THÉODORE
18S7, date de sa retraite définicive. Elle ne devint jamais sociétaire bien qu'elle eût tout le talent nécessaire pour mériter cet honneur, mais elle avait un caractère ^diffîcile qui lui avait aliéné beaucoup de ses camarades. Cependant, par une erreur assez curieuse, VAlmanack Impérial a fait figurer son nom dans la liste des sociétaires retirés, depuis iSSy jusqu'en i865. C'est alors seulement que l'erreur fut rectifiée. — Devenue M«n« Chtva\itr-?or* rain (Louise), cette artiste remarquable est morte en 1877, à l'âge de 84 ans. Sa nièce, Mll« Thénard, a également joué les duègnes à la Comédie-Française (débuts, 3o avril 1876, dans M»n« Femelle de Tartuffe), puis elle a. quitté le théâtre pour faire des conférences, et dans ce nouvel emploi de son talent elle a obtenu plus de succès que sur la scène. Elle a aussi publié quelques portraits artistiques, — surtout de ses anciennes camarades du Théâtre-Français, sous le pseudonyme de Dorine,
Théo (Mme). Diva d'opérette qui vient à la suite des Schneider, des Judic et desGranier; petite Toix, petites mines, petite personne, mais le tout charmant, suffisant et bien proportionné. — Née Cécile P'tccolo, en 1854, elle était la fille de la directrice du café-concert de l'Horloge, aux Champs-Elysées. Elle épousa, à 1 7 ans, un coupeur du tailleur Dusautoy qui se nommait Théodore Vacher. C'est alors que cette divette prit comme pseudonyme la moitié du prénom de son mari, qu'elle a perdu en juillet 1884, et qui lui a laissé deux enfants.
Theo-Gritt. Écrivain parisiennant et fantaisiste, né Théodore Cahu.
Théodore. Le journaliste, auteur dramatique, ro-* mancier et historiographe Théodore Anne, né en 1797,
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a M>nTent pris son prénom comme pseudonyme. — Mort
en 1S69.
Théodorine M«"<;. Ancienne artiste très célèbre des
théâtres da boulevard, admise en 1843, avec le titre de sp-*
: cîétaire, à la Comédie-Française pour y créer le rôle de "
^l, Goanhumara des Burgrava de Victor Hugo. Son succès fut
'^ J moindre me de Richelieu qu'au boulevard, et en iSbiy le
v'^ i«r avril, cette artiste se retira définitivement avec une pen*
V ' ûoB de 3,Soo francs. Née i Paris, le 24 décembre i8i3y
^f-' . ■ Rosalie-Tbtodorine Thussd, elle avait épousé, le 24 mars
r 1840, le célèbre comédien Ëtie n ne-Marin M^/i/i^u€, mort
(«,^ le 27 mars 1875, à 68 ans, et dont elle a eu deux fils :
^^^ - Gaston et Lucien, tous deux bien connus comme artistes
C'^r- peintres. — Elle est morte en janvier 1886. &.^ ^ ^ ThéolS. Rédacteur du Joiirnar de rarmée UrritonaU
kv et auteor, sous son vrai nom, Emile Chepaltt, de divers ro«
^^! nans et pièces de théâtre. Il est aussi l'auteur d'un an-
jtv. Duaire critique des écrivains de son temps « par le dernier
f ' ' •'' d'entre eux » (i858). — Ancien employé au ministère de
^'''^\ ^ g««rre, M. Chevalet est né en 181 3. b^ ' Théotillie. Écrivain religieux, qui a encore signé An-
^'.V toine MiTt. Né en 1825 Baylt (Marc-Antoine), docteur
r[; ^ en théologie, aumônier du Ijrcée de Marseille, professeur
^^- d'éloquence sacrée à Aix, prédicateur remarquable, cet
^ ' :.'" ; émdit ecclésiastique a publié une nombreuse série de vo-
^\. lames et collaboré \ beaucoup de journaux et de revues ca-
ii^ : tholiques.
Théré (Henri). Pseudonjjne du comte Henri dt Thannhag, avocat, archiviste aux Affaires étrangères.
^'-^ Thérésa (M^e]. Cantatrice illustre dans les cafés-con-
^V . ceru et qoe Fiorentino avait si spirituellement baptisée la
jp;^, Pafff de la ^pt. D'autres l'ont appelée la Dha du ruk^
THIERRET 435
stau. En somme, Thérësa est une grande artiste, une diseuse incomparable et d'un talent très supérieur au genre même qui a fait sa réputation. Elle se nomme Emma Val^ ladon, et elle est née le 2 5 avril 1837, à La Bazoche- Gouét (Eure-et-Loir). Les Mémoires publiés sous son nom, et qui ont été à tort attribués au peintre-chansonnier Houssot, ont été rédigés par Ernest 31u m, Albert Wolff et Henri Rochefort. C'est Albert Wolff lui-même qui raconte le-fait dans son curieux volume la Gloire à Paris (Havard, 1886).
Thérésa est mariée. Elle a épousé un ancien acteur de l'Athénée où il jouait sous le nom de Donval, et qui se nomme en réalité Arthur-Théobald Guillorcau. Né le 9 février i852, Donval dirige en hiver l'Alcazar du faubourg Poissonnière, avec sa femme comme étoile, et en été le Casino de la station balnéaire de Saint-Valery-en- Caux (Seine-Inférieure).
Thessalus. Nouvelles, poésies et traductions de Schiller données sous ce nom par M. Félix Boîtier.
Thiberte (Biaise). L'un des rédacteurs du Petit Jour^ nal, qui n'est autre que M. Georges Boyer^.
Thierret {M^). Excellente duègne du thé&tre du Palais-Royal et des Bouffes-Parisiens, née Georgin (Marguerite-Félicité), vers l'année 181 5. Avant de créer les belles-mères cocasses et ridicules des comédies de MM. Labiche, Thiboust et C>«, M^'^ Georgin avait joué le grand répertoire sur des scènes illustres. Elle avait débuté aux Français dans la tragédie; c'est elle qui créa, le 28 avril i835y le petit rôle de Dafné, cette douce et fraîche suivante de Catarina, la femme du podesut d*Angelo, tyran de PadoUe. A l'Odéon, elle a joué les soubrettes du répertoire classique. Nous l'avons vue représenter Dorine à une