littéraire qui a déjà absorbé, usé et anéanti tant de talents sincères et vigoureux. Pour un Capitaine fracasse qui voit le jour, que de Quiquengrogne ne sont jamais écrits !...
Dernier renseignement biographique : Le 17 juillet 1867, M. Champfleury a épousé M"« Pierret.
Ghampin (Le docteur). Les articles publiés sous ce nom dans les journaux de médecine vers le milieu du règne de Louis-Philippe avaient pour auteur une célèbre sagefemme, M™* Jullemier (Geneviève), femme fort instruite, de beaucoup d'intelligence et d'esprit, et qui fut mêlée à bon nombre d'intrigues et d'histoires intimes dont le récit figure dans les mémoires apocryphes publiés sous son nom.
Elle était fort liée avec le fameux docteur Giraudeau (de Saint-Gervais),qui lui fournissait sa meilleure clientèle. On