TIBERGE
Sanson, qui était probablement ce jour-là en veine d'àpropos et de galté, lui dit, avec un singulier sourire et en lui montrant la terrible machine : « Eh bien ! pare donc celle-ci, Rousseau !... »
Tiberge (L'abbé). L'écrivain qui se cachait sous ce pseudonyme est mort fort jeune en 1832. Je n'en eusse pas parié si je n'avais vu rééditer, en 1866, son principal ouvrage : Loaisay ou les Douleurs d'une fille de joie (2 vol. in-i8, i'^ édition, 1830), qui n'a cependant ni grand mérite de style, ni surtout grande originalité. L'auteur avait dédié son livre à Jules Janin, et cela justement, car il y avait pastiché et imité tant et plus le style, le sujet et les idées de l^Ane mort et la femme guillotinée. Il a encore signé Emile de Palman, Retherde Brigîliony etc., et donné, avant 1830, une Histoire de l^ Eglise , alors qu'il était au séminaire. On doit aussi quelques pièces de vers^ d'autres romans et un drame : Charlotte Corday^ joué au Théâtre- Français, à cet étrange écrivain, bien oublié de nos jours, malgré la réimpression de son moins mauvais livre; il se nommait Régnier- Destourbet, et il était né à Langres vers
J 'ai retrouvé de lui, dans la Revue de Paris ( 1 8 3 1 , t. XXX), une petite nouvelle très-courte, Sophiey qui aurait certainement mérité, de préférence à cette Louisa médiocre, les honneurs d'une réédition.
Tim. Voir F orgues.
Timon, célèbre et redoutable pseudonyme du journaliste, député, publiciste et enfin conseiller d'Ëtat de la Haye (Louis-Marie), vicomte de Cormenin, Les nombreux pamphlets, signés de ce nom, publiés dé 1834 à 1847 ont depuis été réunis en volumes. M. de Cormenin a encore signé Maître Pierre une série assez considérable d'Entretiens