L... (Berthe de). Voir Grimm (Pierre
Labat (Eugène), auteur dramatique, né en Italie Ca-
vaiti (Eugène).
La Bédollière (Emile de). L'un des principaux rédacteurs du Siècle y né en 1814 Emile Gigault, nom qu'il a d'abord gardé en littérature. Il a ensuite annexé à son nom celui de son oncle le comte de la Bédollière, Lors de la créa • tion de P Univers illustré y il j a signé une certaine quantité d'articles de pseudonymes différents, sans doute pour cacher au public une trop grande fécondité qui eût pu faire suspecter la qualité et la valeur de ses articles : E. de Belfont, J. Brothier^ B. Chevalier, Z). Euvrard, Garnier et de Marchaux. Une petite brochure anonyme, à couverture verte, qui fit un certain bruit vers Tautomne de 1867, la Question de Vahsinthe, était de M. de La Bédollière.
On lui doit encore, en dehors du journalisme, beaucoup de traductions, d'études et de notices littéraires.
La Berge (Eugène de). Voir Raymond (Michel).
Labonne (Jean), rédacteur de l'Evénement, puis du Figaro^ né Emile Chevalet,
Laborie (J. de). Un écrivain belge , M. Four^rm aîné,
LABRUYÈRE. lyj
a donné sous ce nom un drame en trois actes, Mahomet (1847, in-8<»). Il a signé encore quelques autres publications Laboverie.
La Boussardière. Voir Falaise (Jean de),
Labruyère (M"'^). Surnom pris dans le monde de la galanterie, où elle a d'abord longtemps vécu, par M"« Catherine Schumacher y qui sut se faire épouser, en 1866, par un ancien beau du premier empire, dont le nom flétri devait, jusqu'à la fin de sa trop longue carrière, être compromis dans de honteux trafics. Connu sous le nom de Maubreuil, le seul que lui gardera l'histoire, il avait été chambellan de la reine de Westphalie pendant le règne de Jérôme Napoléon à Cassel. En 1 8 1 5 , chargé d'une mission secrète, mais dont le but, depuis avéré et reconnu, étaitd'assassinerNapoléon (i), Maubreuil rencontrant à Montereau la reine* de Westphalie qui retournait dans le royaume de son père, la fait arrêter et, sous prétexte de la raison d'État, il s'empare de ses valeurs et de ses diamants. On l'avait vu l'année précédente, lors de l'entrée des alliés, traverser les rues de Paris avec une croix de la Légion d'honneur attachée à la queue de son cheval.
En 1 866, dans l'espoir de voir ses derniers jours se passer dans le luxe auquel il n'était plus depuis longtemps habitué, il avait consenti à s'accoupler avec cette demoiselle enrichie par mille dons de sources diverses, et qui ne demandait pas mieux que d'acheter un grand nom, lequel devait d'ailleurs être acquis, par le mariage qu'elle contractait, au fils qu'elle apportait tout venu à ce digne Maubreuil, qui s'empressa de le reconnaître dans l'acte de son union avec elle.
(i) Lire à ce sujet une singulière et rarissime brochure, publiée chez Dentu il y a une dizainç d'années et tirée seulement à un très-petit nombre d'exemplaires : Histoire du soufflet donné à M. de Talleyrand.