STANLEY
Stanislas, et beaucoup plus connu sous ce dernier prénom) a publié des traductions de divers auteurs orientaux. — Cet illustre savant, né en 1797» est mort en 1873*
Stanley. On a été longtemps indécis sur les origines . *^
réelles de ce célèbre voyageur-explorateur, que Stanlej •^^
lui-même ne voulait pas éclaircir. Il n'a fallu rien moins * >j
pour les dégager que la ténacité proverbiale de la presse '•> :>1
britannique et le désir assez naturel de sa part d'établir que ' i^
Ttllustre vojrageur est Anglais de race et de naissance. On . ..i
le croyait Américain, par une erreur que M. Stanley lui- . '•
même aidait à accréditer pour ne pas désobliger le direc- . r |
teur du New^York-Htraïd, premier commanditaire de sa /J
fortune géographique. Dix ou douze vieilles dames des -/ ./3
États-Unis, au bas mot, s*étaient disputé l'honneur de Ta- ' i
voir porté dans leurs flancs. Or, sa vraie mère vient de ^v^^
mourir dans le pays de Galles, qu'elle a habité toute sa vie* V<
Une enquête approfondie, conduite par les journaux locaut; ^'>^
a mis le fait hors de doute et établi que M. Stanley est né, 7^;!^j
en 1 84 1 , à Denbigh, dans la principauté de Galles. Sa biogra* ;^J
phie est romanesque et touchante. Elle appartient à l'histoire. ï-fl-'^id
De son vrai nom, M. Stanley s'appelle John Kowland. Du moins, c'est ainsi qu'il a été baptisé à sa naissance et qu'il s'est désigné lui-même pendant plusieurs années.* Dans sa première enfance on l'appelait aussi John Bach : Stanley n'est qu'un pseudonyme ou, pour mieux dire, un nom d'adoption. Il est le fils naturel d'une pauvre fille de Denbigh, ^^^ nommée Betsy Parry, et d^un jeune fermier du voisinage, \î John Rowland. Ce John Rowland faisait la cour à Betsy . A et lui avait promis mariage; mais son père était relative- ^.^ ment riche, tandis que celui de Betsy, Moses Parry, ne ■ .--'S. l'était pas. Quand il s'agît de régler la question des ap- ^ M ports mutuels pour se mettre en ménage, on se querella et ^f^i
4iS STANZ
V l'affaire fu( rompue. Malheureusement, Betsy s'était laisse
k> séduire par soa fiancé. Quelques mois plus tard, elle met-
• . tait au monde un gros garçon qui devait éire un jour
)*' M. Stanley.
I^^ L'enfance de Stanlejr ne présente pas d'intérêt. Quand il
^^ fut adolescent, ^n pajs et sa condition sociale n'offrant pas
à son ambition les rêves qu'il formait pour elle, il quitta l'Angleterre et s'enfuit en Amérique. A son arrivée à la Noovelte-Orléans, à bord du navire où il s'était engagé comme novice et seulement pour la traversée, il remarque à la devanture d'une boutique d'épicerie l'avis traditionnel : A boy wanttd (on demande un apprenti). II entre. Un hoffloie déjà igé est assis au c«n\|||pir en train de lire son journal. « Vous avez besoin d'un apprenti. Monsieur? » Le marchand lève le nez, regarde le candidat par-dessus ses lunettes et répond : « Que savez-vous faire? — J'ai une belle écriture, b L'épicier met son journal de côté, se ^ -^^ lève et, donnant au jeune homme encre, plume et papier,
^, '' . il lui montre sur un sac de toile le nom H,'M. Stanlty,
« Ecrivez-moi cela », dit-il. L'épreuve est satisfaisante et lapprenti immédiatement engagé.
Heory-Moreton Stanley était le nom du vieux négociant lui-même. Son apprenti lui donna tant de satisfaction qu'il en viac très vite à le traiter comme son fils adoptif et lui fit prendre son nom.
— Nous avons trouvé cette curieuse révélation dans une chronique du Tempi signée Philippe Daryl, pseudonyme ÎpV « de notre confrère Paschal Grousset.
Stanz (Philarète). Sous ce nom l'abbé Michaud^ alors vicaire à Nîmes, a publié, en 1864, diverses brochures relatives à la religion : A quoi servent Us moiMS, Main ft