‹ Dictionnaire des pseudonymes (volume 4)Chapitre 155 sur 257 · MEULAN. 21C · texte numérisé non relu

MEULAN. 21C

ce titre : les Pilules dramatiqaesy ou le Choléra-morbus^ et signée de ce pseudonyme commun, pour cette seule fois, aux quatre auteurs de la pièce, MM. Michel M assort^ Edmond Rocheforty Vallou de Villeneuve et de Leuven,

Meulan (Pauline de). L'illustre M. Guizot a écrit pendant quelque temps pour le compte d'un autre écrivain qui portait ce nom et dans des circonstances assez romanesques dont le récit, détaillé et amplifié, donnerait lieu à une nouvelle intéressante.

C'était au commencement du siècle, en 1807; jeune, sans fortune, mais ayant déjà noué de hautes relations et de profitables amitiés, M. Guizot voyait la société la plus intelligente et la plus lettrée du premier Empire. Il s'essayait alors timidenient dans les lettres, et préludait à ses futures études historiques par des articles de journaux, et un peu plus tard par des revues de salon. Dans l'un des cercles célèbres où il était admis, chez M. Suard, secrétaire perpétuel de l'Académie française, il avait rencontré deux dames, peu favorisées de la fortune, mais d'une haute distinction de race et de manières, M™« veuve de Meulan et sa fille Pauline. Ces dames écrivaient pour vivre. La fille collaborait, depuis 1802, au Publiciste, journal fondé par Suard, et auquel elle envoyait une ou deux fois par semaine une sorte de revue de la vie parisienne qu'on appellerait aujourd'hui une chronique ou un courrier de Paris, et qu'elle signait de l'initiale de son nom ou de son prénom. Ces articles étaient payés au numéro, et constituaient le plus clair du revenu des deux dames.

M. Guizot avait remarqué M"® de Meulan; il avait admiré son esprit, sa délicatesse et sa distinction ; sans le dire à qui que ce soit, peut- être moins à lui-même qu'à tout autre, il avait ressenti plus que de la sympathie pour cette belle et intelligente personne.

Page 1