CUPIDON
directeur des théâtres de la Porte-Saint-Martin, de l'Opéra- Comique et de l'Opéra, et encore chef de bataillon de la garde nationale à Pantin, et enfin, pendant plus de dix ans, député et conseiller général du Cher. H est mort commandeur de la Légion d'honneur en septembre 1867.
Sa mère, qu'on n'appelait que la mère Crosnierj a été longtemps concierge dé l'Opéra. Les grandeurs de son fils l'avaient si peu changée, qu'elle avait quand même gardé sa loge; elle ne consentit à l'abandonner que longtemps après l'avènement de son fils à la direction du théâtre.
Griizel (Emile) Voir Ledoux,
Gruvelli (M"*), célèbre cantatrice, née en Prusse Cruwell (Sophie), en 1824. Elle a chanté à l'Opéra de 1834 à 1856. Elle épousa dans cette dernière année le baron Vigier, et elle a depuis quitté le théâtre.
Sa sœur, Marie Cruwely dite également Cruvelli^ a chanté à l'Opéra en même temps qu'elle; elle est morte en juillet 1868.
Gucheval Glarigny. Rédacteur en chef du journal la Presse^ né en 1821 Cucheval (Athanase).
Giipidon (Monsieur de). Quelques articles du Figaro ont été signés de ce galant pseudonyme par M. Charles Monselet, qui a d'ailleurs publié un livre sous ce titre ( 1 8 $ 8). Cet érudit et fantaisiste écrivain a encore signé Trafalgar les Tablettes d*un fou, et quelques autres articles Rose Didier. Il chronique théâtralement chaque semaine à l'Êtendard^ journal semi-officiel, et au Monde illustré, recueil d'images. Son petit livre, la Lorgnette littéraire (1057), où il passe en revue les écrivains de son temps, est une curiosité littéraire et bibliographique, devenue déjà une rareté. Enfin, le volume les Oubliés et les Dédaignés (1857 et 1863) est un petit monument élevé à la mémoire de quelques ori-
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ginaux de la fin du siècle dernier^ et qui restera à titre de document sérieux. — Né en 1825 à Nantes, où son père était libraire.
Gurrer-Bell. Pseudonyme de Mistress NicholSy née Bronîe (Charlotte), célèbre romancière anglaise. — Morte en mars 185 5, à 3 1 ans. Elle a laissé un roman très-remarquable et bien connu, Jane Eyre (1847). Elle avait épousé, en juin 1854, le pasteur anglais Arthur Nichols. — Pour ses deux sœurs, qui ont également écrit des romans et des poésies^ voir Ellis Bell,
D. A. D. Voir Saint-Yves.
Dachères (X.). Les articles signés de ce nom à l'Univers illustré et de ceux de A, Darlet et R. Bryon sont de M. Théodore de Langeac.
Daclin (Emile), pseudonyme d'un romancier et journaliste né Romarin (Paul)'. Il a signé Lyonell une jolie fantaisie, tArt de relever sa robe, et il a encore pris les noms de Paul Lindac (anagramme), Georges Granval; dans la Revue et Gazette des théâtres^ il signait Êmilien (Paul). Il est rédacteur du Progrès de Saône-et-Loire, et il a fondé à Paris une petite revue mensuelle, la Mouche^ qui a vécu près d'un an et qu'il rédigeait à lui seul.
Dalause, traducteur de Silvio-Pellico (1833, 2 vol. in-12), né Clausade (Amédée). Docteur en droit et en médecine, il a publié des livres de voyage et des écrits relatifs à ses divers travaux.
Dame de Carreau (La). Les articles publiés sous ce nom dans V Artiste sont de M"^* Charles Bonnemain, sœur d'Arsène Houssaye, et veuve de J'ancien sous-préfet de Toulon.
Dame de Pique (La). V Artiste publie sous ce nom des articles de M"« Amélie de Saint^Amey, qui les signe encore: la Dame de Trèfle.