MONGLAVE
Molincliart. Voir Champfleury.
Monbars, acteur du petit théâtre des Folies-Marigny, si fructueusement exploité aux Champs-Elysées par le couple Macé-Montrouge. Cet artiste, fort connu du public autant par la franchise de son jeu que par la rotondité de son embonpoint, se nomme Kaliîowiîch. Il descend, dit-on, du czar Yvan IV le Terrible, qui régnait en Russie au XV* siècle, et il est même comte ou marquis. Ruiné dans je ne sais quelles circonstances, il a abordé, pour vivre, la carrière théâtrale.
Monbelli (M"«), cantatrice de -concerts dont un procès domestique a d'abord mis le pseudonyme en évidence, longtemps avant qu'elle eût été entendue en public. Son mari, M. Gustave CrémieuXj fi\s de l'illustre avocat, ancien ministre de la justice en 1848, avait fait défense à sa femme de débuter à l'Opéra-Comique , où elle devait, disait-on, créer le principal rôle du Premier Jour de bonheur du maestro Auber. M°^* Crémieux soutint alors, à l'effet d'être autorisée à débuter quand même, un procès qu'elle perdit. Elle dut donc se résigner à chanter seulement dans les concerts, qui ne lui étaient point interdits et où elle n'obtint pas tout le succès que ses amis avaient espéré pour elle.
Monblis. Voir Orsini.
Moncel (Jeanne de). Les revues, chroniques et bavardages parisiens signés de ce nom dans l'Artiste et dans la Liberté ont pour auteur la marquise Mo'ét de Crivecœur.
Monglave (Eugène de), fondateur du journal /e Diable boiteux (1823), qui a sombré plusieufs fois, et que son créateur a ressuscité plusieurs fois aussi, notamment en 18} 2 et 1837. Né Garay (François) en 1796, on doit en-
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core à cet écrivain des traductions, des romans, des travaux historiques et même des brochures politiques ; il a signé aussi Albert Deville, Maurice Dufresne et Caralp.
Monnières, pseudonyme d^Abel Hugo, deuxième frère de Victor Hugo et auteur de plusieurs volumes d'histoire et de géographie pittoresque : la France pittoresque^ militaire f historique et monumentale, etc. — Mort en 18559 a 56 ans.
Monrose, ancien sociétaire du Théâtre-Français^ né en 1809 Barrizin (Louis) et fils du célèbre acteur qui joua aux Français sous le même pseudonyme et qui mourut en 1843. Louis Monrose a collaboré, en 18)9, à une comédie, PObstacle imprévu, en société avec M. Hostein.
Monsieur en habit noir (Un). Quelques articles mystérieusement publiés dans l'Événement (1866) sous ce masque énigmatique étaient de M. Gustave Claudin, rédacteur du Moniteur, où il a doublé de temps à autre Th. Gautier comme feuilletonniste théâtral. On lui doit aussi quelques volumes de nouvelles, une notice sur Méry publiée chez Bachelin-Deflorenne et deux ouvrages édités par Dentu, Paris (in- 18) et Entre minuit et une heure^ étude (in- 18).
Monsieto* Maxime. Voir Dorante.
Montai, pseudonyme d'un artiste de la Porte-Saint- Martin, né Boulairon.
Montbert (Roger de). Voir Launay (vicomte de).
Montbeyraud (G. de). Voir Estoile (Pierre de /').
Montdidier, acteur estimé du boulevard, né Labriche. Il a été directeur du théâtre Beaumarchais avec Eugène Moreau, l'ancien secrétaire du théâtre des Variétés. — Mort en août 1868.