‹ Dictionnaire des pseudonymes (volume 3)Chapitre 198 sur 231 · STELLO · texte numérisé non relu

STELLO

attaques de journaux à journaux sont tou)burs regrettables; elles font sur le public, qui a déjà de nous une fort mauvaise et injuste opinion, l'impression la plus déplorable et la plus imméritée. Mais quand ces attaques, même justifiées, atteignent ce degré et cette violence d'agression, celui qui en est l'auteur a toujours tort aux yeux de tout le monde, et plus tort encore, si par hasard il a raison. — Voyez Bussy (Chartes de).

Stanz (Philarète). Sous ce nom l'abbé Michaud^ vicaire à Nimes, a publié, en 1 864, diverses brochures relatives à la religion : A quoi servent les moines^ Maire et Curéj etc..

Staphyla, l'un des pseudonymes de M. Guy de Charnacé, rédacteur agricole de la Liberté^ de la Presse ^ etc. Il signe encore Hadès à la Gazette des Étrangers, Né en 1825 Girard (Emest-Charies-Guy), comte de Charnacé, il a publié, en 1 862 et en 1 864, des ouvrages d'économie rurale qui sont fort estimés. — Voyez Dorante et Princesse X, X. X,

Star (Karl). Les articles publiés sous ce pseudonyme à POpinion nationale ont pour auteur M. Charles Jouffroy, fils du célèbre philosophe de ce nom.

Stauben (Daniel). Pseudonyme du professeur Auguste Vidal, docteur es lettres, né en 1822, et sous lequel il a donné des traductions du romancier allemand Kumpert.

Steinla. Pseudonyme du graveur allemand Muller (Maurice), né à Steinla (Hanovre). — Il est mort en 1858, à 67 ans.

Stell (Pierre). Voir Stephen,

Stello. Le poète Alfred de Vigny prenait volontiers pour pseudonyme ce nom du héros de l'un de ses plus célèbres livres. Nous avons vu chez M™« Louise Colet un exem-

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plaire de Cinij-MarSy avec cette dédicace : « Stello à Penserosa. » Penserosa est le titre d'un volume de cette dixième ou onzième Muse. En effet, est-ce à elle ou à M"" Emile de Girardin qu'appartient la priorité?

Stenlboul, pseudonyme du fécond romancier allemand Karl Spindlery très-populaire et très-lu dans son pays, où ses œuvres comptent plus de deux cents volumes. — Il est mort en 1 85 $ , à 60 ans.

Stendlial, le seul des cinquante pseudonymes de Henry Beyle que connaisse le public, et qu'il a même tout à fait substitué à son nom. Dans la correspondance de cet écrivain, bizarre à force d'avoir voulu être original, correspondance adressée à peu de personnes et cependant relativement considérable, Stendhal a signé ses lettres de noms, la plupart du temps grotesques, qu'il imaginait et fabriquait à plaisir. On trouvera la nomenclature de ces noms dans les Pseudonymes du jour (1) de M. Joliet, et mieux encore dans les œuvres de Stendhal publiées par Lévy. Je n'ai pas jugé, pour ma part, qu'elle valût la peine d'être reproduite ou même seulement analysée. Il faut lire aussi, sur les pseudonymes éphémères de Beyle, la notice publiée sur lui dans le Constitutionnel du 23 février 1846.

Voici d'ailleurs un passage de ce curieux article qui fera connaître quelques-uns des pseudonymes de Stendhal : » Ses œuvres ne portèrent jamais son véritable nom et furent presque toutes signées de pseudonymes différents : de Stendhal , Cotonet , Salviati y Viscontini , Lisio , Birkbeck , Strombecks le baron Botmer^ sir William /? .., Théodose Bernard (du

( I ] Que mon confrère Joliet me permette à ce propos une petite querelle. Pourquoi dans son volume , où il a voulu nous donner les pseudonymes qu'il appelle du jour ^ a-t-il compris Nicolo, mort en 1818, Stendhal, mort en 1842, et quelques autres passés dans l'autre monde à des époques vraiment trop éloignées de nous pour qu'on puisse encore les appeler hommes </u/our 7

STERN. pi

Rhône), etc.. Il semblait même prendre beaucoup de peine pour rester inconnu, cherchant de toutes les façons à dépister le lecteur, se donnant en tête de ses livres tantôt une qualité, tantôt une autre : officier de cavalerie, douanier, marchand de fer, que sais-je encore ? Son imagination était toujours en quête d'un nouveau déguisement , son esprit ne se produisait librement que sous le masque. Albert Aubbrt. »

Le premier ouvrage de Stendhal date de 1815. Il avait édité à cette époque, sous le pseudonyme de Bombet (César- Alexandre), des lettres sur Haydn qu'il avait tout simplement traduites et un peu amplifiées d'après l'ouvrage italien de Carpani sur le maitre allemand. Ses autres livres ont paru d'abord anonymement, ou signés de divers pseudonymes, et seulement plus tard Stendhal. Dans les rééditions qui en furent faites, on lit ainsi l'indication de l'auteur : Stendhal (Henry Beyle). Aujourd'hui tous ont été réimprimés avec cette même indication, et sans mention aucune du nom qui signait l'édition première. — Mort en 1842, à 59 ans.

Stephen (P.), pseudonyme de l'avocat Caraby^ qui est en même temps homme de lettres. Il écrit encore sous d'autres pseudonymes.: Raymond ^ Pierre Stell^ etc., les courriers du Palais dans plusieurs journaux de Paris.

Stephen (P.). Voir Rago (Dom).

Stephen de la Madelaine, écrivain et musicien, né en 1801 Madelaine (Etienne). Il a chanté, dans sa jeunesse, de la musique d'église comme a chantre récitant yi à la Chapelle du roi Charies X.

Sterlin, rédacteur-gérant du journal le Grelot ^ de Dijon, né Charmont.

Stem (Daniel), pseudonyme sous lequel s'est illustrée dans la littérature contemporaine M^^® Marie de Flavigny, née en 1807, comtesse d'Agoult en 1827, et entrée dans la carrière des lettres en 1841 .

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