‹ Dictionnaire des pseudonymes (volume 2)Chapitre 207 sur 232 · THÉRÉSA. 3}J · texte numérisé non relu

THÉRÉSA. 3}J

hergy née en i8i 5, en Silésie, Ida de Duringsfeld^ et auteur de romans, poésies et articles divers publiés en allemand et en français.

Thémines (M. de). Les articles de la Patrie signés de ce nom sont d'un collaborateur du journal, M. Lau-zières, né Lauzières de Thémines (Achille), et qui dans la même feuille et parfois dans le même numéro parle politique sous son premier nom et beaux-arts sous le second, pendant que sous un troisième, qui cette fois est un pseudonyme : Paul Gravier^ il rédige la Chronique Parisienne quotidienne dudit journal.

Il a encore signé Aldino Aldini et Ralph des articles de critique musicale et littéraire au Courrier franco-italien.

Théobule. Voir Frantz Villers.

Théodore. Le journaliste, auteur dramatique, romancier et historiographe Théodore Anne^ né en 1797, a souvent pris son prénom comme pseudonyme.

Théodore. Voir Losier.

Thérésa . (M'^«) , cantatrice illustre dans les caféschantants et que Fiorentino avait si spirituellement baptisée la Patti de la Chope. Elle se nomme Emma Valladon. Les Mémoires publiés sous son nom, et qui ont été à tort attribués au peintre-chansonnier Houssot, sont de M. Paul Mahalin.

Voici une copie de l'extrait de naissance de la diva populaire :

« Mairie de La Bazoche-Gouet , arrondissement, de Nogent-UrRotrou (Eure-et-Loir).

<( Le 25 avril 1837, est née Emma, fille légitime de

l]4 THIERRET.

Michel Valladon, de La Bazoche Gouët, et d'Eugénie- Rose Gayon, sa femme.

tf Pour le maire absent :

« L'adjoint,

a Doré. »

Thierret (M™»), excellente duègne du théâtre du Palais-Royal et des Bouffes-Parisiens, née Georgin vers l'année i8i$. Avant de créer les belles-mères cocasses et ridicules des comédies de MM. Labiche, Thiboust et C*'' M"^ Georgin avait joué le grand répertoire sur des scènes illustres. Elle avait débuté aux Français dans la tragédie ; c'est elle qui créa, le 28 avril 1855, le P^^^^ ^^'^ ^^ Dafhé, cette douce et fraîche suivante de Catarina, la femme du podestat d'Angelo, tyran de Padoue. A l'Odéon, elle a joué les soubrettes du répertoire classique. Nous l'avons vue représenter Oorine à une reprise singulière de Tartuffe ^ accommodé au goût du jour pour le bon plaisir de M.Fechter, qui nous donna ce soir-là (1857) un Tartuffe de sa façon et tel que nous n'en avons jamais revu.

Thomine (Pierre). Voir Fleurichamp.

Thurnier (Chevalier de), pseudonyme de ce chercheur intrépide qui atiom Edouard Fournier. Né en 18 19, et fils d'un serrurier d'Orléans, il a donné des comédies, des romans, et des livres de curieuse érudition (i) ^"^ ^^^^ ferment mille choses inconnues, inédites ou oubliées, et qui ont eu une vogue qui est loin d'être épuisée.

Je ne parle que pour mémoire des nombreuses collaborations de M. Fournier à je ne sais combien de journaux et

(i) Publiés la plupart chez Dentu : U Vieux- Neuf [in-iS) ^ l'Esprit df s autres (in-i8' , quelques livres sur l'histoire intime de Paris, des études sur Corneille, Molière, La Bruyère, etc....

THURNIER. 555

de revues, sans compter la Revue des Provinces, qu'il a dirigée en 1865, et le journal le Théâtre, qu'il dirigeait il y a dix ans, et des travaux de toutes sortes dont la nomencla^ ture m'entraînerait beaucoup trop loin.

Esprit charmant, fin et délicat, M. Fournier chronique théâtralement à la Patrie et cisèle à l'usage de ses lecteurs un feuilleton qui paraît tous les lundis. C'est un homme hospitalier qui donne en hiver des soirées littéraires et musicales, où le Paris-artiste vient se faire entendre, et où le maître de la maison fait lui-même les honneurs de chez lui en offrant presque toujours à ses auditeurs la primeur de quelques-unes de ses nouvelles productions.

Quant à son pseudonyme, il en faut raconter l'origine :

Le chevalier de Thumier cache deux personnes en une seule signature : Edouard Fournier d*abord, qui fournit à la confection du nom la dernière syllabe du sien, et ensuite Arthur Rousseau de Beauplan, dont on retrouve la seconde moitié du prénom en tête du pseudonyme commun. C'est à la P^/iiore (1843 et ^844) que ces deux écrivains signèrent ainsi une série d'articles sous le titre général de Futilités historiques.

Un mot sur Arthur de Beauplan. Il est connu, comme auteur dramatique, sous ce dernier nom, qui n'appartient à sa famille que depuis Louis XVIII. Les Rousseau, ses ancêtres, étaient de père en fils maîtres d'armes du roi ; c'était une charge de famille en quelque sorte héréditaire. Le dernier Rousseau, grand-père de celui-ci, remplissait les mêmes fonctions auprès de la famille royale sous Louis XVI . Il était également recherché par les principaux seigneurs delà cour. Aussi quand survint 93 on lui supposa sans doute des opinions royalistes contraires à l'esprit du moment, et on l'envoya à Téchafaud. Quand il arriva sur la plate-forme fatale, et qu'il ifut entre les mains du bourreau,

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