‹ Dictionnaire des pseudonymes (volume 2)Chapitre 165 sur 232 · O'PARK · texte numérisé non relu

O'PARK

signé de ce pseudonyme de comédie des articles dans la Cazeîte de Hollande. Il a donné aussi des vers signés M... dans la Revue de Poche. C'est lui qui a fondé , avec d'Avrecour, ces deux jolies revues , où ont écrit à peu près tous les rédacteurs des journaux de M. Millaud, sous leurs initiales ou sous des pseudonymes.

A la Gazette de Hollande, M. Ernest d'Avrecour a signé Alceste; son fils, Abel d'Avrecour, a donné à la même feuille des articles satiriques, sous le nom de le Vicomte.

Emmanuel des Essarts y a signé Dieudonni.

A la Revue de Poche, cet élégant petit journal, imprimé sur papier de Hollande avec tant de luxe et de goût, presque tous les articles étaient signés d'initiales :

Fernand de Marescot y a signé : F. ou F. M.; Abel d'Avrecour : X... elA...; Albert Millaud : M.; Emmanuel des Essarts : D,; Emile Blavet : B.; Jules Cousin : C.; Emile Gaboriau : G.; Henri de Montaut : H.; Louis Lacour : L. L.; Marquis Eugène de Lonlay : L. L. L.; Docteur Rengade : R.;

Gabriel Richard, directeur de la librairie du Petit Journal ; R.R.

Enfin, Georges Decaux y a donné un certain nombre d'articles bibliographiques signés : D. D.

Ces deux curieuses tentatives bibliographiques ont eu hélas ! le sort de tant de belles et bonnes choses inaugurées en librairie par de courageux éditeurs, que l'indifférence publique a obligés bientôt à y renoncer. Les vrais biblio-^

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philes sont en trop petit nombre pour pouvoir soutenir suffisamment de semblables publications, qui ne laissent la plupart du temps après elles, à leur créateur — avec la note à payer — que le coûteux honneur de les avoir entreprises.

Orsini (Julia), l'un des nombreux pseudonymes du libraire Simon Blocquel^ né en 1780, et qui a édité, en les arrangeant lui-même à la portée de tout le monde, une série de petits ouvrages d^éducation et d'instruction qui ont eu une vogue prodigieuse. Il les signait encore Buqcellos^ Blismon, etc. Une Histoire de Jeanne d^Arc était signée Monblis, un Manuel du Jeu d'Échecs, Milbons , etc.

Ces divers noms étaient fabriqués par anagramme, et à ce sujet il prit même une foi^ comme signature celle de Ana-Gramme.

O'Tanaël. Un joli volume^ artistiquement imprimé par Jouaust , a paru sous ce nom à la librairie des chercheurs, c'est-à-dire chez Louis Lacour; ce volume contient quelques petites pièces de poésie sous le titre général : Les Sonnets de la Mariée.

L'auteur est un M. Faugère Dubourg, qui n'est pas^ je crois^ autrement connu.

Otto-Horn. Pseudonyme sous lequel est connu en Allemagne, depuis 1854, le romancier et auteur dramatique Adolphe Bauerle, né à Vienne en 1786. Jusqu'alors il avait écrit sous son véritable nom. Ses romans et écrits divers publiés par lui dans ces derniers temps, Notes secrètes d'un avocat viennois (1854), Ferdinand Raymond (1855), fe Directeur Charles (1856), etc., sont tous signés du pseudonyme précité.

Ottokar (Amedaeus). Pseudonyme du philosophe et

poète bavarois Frédéric Daumer, né au commencement du

siècle.

Ozy. (Alice), actrice de vaudeville, plus célèbre par sa beauté et ses diamants, — qu'elle a depuis vendus, — que par son talent. Elle se nomme Pilloy, et elle est née en i8i8.

p. (i.) Un roman, Valromejj signé de ces initiales et publié chez Dentu en 1865 (in- 18), a pour auteur M. Pi-

ZOTTO.

Padilla (Luis de). L'un des nombreux pseudonymes du journaliste Le Poittevin dit Saint-Alme. Ancien rédacteur en chef du fameux Corsaire-Satan^ puis, après 1 848, de la Liberté, Taleule de celle d'Emile de Girardin, il a écrit dans une foule de journaux sous différents noms fabriqués : Viellergli (1), Prosper^ Saint-Almiy Lagreville, etc. H a aussi donné des romans et collaboré à quelques pièces de théâtre.

Pagf© (M*^«), artiste dramatique, née en 1822 Châteaufort (Adèle). Mariée, en 1838, à un musicien, M. Mercier, elle en a été séparée légalement en 1866, à la requête même de son mari.

Pagres (Emile), journaliste et auteur dramatique, né Bergeron (Louis). Il a encore signé J. Berny et Ch. Desnoyers.

Singulière histoire que celle de M. Bergeron! Né en 181 1, à Ghauny (Aisne), on le trouve, en juin 1832, sur les barricades à Saint-Merri. Au mois de novembre suivant, le roi allant faire l'ouverture des Chambres, un coup de

(1) Pendant sa collaboration avec H. de Balzac, (voyez Lord R*hoone.)

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