LEBRUN
leur de bulletins financiers qu'il a également signés de son nom, et encore du nom fabriqué de Durand.
Liavarenne. Voir Smith.
Liavergne (Léonce de). L'un des rédacteurs de la Revue des Deux Mondes^ membre de l'Institut, né en 1809 Guilhaud (Léonce). Il a signé quelques nouvelles Henri Saint-M... et a collaboré au Dictionnaire encyclopédique (1841), sous le pseudonyme de Saint-Laurent [QizxXti). Ne pas le confondre, comme onl'afait souvent, avec le romancier Lavaissière de Lavergne (Alexandre), né en 1808.
Lavoiepierre (Amédée de). Voir Bast (A. de).
Lavoisy (Olivier). La femme d'un académicien, M"® Cuvillier-Fleury (Juliette), a donné quelques écrits sous ce pseudonyme.
LeBarrois (Georges), secrétaire de la rédaction du dernier journal créé -par Alex. Dumas, le Dartagnan et où il signait encore d^Orgeval (Georges) comme rédacteur ordinaire. Ces deux noms d'ailleurs ne sont point des pseudonymes; leur possesseur les a séparéspour donner, en une seule et même personne, deux rédacteurs différents au grand Dumas. Le nom légal est bien Georges Le Barrols d'Orgeval.
Un frère du journaliste, M. Robert Le Barrois d'Orgeval, est avocat et publiciste.
Lebel, pseudonyme de l'acteur connu du Cirque et du Châtelet, né en 1802, et roi, de par la grâce de MM. Dennery et consorts, de toutes les féeries imaginables, il se nomme Compan.
liebrun (Camille), dame de lettres, née en 1810 Guyot (Pauline). Elle a donné des romans, des livres d'éducation et des traductions. On lui doit aussi, sous le titre
l88 LECOMTE.
le Miroir de ia France (185 j) une série de tableaux et de résumés historiques à l'usage de la jeunesse.
Liecomte. Voir Magister.
Le Cormoran. Sous ce singulier pseudonyme M. MarC'Fournier, né Fournier (Marc) en i8n, a donné quelques chroniques au Figaro après son abdication forcée de directeur de la Porte Saint-Martin (1868), où il était entré en 1851.
Ledoux (Xavier). Pseudonyme du romancier et journaliste Albert Blanquet. Il a encore signé Emile Cruzelj Marie d'Ussy et Tek-Nab. Il est aujourd'hui rédacteur en chef du journal de Troyes le Napoléonien,
Liedru-Rollin, avocat et homme politique, né en 1808 Ledru (Alexandre-Auguste). Son deuxième nom, Rollin, est celui de sa grand'mère, qu'il prit pour se distinguer d'un confrère homonyme.
Il avait pour aïeul un prestidigitateur célèbre sous le règne de Louis XVI, et plus connu sous le surnom de Cornus que sous son nom de Ledru, Ce personnage, qui a publié divers écrits relatifs à sa science, est mort en 1807.
Liefèvre-Deumier (M°*«), née en 1822 Marie- Louise Roulleau Dugage, artiste sculpteur, veuve en 18 $7 de M. Lefèvre^ écrivain, dit Lefèvre-Deumier.
Le Fils (Jules). Voir Richard (Jules).
Liefrançois. Voir Weller,
Le Gai (Hilaire). Les petits recueils facétieux signés de ce nom et aussi Eugène Le Gai, Arthur et Louis Delanoue, édités par le libraire Passard à Paris, ont été composés, compilés et arrangés par un bibliophile M. Gratet-DuplessiSj ancien recteur de l'Académie de Douai, mort vers 1859.
LÉMORIE. 189
Son fils est actuellement employé à la section des estampes à la Bibliothèque Impériale.
Legendre (A.). L'un des rédacteurs du Figaro pour le bon public ; mais les initiés savent bien que ce nom, qui a signé tant d'articles de toutes les nuances dans les nombreuses transformations du Figaro^ appartient tout simplement au bon et aimable caissier du journal, si connu sous l'appellation familière de petit pire Legendre. Mais s'agit- il du publier au Figaro quelque grosse affaire que personne ne veut signer ? y a-t-il quelque difficile article à faire passer et dont aucun ne veut endosser la responsabilité? Le père Legendre est là pour cela ; il signe tout, ii endosse tout, mais pour la forme seulement, car l'agent sérieusement responsable des nombreux articles parus sous son nom est toujours M. de Villemessant.
Liegrand (Paul), célèbre mime, ancien commis voyageur. Il a débuté aux Funambules en 1841. Né en 1820 Legrand (Dominique).
Le Léonnais (L.). Un volume, Harmonies sociales^ a paru sous ce nom, en 1847, chez le libraire Charpentier {in-8). Il avait pour auteur un célèbre avocat de Rennes, M. Le Hir (Jean-Louis), qui a donné aussi beaucoup de publications spéciales, et qui a fondé et dirigé divers recueils relatifs au commerce, à la Banque, au travail des fabriques, etc., réunis depuis en volumes sous ce titre général : Annales de la science et du droit commercial. — Né en
Liemerle (Henri). Voir Schaunard.
liémorie. Je trouve dans la Petite Revue du 20 janvier 1 866 une note curieuse relative à une assez amusante mystification littéraire. Il n'était bruit alors que d'une pièce
190 LEMOYNB.
déposée secrètement au Gymnase, sans titre et sans nom d'auteur. Le théâtre la répétait^ disait-on, en attendant que celui qui l'avait écrite et apportée voulût bien se faire connaître et donner son nom à sa pièce.
(( M. Ch. Joliet, dit cette note, a, sous forme de renseignements donnés sur la pièce mystérieuse qu'on répèle au Gymnase (i), publié l'analyse d'un prétendu drame intitulé une Capîation^ par un auteur nouveau nommé Lémorie, Le sujets dont il racontait ainsi les péripéties, n'était autre que le Tartufe^ et le nom de Lémorie est l'anagramme de Molière. »
Beaucoup de journaux avaient cependant reproduit, comme curiosité et comme primeur littéraire, l'analyse prétendue donnée par M. Joliet, et personne n'avait découvert ni démontré Panalogie du sujet de la pièce nouvelle avec le chef-d'œuvre de Molière.
Lemoyiie-Saint - Paul, sculpteur un peu oublié aujourd'hui, mais qui a joui, de 1814 à 1847, d'une trèsgrande notoriété. Membre correspondant de l'Institut ( 1 84 1 ), il n'a rien produit depuis cette époque qui ait attiré sur lui l'attention de la nouvelle génération. — Né en 1784 Lemoyne (Paul).
Le Normand (Jacques). Voir RobervaL
Léo (André), pseudonyme sous lequel M"*® ChampseiXy veuve du journaliste de ce nom (décédé en 1865), et née, en 1832, Léonie Béra^ a publié quelques romans remarqués. Elle a fabriqué son pseudonyme avec les prénoms de ses deux fils.
Liéon, prénom de M. Laya, l'auteur du Duc Job et de
(i) Hiloïse Paranquet, drame de M. Durantin, retouché par Alex. Dumas fils, et revu, dit-on, quant aux questions de droit qu'il soulevait, par un avocat de Paris, M. Miraut.