‹ Dictionnaire des pseudonymes (volume 4)Chapitre 176 sur 257 · ORSINI · texte numérisé non relu

ORSINI

philes sont en trop petit nombre pour pouvoir soutenir suffisamment de semblables publications, qui ne laissent la plupart du temps après elles, à leur créateur — avec la note à payer — que le coûteux honneur de les avoir entreprises.

Orsini (Julia), Tun des nombreux pseudonymes du libraire Simon Blocqael^ né en 1780, et qui a édité, en les arrangeant lui-même à la portée de tout le monde, une série de petits ouvrages d'éducation et d*instruction qui ont eu une vogue prodigieuse. Il les signait encore BuqcelloSy Blismoriy etc. Une Histoire de Jeanne d'Arc était signée Monblis, un Manuel da Jea d'Échecs, Milbons , etc.

Ces divers noms étaient fabriqués par anagramme, et à ce sujet il prit même une fois comme signature celle de Ana-Gramme.

O'Tanaël. Un joli volume, artistiquement imprimé par Jouaust, a paru sous ce nom à la librairie des chercheurs, c'est-à-dire chez Louis Lacour; ce volume contient quelques petites pièces de poésie sous le titre général : Les Sonnets de la Mariée.

L'auteur est un M. Faugère Dubourg, qui n'est pas, je. crois, autrement connu.

Otto-Horn. Pseudonyme sous lequel est connu en Allemagne, depuis 1854, le romancier et auteur dramatique Adolphe Bauerle, né à Vienne en 1786. Jusqu'alors il avait écrit sous son véritable nom. Ses romans et écrits divers publiés par lui dans ces derniers temps, Notes secrètes d^un avocat viennois (1854), Ferdinand Raymond (1855), fe Directeur Charles (1856), etc., sont tous signés du pseudonyme précité.

Ottokar (Amedaeus). Pseudonyme du philosophe et

poète bavarois Frédéric Daamer, né au commencement du siècle.

Ozy. (Alice), aarice de vaudeville, plus célèbre par sa beauté et ses diamants, — qu'elle a depuis vendus, — que par son talent. Elle se nomme Piiloy, et elle est née

p. (J.) Un roman, Valromey, signé de ces initiales et publié chez Dentu en i86$ (in-i8), a pour auteur M. Pizarro.

Padilla (Luis de). L'un des nombreux pseudonymes du journaliste Le Poitîevin dit Saint-Alme, Ancien rédacteur en chef du fameux Corsaire-Satan^ puis, après 1848, de la Liberté, l'aïeule de celle d'Emile de Girardin, il a écrit dans une foule de journaux sous différents noms fabriqués : Viellerglé (i), Prosper^ Saint-Alme, Lagreviile, etc. Il a aussi donné des romans et collaboré à quelques pièces de théâtre.

Page (M"e), artiste dramatique, née en 1822 Châteaufort (Adèle). Mariée, en 1838, à un musicien, M. Mercier, elle en a été séparée légalement en 1866, à la requête même de son mari.

Pages (Emile), journaliste et auteur dramatique, né Bergeron (Louis). Il a encore signé J, Berny et Ch. Desnoyers,

Singulière histoire que celle de M. Bergeron! Né en 181 1, à Chauny (Aisne), on le trouve, en juin 1832, sur les barricades à Saint-Merri. Au mois de novembre suivant, le roi allant faire l'ouverture des Chambres, un coup de

(i) Pendant sa collaboration avec H. de Balzac. (Voyez Lord R*hoone,)

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