MAYRET
moins illustre, fA^^^ Leblanc [Léonie ou Lèonide), Ce livre était son second ouvrage. Le premier, les Petites Comédies de l'amour, paru chez le même éditeur, portait le vrai nom de l'auteur, et il était orné de son portrait et d'un autographe (1865). Enfin, ladite M"« Leblanc avait d'abord écrit en tête d'un volume de M. Lemonnier, les Amours de théâtre (i 864), une préface qui était le premier produit de sa plume. Elle a joué au Vaudeville, tirée de ces mêmes Comédies de l'amour y une pièce dont le véritable auteur était aussi M. Lemonnier, qui a également écrit les Joueuses, et sans doute encore la préface précitée, signée de M"® Leblanc.
Cette belle princesse de théâtre a collaboré personnellement, ou par la plume de l'un de ses servants, — je ne sais au juste, >— à un journal sur papier rose, qui parut pendant quelques semaines, en 1866, sous le titre de Co» lombiney et qui était absolument rédigé par quelques-unes de ces dames et par MM. leurs soupirants.
On connaît les aventures de M^^^ Leblanc ; je n'ai pas à les raconter ici, mais je dois dire, pour l'édification des biographes à venir, que cette jolie demoiselle est née Place Royale, dans la loge du portier de l'hôtel Charlemagne, où son père tirait le cordon; qu'elle a joué le vaudeville un peu partout, à Belleville, aux Variétés, au Gymnase, etc., et qu'elle a fait beaucoup parler d'elle pour mille raisons tout à fait étrangères à la littérature.
Mayret (Jules). L'écrivain dramatique et socialiste, Félix Pyaî, a donné quelques nouvelles et divers articles sous ce pseudonyme.— Né en 1 818.
Mazilier, maître de ballets à l'Opéra. Il a d'abord dansé à la Porte- Saint-Martin, puis au grand Opéra de Saint-Pétersbourg. Il a mis en scène, à Paris, les ballets les plus célèbres du répertoire^ et il a même collaboré à
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quelques livrets. Son nom est M atelier. — Né en 1797, il est mort en 1868.
Mazy (Louis de), pseudonyme d'un habile sportmann, M. Bigot, qui a donné sous ce nom, et encore sous celui de de Chef boutonne, des articles aux divers journaux qui s'occupent spécialement des chevaux et des courses.
Méderic, romancier et journaliste, un moment rédacteur sous ce nom du nouveau Gaulois, né Emile Zola en 1840. Il a rédigé, avec beaucoup de verve, de tact et d'esprit, la critique littéraire de PÊvénement (\S66). On lui doit un curieux roman : Thérèse Raquin , dont on peut blâmer les exagérations multipliées et la crudité par trop forcée, mais qui n'en est pas moins une œuvre de vigueur et détalent. En 1868, M. Zola est entré comme chroniqueur au journal la Tribune, feuille dirigée par les députés Pelletan et Glais-Bizoin. Il est depuis revenu au Gaulois, où il signe de son vrai nom des articles de critique littéraire.
Meilliaii (Edgard de). Voir Launay (vicomte de).
Meissonier, célèbre peintre, membre de l'Institut, Commandeur de la Légion d'honneur, né en 181 j Meissonnier (Ernest).
Mélanie '(M"«), actrice un moment célèbre aux anciens Délassements-Comiques, où de beaux cheveux, de beaux yeux et un peu de laisser-aller à l'endroit des habitués de l'orchestre, tenaient lieu de verve et de talent. Elle se nomme Gousset^ et elle a, dit-on, quitté le théâtre pour contracter des nœuds sérieux et légitimes.
Melcy (Adrien de), auteur de nombreux ouvrages d'histoire, et aussi de nouvelles et de romans, né Richomme, (Charles) en 181 6, et employé à la Bibliothèque impériale.
2l6 MÉLESVILLE.
Il a encore signé dans les journaux des articles du nom de Marie Desmares.
Mélesville, pseudonyme illustré au théâtre par l'auteur dramatique Duveyrier (Anne- Honoré), mort en 1865, à 78 ans. Il a signé l'une de ses premières pièces POncle rival {\^i i), du pseudonyme féminin }A^^de LesparaU Son fils a publié plusieurs pièces non jouées, sous le double nom de Duveyrier Mélesville fils.
Mélin (Pauline de), tragédienne de TOdéon et autres lieux, qu'un procès intenté par elle à Francisque Sarcey a mise plus en évidence que son propre talent. Son vrai nom est Grosjean,
Ménard (Théophile). Un ancien professeur du collège RoUin, M. Roy (Just- Etienne), a composé une série assez considérable de livres d'éducation : Charlemagne et son siècle (1838); Histoire de Fénelon (1839); Drames moraux ( 1 840), et je ne sais combien d'ouvrages du même genre que nous avons eus tous jadis entre les mains, lesquels, édités par les librairies religieuses de Tours, Limoges, Paris, etc., étaient signés du pseudonyme précité, ou publiés anonymement. — Né en 1795.
Mendez (M"^), cantatrice de l'Opéra, où elle a chanté beaucoup de suivantes, qui ne chantaient pas grand'chose. Elle est née Lousîonneau, eta\aii débuté à l'Opéra-National, lors de sa réouverture en 1852, dans un opéra de Boisselot: Mosquita la sorcière. Elle a ensuite abordé la carrière italienne, mais sans grand succès, sous son nom de famille ainsi italianisé : M"« Lustani,
Ménier (Paulin). L'un des plus remarquables comédiens du boulevard, né en 1829 Lecomle (René). Ménier est l'un des plus curieux chercheurs du théâtre