MONTROUGE
Montferrand (Auguste de), célèbre architecte, né dans la petite ville de Montferrandy « où sa mère, dit Quérard, M"* Commarieu, était sage-femme. » Son père se nommait Ricard. Architecte du gouvernement russe et professeur à l'Académie de Saint-Pétersbourg, M. de Montferrand a passé sa vie tout entière en Russie, où il est mort, en i8j8, à 72 ans.
Montferraiid (Alfred de). Voir Hercendières (A. des).
Montigny, directeur du théâtre du Gymnase, ancien comédien lui-même et collaborateur de beaucoup de pièces de théâtre. Il a joué jadis à la Comédie-Française, avant de prendre la direction de la Gaîté, puis celle du Gymnase (1844). Né, en 1812, Lemoine (Adolphe), il a épousé la célèbre Rose-Chéri.
Montolieu (Jenny), auteur de romans et de nouvelles sous ce pseudonyme et sous ceux à* Adèle de Thalaris et Thalaris Dufourquet. Née en 1792 Jenny Dufourqueî, elle a été mariée deux fois, en premières noces à M. Bastide, en deuxièmes noces à M. Camille Bodin, et elle a également écrit sous le nom de ses deux maris.
Mont-Rond (Maxime de). Voir Gard (Maxime rfu).
Montroiige, ancien directeur du théâtre les Folies- Marigny^ où l'on joue de si amusantes revues et de petites pièces très-fortes en esprit et en gaîté. C'est le meilleur « compère » des théâtres de genre de Paris. Né Hesnard, il a épousé une ancienne actrice des Bouffes-Parisiens, M"® Macé, née en 1836, et qui concourt avec lui, parla franchise et la rondeur de son talent, à la fortune du petit théâtre des Champs-Elysées. Il est neveu par sa mère du célèbre romancier Léon Gozlan.
En octobre 1868, Montrouge a vendu son théâtre à l'an-.
2}0 MORANGEZ.
cien ténor de l'Opéra-Comique Montaubry, tout en y conservant pour lui et sa femme la création des premiers rôles.
Morancez. Voir Scott.
Morand (Altève). Lors de la prodigieuse éclosion de petits journaux survenue de 1852 à 1860, on vit paraître, entre autres feuilles, VApptly journal du quartier latin, avec M. Altève Morand pour rédacteur en chef. Sa vie ne fut pas longue, et le journal et son créateur disparurent bien vite. Un peu plus tard on retrouve M. Morand à la tête du Triboulet, qui ne dure pas plus longtemps, malgré le talent de Morand et de son principal collaborateur le poëte Barrillot.
Morand était d'ailleurs un garçon d'esprit et de talent, mais qui ne fut pas heureux. Il a encore écrit dans quelques journaux après la chute des deux siens, vivant tant bien que mal du produit insuffisant de sa plume, et il est mort dans ces derniers temps pauvre, ignoré, oublié, en véritable lutteur, avec courage et philosophie. Il se nommait Aumont,
Morat (Frédéric). Voir Rago (dom).
Moreau (Hégésippe), célèbre poëte mort de phthisie à l'hôpital de la Charité, le 19 décembre 1838. Il a laissé un délicieux petit volume de poésies, le Myosotis, plusieurs fois réimprimé, et qui suffira à son étemelle renommée.
Voici la copie textuelle de son acte de baptême, relevé sur le registre de la paroisse Saint-François- Xavier-des- Missions, rue du Bac :
« Le 9 avril 1810 a été baptisé Pierre Jacques j né d'hier, fils de Marie Philiberte Rouilliot, rue Sainte-Placide, n° 9. Le parrain Piene Jacques Govelle, joaillier, demeurant rue du Harlay. 4, et la marraine Claire Tilloi, femme Schmidt, demeurant rue Sainte Placide, n© 9, ont signé. »
Son père, Claude-François Moreau, professeur au collège de Provins, n'a jamais , quoiqu'on l'ait parfois prétendu.