‹ Dictionnaire des pseudonymes (volume 3)Chapitre 72 sur 231 · CRAFTY · texte numérisé non relu

CRAFTY

gante plaquette imprimée sur papier teinté, sous ce titre : la Lanterne en vers de couleurs (in-8®).

A propos du Diogènej où a d'abord écrit M. d*HerviIly, je trouve dans un courrierde J. Claretie, ÏV Illustration (août 1868), d'intéressants détails sur leur commune entrée dans les lettres :

J'ai débuté avec Ernest d'Hervilly, il y a déjà quelques années. Nous étions alors au Diogène. Ce Diogène-là^ brave petit journal qui avait, lui aussi, allumé sa lanterne, — éteinte maintenant , — cherchait un homme et trouvait de l'esprit. C'était un journal honnête et qui est mort sans avoir fait de mal à quelqu'un et commis une action mauvaise.

Ernest d'Hervilly y apportait des contes fantastiques et des fantaisies. Nous luttions, lui et moi, d'audace, et Edgar Poë et Hoffmann étaient nos maîtres. Je me rappelle certaine histoire de fous qui m'emplit le cœur d'envie. L'auteur mettait en scène un petit monsieur marchant sur un quai de Paris, et qui voulait allumer son cigare à un bec de gaz placé sur l'autre rive. Son bras tout à coup s'allongeait, s'allongeait, traversait l'eau et atteignait la lumière de l'autre côté de la Seine.

Je répliquai à tout cela par un conte hyperbolique , l'Amphithéâtre, où je montrais un carabin, un pauvre petit carabin blond et rose, endormi dans un amphithéâtre de dissection. A minuit, les cadavres se levaient, ouvraient sa trousse, lui prenaient ses instruments de chirurgie, et, malgré ses cris, le disséquaient à leur tour. C'était charmant. Notre enjouement s'exerçait ainsi sur ces sujets printaniers.

Comme tout cela est loin déjà ! Depuis, que de papier noirci, que de feuillets remplis, que d'encre versée !

Govielle, journaliste et chroniqueur, rédacteur du Nord, de l'Indépendance belge, etc., né Rogat (Albert). Il a publié en 1868, sous le titre le Spectateur, une petite brochure^ sorte de courrier de Paris hebdomadaire, dans le format des Guêpes et de la Lanterne, et qui n'a vécu que quelques numéros (août).

Grafty, dessinateur et caricaturiste, dont les journaux illustrés publient très-souvent des études parisiennes comiques très-soignées et très-réussies. Cet habile crayon avait pour père un grave professeur de l'Université, le ce-

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lèbre M. Eug. Ceruzez^ mort en 1865 ; il se nomme Victor GéruzeZj et il est sous-chef du bureau de la presse, au ministère de l'intérieur.

Gremulius Gordus. L'historien du Droit de guerre et de paix, M. Marc Dufraisse, a signé de ce singulier pseudonyme diverses brochures publiées en Belgique.

Gritès (Julius). Pseudonyme de l'helléniste allemand Richter (Jules), des universités de Berlin et de Bonn. Il a signé surtout de ce nom quelques amusantes mystifications, en grec, à l'adresse de ses savants confrères desdites universités. « Je reste grave sous mon vrai nom, a-t-il dit, laissez moi rire sous celui que je me suis fabriqué! »

Groznbec (A. J. de). Le journal la France a longtemps publié un bulletin agricole, commercial et industriel signé de ce pseudonyme. Son auteur était M. Jourdier (Thomas- Claude), qui s'est improvisé le prénom d'Auguste, sans doute comme plus harmonieux. Économiste, agronome et aussi journaliste, M. Jourdier a continué à l'Opinion Nationale, sous le pseudonyme de A.-J, de Semur, le bulletin créé par lui à la France, Depuis, il est passé au journal l'Étendard, où il signe, comme secrétaire de la rédaction, A. Jourdier. Né en 1822, à Semur, oCi'son père était tailleur, M. Jourdier a pris le nom de sa ville natale comme pseudonyme. Quant au nom qu'il signait à la France, c'est tout simplement celui de son beau-père, M. de Crombecque, grand agriculteur du Pas-de-Calais.

Groquelardon (Le R. P.). Voir Collin de Plancy.

Grosnier, député au Corps législatif, né à Paris, le 1 2 mai 1792, Croisnu (François-Louis).

Il a été successivement, et d'abord sous le pseudonyme d'Edmond, maitre de table d'hôte, auteur dramatique, puis

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