‹ Dictionnaire des pseudonymesChapitre 111 sur 142 · STELLA · texte numérisé non relu

STELLA

Staphyla. L'un des pseudonymes de M. Guy de Charnacé, rédacteur agricole de la Liberté, de la Pressa, etc. Il a encore signé Hadès à la Gazetlf des Etrangers. — Né en 182S Girard (Ernest-Charles-Giiy), comte de Charnacé, il a publié des ouvrages d'économie rurale qui sont fort estimés.

— La femme de cet écrivain a publié dans le Temps des articles d'art qu'elle a signés Desault.

Star (Karl). Articles de journaux signés de ce nom et dont l'auteur est M. Charles Jouffroy, fils du célèbre Théodore Jouffroy, mort en 1842.

Stauben (Daniel). Le professeur Auguste Vidal, docteur es lettres, né en 1822, a donné sous ce nom des traductions du romancier allemand Kumpert. Il a encore collaboré à la Revue des Deux-Mondes, au XIX^ Siècle, etc. — Mort en mai 187S.

Stavila (Léon de). Une brochure critique sur l'Exposition universelle de 1878, intitulée Après VExposHion, boutades, etc., et parue Vers la fin même de l'Exposition, avait pour auteurs, sous les pseudonymes de Roger Néol et de Léon de Stavila, MM. Noël Régnier et Léon San//, qui avaient déjà publié en collaboration un grand travail antérieur sur les expositions industrielles depuis le commencement du siècle.

Steen (Karl). Sous ce nom, et alors qu'Ernest Daudet dirigeait le Journal officiel (1873-76), sa belle -sœur, M^^ Alphonse Daudet, femme d'un talent fin et délicat, née Julia AUard, donna dans la feuille gouvernemeatale des études littéraires, depuis réunies en volume.

Stella. Les correspondances littéraires d'Europe signées de ce nom dans divers journaux américains avaient pour auteur M°^ LeHfis, femme d'un jurisconsulte de New-

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York, d'abord coooue sous son nom de jeune fille, Estelle- Anna Kohinson, Elle a donné des nouvelles, des romans, des tragédies, et surtout des poésies qui l'ont fait surnommer par ses compatriotes le « Pétrarque féminin ». — Née en 1834.

Stelli (L.). On a attribué au publicisle Hippoljte Magtn une brochure : la Nuit tt U Mariage de César^ pu« bliée en i8S3, à Jersey, au moment du mariage de Napoléon III9 et qui portait cette signature. Il en a, à coup sur» écrit la préface. Magen a écrit d'ailleurs un certain

\-^ nombre de pamphlets du même genffc, mais sans les signer.

1^ '^ Né en i8i6{; a donné aussi divers ouvrages sous son vrai

nom. — Mort en avril 1886. ^ .^

— Son fils, Auguste Magen, également pubticiste, et qui écrit an VoUairt, a signé Octave Kobin, DahireUe, Jacquts RoUand, Zadig, etc.

Stenio. Romans et traductions donnés sous ce nom par Charles de Viel-Castei, neveu du baron Louis de VieU Castel, académicien, auteur de VHistoirede la Restauration, et du comte Horace de VieUCastel, qui a laissé des Mémoires sur le deuxième Empire si vifs d'allure et si remplis * d'indiKrétions brûlantes que la troisième République n'a pas osé en autoriser la publication en France. — Né en 1822. •

Stephanowitcll (Dimitri). L'anthropologiste Girard de Rialle a d*abord écrit sous ce pseudonjrme. — Né en

Stephen de la Madelaine. Ecrivain et musicien, né en 1801 tdadelaine (Etienne). Il a chanté, dans sa jeunesse, de la musique d'église comme « chantre récita . tant » à la chapelle du roi Chartes X. — Mort en septembre 1868.

