GENTIL
Q-ébéodé (Les frères). Deux savants bibliophiles, MM. Gustave Brunet (né en 1807) et Octave Delepierre^ ont donné sous le pseudonyme précité, qui contient leurs initiales, G.B,O.D,f une petite collection de raretés bibliographiques sous ce titre général : Bibliothique Biblico'facétieuse.
M. Brunet réside à Bordeaux, où il était adjoint au maire il y a quelques années. Quant à M. Delepierre, né à Bruges en 1 804, il est à la fois avocat, diplomate et bibliophile.
G. D. (L'abbé). Un Voyage à Jérusalem et à la Terre- Sainte^ publié en 1852 et signé de ces seules initiales, avait pour auteur un abbé fort peu connu alors, et qui est devenu sept ans après évéque de Nancy, puis archevêque de Paris, Monseigneur Georges Darboy ; un vrai fils de ses œuvres, celui-là! Prélat éminent, sénateur, grand aumônier, écrivain distingué, destiné sans doute au cardinalat^ et peut-être à l'Académie, ce haut personnage eut pour père un obscur et modeste bonnetier de Fays-Billot (Haute- Marne) ^ où il est né en 1813.
Monseigneur Darboy a publié encore d'autres ouvrages, et a donné aussi quelques traductions de livres religieux.
Génevray. Un joli roman, Louisey publié aux Débats vers la fin de 1867, et signé de ce pseudonyme, avait potflr auteur M"« Janvier, veuve de l'ancien député.
Gentil (Nicolas). L'un des pseudonymes du journaliste et romancier Tony Révillonj le Timothée Trimm de la Petite Presse, et qui a encore signé Clément de Chaintré, au Nain Jaune et au Jockey; A. Z., Maurice Simon et Claude Durand y au Figaro , où il a rédigé pendant quelque temps les Échos de Paris sous ce dernier pseudonyme.
En 1868, il a fondé un journal anonyme, Journal dumois, qui n'a eu que quelques numéros. Lire de cet écrivain dis-