LERME
quelques autres comédies plus ou moins applaudies. Il a souvent pris, surtout à ses débuts, ce prénom comme pseudonyme. — Né en 18 10.
Léon. VoirHyéval.
Léonce, l'amusant acteur de l'Athénée, plus connu encore d'abord au théâtre du Vaudeville, puis ensuite et surtout aux^Bouifes Parisiens. Il se nomme Nicole (Edouard) ; son père était vaudevilliste sous la Restauration.
Léonce, l'auteur dramatique Laurençot (Laidislas) a signé plusieurs de ses pièces de ce pseudonyme. — Mort en 1862, à 58 ans.
Léoni (De), journaliste, né Charvet,
Léonie (M"«). Voir Agar.
Léontine, ancienne artiste de la Gatté du boulevard du Temple, très-aîmée du public de ce théâtre, et trèsfêtée par les titis de l'endroit, née Carben (Léontine).
Le Poittevin, célèbre peintre de fleurs et de marines, né en 1806 Poidevin (Edmond). Un jugement l'a autorisé, en 1846, a prendre le nom sous lequel il a toujours été connu.
Le Rat. Voir Estienne (Joseph i').
Léris (Alfred de), poëte et surtout auteur dramatique, né en 181 2 Desrosiers. Il a encore signé Deléris.
Lerme (Raymond de), un des pseudonymes de l'écrivain Lemer (Julien) fondateur et directeur de la Librairie centrale, romancier et journaliste sous d'autres noms encore: Bachaumontj puis Jules Raymond, etc.. M. Lemer a aussi créé des journaux : la Sylphide, journal de modes (1853)5 la Lecture, journal de romans (1865); et il a col-
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aboré à la Liberté^ au Courrier français, à la Semaine, etc. — Né en 1815.
Liermin (Comtesse de). Pseudonyme de M™* Andryane, née Merlin (de Douai), et femme du célèbre prisonnier. Elle a écrit sous ce nom un Théâtre chrétien à l'usage des couvents (1840).
Lieme (Emmanuel de), artiste distingué et aussi auteur de plusieurs volumes publiés sous ce pseudonyme qui cache M. Emmanuel Le Boucher, procureur impérial à Orléans.
Lerob (Mattéphile). Voir Mure.
Lesparat (M°* de). Voir MélesvUle.
li'Estraii^e (Joseph). Voir Gazul.
KEstrange (Roger). Voir Grimm (Pierre).
Leupol, anagramme du publiciste Leloup (François) , sous lequel il a collaboré à l'ouvrage de M. de Mirecourt : La Lorraine pittoresque, publié à Nancy en 1840. Il a encore donné des articles de journaux, des poésies et des livres relatifs à la bibliographie. Né en 1807, àCheroy (Yonne), cet écrivain a souvent joint, dans sa signature, le nom de sa ville natale à son nom patronymique et signé Leloup de Cheroy et même François de Cheroy.
Lièuven (Adolphe de), pseudonyme du directeur actuel de l'Opéra-Coraique (depuis 1862), plus connu encore comme auteur dramatique. M. de Leuven descend d'une illustre famille suédoise ; son père, le comte Ribbing, qui avait pris part au complot dont Gustave III fut la victime, en 1792, fut banni de Suède et vint se réfugier en France, où son fils Adolphe naquit en 1800.
M. de Leuven a encore pris quelquefois le pseudonyme^de
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Cranval, il a aussi signé Adolphe. Toutes ses pièces^ d'ailleurs fort nombreuses, ont été faites en collaboration.
Léveillé do Gharenton. Voir Losier.
Levens, un volume de poésies, mes Rapsodies, publié à Alger, sous ce nom, en 18 j 2 (in-32), avait pour auteur un amateur, M. Jannin.
Lévy (Éliphas). Pseudonyme de l'abbé Constant (Alphonse-Louis), auteur de la fameuse Bible de Phumanité.
Il quitta les ordres comme on les quitte, — difficilement et incomplètement; il trouva cependant le moyen de se marier, ce que les prêtres qui ont jeté le froc par-dessus les moulins n'ont pas toujours pu faire, et il épousa une élève de Pradier, devenue depuis célèbre, comme femme de lettres, sous le pseudonyme de Claude Vignon. (Voyez ce nom). Son ménage, d'ailleurs, ne fut pas longtemps heureux. Les époux se séparèrent, et l'abbé Constant se fit magicien. Sous le nom à^ Éliphas Lévy, il pratiqua la haute magie, et il a même publié sur sa doctrine et sur ses idées un Rituel qui est assez connu.
Le^wald (Fanny), célèbre romancière et publicîste allemande , née en 1 8 1 1 , et connue seulement sous ce nom en littérature. Elle a épousé le professeur et écrivain prussien Théodore Stahr.
Elle a publié une assez grande quantité de romans et de voyages estimés, et dont la plupan ont été traduits. Au fameux congrès de la paix de Genève, en septembre 1867, M°^ Stahr a adressé au comité une protestation contre la guerre, rédigée en dix articles pleins de verve et d'une fantaisie ingénieuse, mais, en revanche, d'une application impraticable. En voici un curieux fragment:
« Si deux hommes se battent à coups de poing dans la rue, il ne leur vient pas à fidée dHnvoquer Dieu pour témoin, ou de
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croire que Dieu s'intéresse spécialement à l'issue de leur lutte. De mèmey dix hommes qui se battent entre eux ne peuvent pas davantage avoir cette opinion.
« Si deux hommes qui se battent croyaient devoir parler du Dieu des pugilats et invoquaient le secours de Dieu pour venir les aider dans leur manière de faire déraisonnable et malhonnête^ on les appellerait à bon droit fous ou blasphémateurs.
(( On appellerait de mime fous ou blasphémateurs dix ou ving^ hommes qui, se battant dans la rue^ invoqueraient le Dieu des pugilats pour lui demander de protéger particulièrement l'un ou Vautre des partis combattants.
(( Quel est donc le nombre requis pour que cet être que vous appelez le Dieu d'amour prenne parti dans les pugilats et combats d'hommes sans éducation et sans raison?
« Croyez vous réellement que le nombre puisse faire Ulusion sur Dieuy sur un être dont l'essence doit être l'infini? Ne croyezvous par que parler d'un Dieu des batailles soit aussi bUn un blasphème que de parler d'un Dieu des pugilats T »
Lhéritier, nom sous lequel joue, au Palais-Royal, l'une des meilleures « ganaches » du répertoire comique contemporain. Il est né Thomas (Paul) en 1 809.
Ij. a. p. m. B. Voir L'Homme au petit manteau bleu.
LliTiillier (Jean). Voir Dementhe.
Liindac (Paul). Voir Daclin.
Liindsay (Arthur). Rédacteur de VAthenaum français, né Octave Sachot.
Liineuil (Gabriel de). Sous ce pseudonyme qu'il a emprunté à l'un des personnages de sa jolie comédie l'Amour et son fr^m (1855), M. Octave Lacroix a donné des articles à la Vogue parisienne, et surtout au journal /'i47ti5/e, où il a encore signé Jacques d'Arnay et Jacques de Soude'dles. Il