‹ Dictionnaire des pseudonymes (volume 4)Chapitre 154 sur 257 · MÉRIC-LALANDE. 2I · texte numérisé non relu

MÉRIC-LALANDE. 2I

moderne. Il creuse et fouille un rôle avec un soin tout particulier ; il a sa façon à lui de le comprendre, et il n'accepte les avis de personne quant à la manière de le jouer. Il résulte de ce travail, absolument personnel, une création tout à fait réussie ou tout à fait manquée. Ménier n'est donc jamais médiocre, et l'on peut dire de lui à coup sûr que lorsqu'il est bon dans un rôle, il y est parfait, mais que si, au contraire, il y est seulement passable, il y est exécrable.

Mercier (Pol), auteur dramatique, sous-chef au ministère de la marine, né, en 1819, Mercier (Polydore).

Mercier (Mary). Voir Blondet.

Méreaux (Amédée), célèbre professeur et compositeur de musique, né en 1802 Lefroid de Méreaux (Jean- Amédée). De père en fils, les de Méreaux ont eu une réputation musicale des plus sérieuses. Le père du compositeur actuel, né en 1767, tenait l'orgue au Champ-de-Mars à la fameuse fête de la fédération, le 14 juillet 1790. Son grandpère, mort en 1797, a composé des opéras, des oratorios et des cantates.

M. de Méreaux, qui, à l'encontre de tant d'autres, a supprimé sa particule, et signe simplement Amédée Méreaux, a publié une foule de compositions musicales, et aussi quelques articles et ouvrages relatifs à son art.

Méric-Liablaclie (M"»® de), cantatrice des Italiens, née Deméry; elle a épousé le fils deLablache et dérangé son nom pour le joindre au sien.

Méric-Lalande (M™« Henriette de), célèbre cantatrice, née Lalande^ et longtemps connue sous son nom de jeune fille. Mariée en 1822 à M. Jules Méric, lui-même artiste distingué, elle a continué sa carrière sous le double nom de Méric-Lalande. — Morte en 1 867.

2l8 MÉRICLET.

La particule qui a très-souvent précédé son nom sur les affiches ou dans les journaux ne lui a jamais légalement appartenu. Ceux qui la lui ont donnée la confondaient avec M™^ de Méric-Lablache, qui, d'ailleurs, n'y a pas plus droit qu'elle.

Mériclet (A. G. de), publiciste dont le nom véritable est Guitton. Il a donné, en 1847, un petit livre encore assez connu et recherché de nos jours, Physiologie de l'esprit Çin-iS).

Mérinos. Un avocat spirituel et érudit, ancien procureur impérial à Rodez, Mouton de son vrai nom, a signé du pseudonyme précité, à l'ancien F/garo, deux fantaisies charmantes, les Mouches et l'Invalide à la tête de bois.

Merville, célèbre auteur dramatique, d'abord médecin, puis comédien, puis enfin écrivain. On lui doit, entre autres pièces, une comédie en vers qui a fait beaucoup de bruit en son temps, parce qu'on soupçonna et avec raison, dit-on, le roi Louis XVIII d'y avoir très-particulièrement collaboré : la Famille Glinet, ou les premiers temps de la Ligue/ cinq actes envers (181 8),

Né, en 1781, Camus (Pierre-François), cet écrivain est mort en 1853. Il avait pris comme pseudonyme le nom même de sa mère, Villemer^ mais en le transformant en celui de Merville, sous lequel il débuta au théâtre.

Méry (Gabrielle). Nom sous lequel était d'abord connue aux théâtres des Délassements, de Beaumarchais et des Bouffes-Parisiens, M""' Moisset, prix de chant du Conservatoire aux concours de juillet 1868, et engagée aussitôt à l'Opéra-Comique, où elle a débuté avec succès sous ce deuxième nom au mois de septembre suivant.

Mesenthère (Le docteur). On représenta en i8j2, sur un théâtre de genre, une revue de l'année iSji, sous

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