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Stem (Daniel). Pseudonyme illustré dans la littérature contemporaine par Marie de Flavigny, née en 180S ou 1807, devenue comtesse d'AgouU en 1827 et entrée dans la carrière des lettres en 1841. On sait que son ménage ne fut pas heureux, et que finalement elle quitta son mari pour s'en aller vivre avec le célèbre compositeur Liszt, qui alors n'était pas encore abbé. De cette liaison naquirent trois enfants : un fils, Daniel, qui avait déjà un grand talent de pianiste, lorsqu'il mourut fort jeune ; deux filles, l'une, Blandine, qui a été la première femme de M. Emile Ollivier; la seconde, Cosima, qui s'est mariée deux fois, d'abord au pianiste compositeur Hans de Bulow, puis, après divorce, à Richard Wagner, à qui elle survit encore. — Mm«d'Agoult est morte en 1876 et Liszt en 1886.

Stem (Georges). Le charmant compositeur de musique Alexandre-Charles Lccocq a signé de ce pseudonyme divers morceaux de piano lors de ses débuts dans la carrière où il s'est fait depuis un nom si brillant. 11 a également signé Barnabe une opérette U BarhUr de TrouvUU. Son grand succès dans la musique légère date de son plus célèbre ouvrage, la FilU de M"^ Angot, qui, représenté à Bruxelles le 4 décembre 1872, puis à Paris le 21 février 1873, a eu, en France et en Europe, plusieurs milliers de représenutions. — Né en i832.

Ste'Wart (Auguste). Le célèbre romancier Emmanuel Gonzalès a débuté sous ce pseudonyme dans les journaux de Nancy, alors qu'il était encore au collège de cette ville. Il signait aussi Henri Roytr, Il a depuis, en dehors de ses romans, donné à divers journaux de Paris et de la province des articles et des nouvelles sous les noms de Mdchior Cornez, Caiiban, Kamon GomeriL — Néen i8i5.

Sti£^elli. Ténor célèbre en Iulie, et qui fut long-

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temps Témule et le rival de Fraschini. Il avait gagné, dans le cours d'une carrière dramatique rapidement parcourue, une fortune considérable, et il est mort, en joillet 1868, dans une villa magnifique sur les bords du lac de Côme, où il vivait royalement dans le « doice farniente » de la molle Italie.

Né Siifgd, en Allemagne» il avait italianisé son nom, et personne ne connaissait son origine, tant il était devenu tout à fait Italien. Il a composé de jolies romances, des ballades, etc., qu'il faisait admirablement valoir.

^; Stock (Baron). Les Chroniques parisiennes signées de

i>,*: ce pseudonyme au Constitutionnel oji à la Semaint étaient

:^' . dues à l'aristocratique plume de M^* la princesse d« So/ms.

^^ Née Marie-Studolmine, issue de Laetitia, fille de Lucien

L:-' -^ Bonaparte, et de Thomas Wyse, ministre d'Angleterre à

L' Athènes, elle a épousé en 1849 le comte Frédéric de

r^ .' ' Solms, et elle s'est remariée en secondes noces,en i863, à

M. Urbain Rattazzi, ministre de Victor-Emmanuel, et enfin en troisième mariage à M. de Rute. Elle a encore donné des Courriers de Paris au journal U Pays, où elle signait Vicomte d'Albtns, En 1862, résidant k Aix, elle avait créé une revue, Us Mat'uiécs d'Aix, où ses articles parais* saient sous les noms de Camille Bernard et de Vicomte de Tressirvt, Elle a encore signé Louis de Kelner.

J'ai eu entre les mains un petit livre qu'on retrouverait difficilement aujourd'hui et qui a été publié à la suite de l'expulsion de France prononcée contre M<^« de Solms en i853. En voici le titre exact : Notice historique sur M^^^ la princesse Marie de Solms, née Bonaparte-Wyse, par John Ryan, traduit de l'anglais par la baronne H. de M. (i853, ^ ^ sans nom d'éditeur). Le livre a 192 pages; il débute par

^^ ' une préface dans laquelle l'auteur déclare qu'il va donner

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