MOREAU
épousé la mère de Pierre-Jacques y dit Higésippey ni reconnu l'enfant qu'il avait eu d'elle. Il est mort en 1814. Sa mère, morte en 1823, est nommée sur les actes divers de l'état civil, où elle figure, tantôt ReulUot, tantôt Roulliot et encore Rouillioî, et même avec d'autres prénoms, soit Jeanne, soit aussi seulement Marie. Ces différences furent cause que Moreau échappa à la conscription, n'ayant été inscrit sur les listes ni à Provins, ni à Paris, lieu de sa naissance.
Le nom et surtout le prénom du poète sont donc, légalement, des pseudonymes.
Moreau (M"* Élise), dame poëte qui publie, depuis 1 8^7, son petit volume de vers tous les deux ou trois ans.
Elle a épousé, en 1853, M. Paulin Gagne^ l'excentrique auteur et créateur de la méthode de langage qu'il avait intitulée : La Gagne-Monopanglotte y ou la langue unique et universelle formée de la réunion radicale et substantielle de toutes les langues mortes et vivantes (1843); écrivain intarissable, produisant prose et vers sur toutes choses, à tout propos, au jour le jour et à tout moment, « pour l'amélioration, la réformation et le salut constant de l'humanité malheureuse. »
Voici les principaux ouvrages publiés depuis 1841 par M. Gagne :
Le Suicide, poëme de 3,000 vers;
Le Martyre des rois^ poëme-ode-élégie ;
L'Océan des catastrophes et l'Empire universel, poëmes ;
Voyage de Napoléon en 1852, chants;
VUnitéide, poëme en 1 2 chants et 60 actes, qui a pour sujet la femme messie et unitrice sauvant le monde par l'unité napoléonienne ;
L'Histoire des miracles^ renfermant l'histoire de ma mort, de ma vie miraculeuse, et le poëme du crucifiement ; c'est