‹ Dictionnaire des pseudonymes (volume 3)Chapitre 197 sur 231 · SPAHIS · texte numérisé non relu

SPAHIS

Souffrant (Jacques) . Le romancier et d'abord journaliste Louis Ulbach, né, en 1822, à Troyes, où son père était tailleur, s'adressait à lui-même, en 1 848, dans le Propagateur de VAube^ dont il était alors rédacteur en chef, des lettres politiques 50us le pseudonyme précité. Il répondait en même temps à ces lettres des articles qu'il signait de son nom ; il a depuis réuni en volumes ces lettres et leurs réponses (185 1). Son premier livre Gloriana[\%^/Ç^^ recueil de poésies, était signé Vlback (Paris, Coquebert > in-8, 5 fr.). Il donne sous le nom de Pharis des Correspondances Parisiennes à l'Indépendance belge. Il a rédigé pepdant quelques années le feuilleton théâtral du Temps, puis il est passé au Figaro avec les mêmes attributions et il y a signé l'Inconnu, des portraits littéraires, puis Ferragus une série de lettres politiques qui ont d'abord été attribuées à d'autres écrivains, et notamment à Alph. Duchesne et à Victorien Sardou. Depuis la chute forcée de la Lanterne, M. Ulbach a publié chaque semaine, dans le même format et chez l'éditeur Le Chevalier, une petite brochure du même genre, et qui, bien qu'écrite avec plus de prudence et de modération, n'en a pas moins obtenu un certain succès, la Cloche qu'il a également signée Ferragus.

Soulange-Teissier. Célèbre lithographe, né en 18 14 Teissier (^Ange).

Soulary (Joséphin), poëte lyonnais et chef de division à la préfecture du Rhône, né en 181 } Soulary (Joseph).

Spahis (Un). Les articles militaires parus au Jockey et à la Vie Parvienne sous ce belliqueux pseudonyme sont de M. Eugène Razoua, qui les a depuis réunis en volume sous le titre : Souvenirs d'un Spahis. M. Razoua a appartenu pendant une quinzaine d'années à la marine et à l'armée, avant de débuter dans les lettres.

3l8 SPEGTATOR.

Speotator. Voir Polin.

Spoll (E. A), écrivain, né Leprieur-Accoyer. Il collabore anonymement, pour une bonne part, à cet interminable dictionnaire de Pierre Larousse, dit le Grand- Dictionnaire y qifi a mis cinq ans à publier ses trois premières lettres, alors qu'il avait promis, — que dis-je ? juré, — à ses nombreux souscripteurs qu'en cinq années l'œuvre entreprise <( aurait parcouru le cycle de sa publication ». Publication curieuse d'ailleurs et d'une valeur inestimable, si... nous ne sommes pas tous morts avant qu'elle soit arrivée à sa conclusion*

Stàh.1 (P* J*)* Célèbi'e éditeur, auteur, sous le pseudonyme précité, de récits, de nouvelles, de romans même, publiés à son importante librairie de la rue Jacob, — Né en 1 8 1 4 Hetzel (Pierre-Jules) .

il faut mettre encore à son avoir la partie du Voyage oà il vous plaira ( 1 843) qui passe pour être d'Alfred de Musset. L'illustre poète s'était en effet engagé à donner sa collaboration à l'entreprise de l'ouvrage, mais il tomba malade au moment même où sa copie devenait indispensable. Hetzel prit sa tâche, et lui laissa tout l'honneur de son travail, l'une des plus jolies choses qui soient sorties de la plume de l'éditeur-écrivain.

Stamir (Alexandre de), journaliste, né à Paris, en 1 844, de parents polonais réfugiés en France, et qui s'est fait un pseudonyme avec la moitié de son nom. Il se nomme de Stamirowski.

M. de Stamir a publié, en 1868, quelques numéros d'un journal intitulé Pinflexible et dans lequel il a attaqué nommément, ou d'une manière très-transparente bien que les désignant seulement par des initiales, plusieurs de ses confrères de divers journaux, et notamment du Figaro. Les

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