STELLO
attaques de journaux à journaux sont tdujours regrettables; elles font sur le public, qui a déjà de nous une fort mauvaise et injuste opinion, l'impression la plus déplorable et la plus imméritée. Mais quand ces attaques, même justifiées, atteignent ce degré et cette violence d'agression, celui qui en est l'auteur a toujours tort aux yeux de tout le monde, et plus tort encore, si par hasard il a raison. — Voyez Bussy (Charles de).
Stanz (Philarète). Sous ce nom Vsbhé Michaudy vicaire à Nîmes, a publié, en 1864, diverses brochures relatives à la religion : A quoi servent les moines^ Maire et Curi^ etc..
Staphyla, l'un des pseudonymes de M. Guy de Charnaci^ rédacteur agricole de la Liberté, de la Presse, etc.. Il signe encore Hadès à la Gazette des Étrangers. Né en 1825 Girard (Ernest-Charles- Guy), comte de Charnacé, il a publié, en 1862 et en 1864, des ouvrages d'économie rurale qui sont fort estimés. — Voyez Dorante et Princesse X, X, X.
Star (Karl). Les articles publiés sous ce pseudonyme à P Opinion nationale ont pour auteur M. Charles Jouffroy, fils du célèbre philosophe de ce nom.
Stauben (Daniel). Pseudonyme à\x professeur Auguste Vidal, docteur es lettres, né en 1822, et sous lequel il a donné des traductions du romancier allemand Kumpert.
Steinla. Pseudonyme du graveur allemand Muller (Maurice), né à Steinla (Hanovre). — Il est mort en 1858, à 67 ans.
Stell (Pierre) . Voir Stephen.
Stello. Le poëte Alfred de K/gny prenait volontiers pour pseudonyme ce nom du héros de l'un de ses plus célèbres livres. Nous avons vu chez M"^ Louise Colet un exem-
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plaire de Cinq-Mars^ avec cette dédicace : « Stello à P«iserosa. » Penserosa est le titre d'un volume de cette dixième ou onzième Muse. En effet, est-ce à elle ou à M"'^ Emile de Girardin qu'appartient la priorité?
Stemboulf pseudonyme du fécond romancier allemand Karl Spindler, très-populaire et très-lu dans son pays, où ses œuvres comptent plus de deux cents volumes. — Il est mort en 1 85 $ , à 60 ans.
Stendhal, le seul des cinquante pseudonymes de Henry Beyle que connaisse le public, et qu'il a même tout à fait substitué à son nom. Dans la correspondance de cet écrivain, bizarre à force d'avoir voulu être original, correspondance adressée à peu de personnes et cependant relativement considérable, Stendhal a signé ses lettres de noms, la plupart du temps grotesques, qu'il imaginait et fabriquait â plaisir. On trouvera la nomenclature de ces noms dans les Pseudonymes du jour (1) de M. Joliet, et mieux encore dans les œuvres de Stendhal publiées par Lévy. Je n'ai pas jugé, pour ma part, qu'elle valût la peiiîe d'être reproduite ou même seulement analysée. H faut lire aussi, sur les pseudonymes éphémères de Beyle, la notice publiée sur lui dans le Constitutionnel du 2j février 1846.
Voici d'ailleurs un passage de ce curieux article qui fera connaître
quelques-uns des pseudonymes de Stendhal : << Ses œuvres ne portèrent
jamais son véritable nom et furent presque toutes signées de pseudonymes
, différents : de Stendhal , Cotonet , Salviati , Viscontini , Lisio , Birkbeck ,
Strombeck, le baron Botmer, sir William R .., Thiodose Bernard (du
( I ) Que mon confrère Joliet me permette à ce propos une petite querelle. Pourquoi dans son volume, où il a voulu nous donner les pseudonymes qu'il appelle du jour, a-t-il compris Nicolo, mort en 1818, Stendhal, mort en 1842, et quelques autres passés dans l'autre monde à des époques vraiment trop éloignées de nous pour qu'on puisse encore les appeler hommes du jour?