TIMON
«ncétres, étaient de père en fils maîtres d'armes eu roi ; c'était une charge de famille en quelque sorte héréditaire. Le dernier Rousseau» grand-père de celui-ci, remplissait les mêmes fonctions auprès de la famille royale sous Louis XVI. Il était également recherché par les principaux seigneurs de la cour. Aussi, quand survint 93, on lui supposa sans doute des opinions contraires à celles du jour, et on l'envoya à i'échafaud. Quand il arriva sur la plate-forme fatale et qu'il fut entre les mains du bourreau, Sanson, qui était probablement ce jour-là en veine d*à-propos et de gaieté, lui dit avec un singulier sourire et en lui montrant la terrible machine : c Eh bien! pare donc celle-ci, Rousseau!... »
Thy (Edmond). Avocat et publiciste, né Edmond Thiaudièrt, en 1817; il signe en général ses ouvrages de son nom véritable. Il a encore donné des traductions d'un ouvrage allemand, la Dernière Bataille, d'un certain Frédéric Stampf, et d'un ouvrage anglais, Voyage au pays des jolis baufs, de lord Humour, deux écrivains étrangers qui n'ont jamais existé que dans l'imagination du prétendu traducteur, lequel était en somme l'auteur ingénieux des ouvrages qu'il leur attribuait.
Tibyl (Jules). Un roman, le Ménage Hubert, a été publié sous ce nom, chez Dentu, par Jules Clareiie en collaboration avec Charles-Edmond Chojecki. Ce roman, qui avait d'abord paru en feuilletons dans le journal la Justice, était tiré d'une comédie non jouée de Charles-Edmond que Claretie s'était chargé de « romaniser » .
TÎTnn-p- Le journaliste Edmond Texier (voir Sylvius) ec le romancier Camille Le Senne ont donné sous ce nom des articles au Voltaire, Ils. ont encore signé Pictor et Azed,
^ZS TITI
Enfin, M. Le Senne a donné seul des articles sous les noms de CharUy et de MarcfUo,
Titi. Le poète et auteur dramatique Jean Klchepin a
signé de ce nom les vingt et une premières chroniques
t^ écrites eo argot et publiées en premier-Paris dans le jour-
; nal U Tia {1878-79). — Né en 1849, à Médéah (Al-
r . Tnadlam (Eugène). Lisez Eugène Maldant, publi-
y' ciste et romancier qui a également écrit sous son vrai
' nom, qa*ii faut lire à l'envers pour retrouver son pseu-
donyme.
K. Toby (Henri). Compositeur de musique et pianiste
J ", distingué, né Henrj Paturcau, '^'^
Tolbiac Pseudonyme du romancier Duhui dt La-fartst.
Toloza (Pierre). Un des nombreux pseudonymes du félibre bien connu Auguste Tourh, rédacteur en chef du p/ Fttit Toulousain, et qui a encore signé Frère Jean dts En~
^: .^ fontfVKiirfS, Jean Prouvairc, U Ntvcu de Rameau, Jacques
ii-' .' .' Kubtr et Portkos, Il a publié un certain nombre de pla- |2i quettes poétiques et littéraires. — Né le 8 avril 1848, à
|t'V Casteinaadary (Aude).
^^: Tomyar. Nom renversé de l'écrivain Charles Raymol,
^' J ': directeur de V Avenir des chemins de fer. P/ • Tony (Le lieutenant). Une ancienne receveuse des
V,' ' postes, Antoinette Lix, dite Tony, avait reçu dès son enfance une éducation tout à fait virile. Son père, ancien of« |i^ : ficier, Tavait même habituée à porter le costume d'homme. ftv Devenue institutrice en Pologne, elle prit part à la guerre
^ ' d'indépendance de i863 avec le grade de lieutenant et
^^^/ sous le nom de Tony. Chez nous, pendant la guerre de w<^ ' - France, le lieutenant Tony, engagé dans une compagnie
TREBELLl 4^9
franche, se battît admirablement dans les Vosges. Sa belle conduite à cette époque a valu à M^^^ Lix plusieurs médailles et la remise d*une épée d'honneur qui lui a été of* ferte, en 1872, par les dames alsaciennes. — Née en 1839, à Colmar.
Voir l'intéressante notice qui la concerne dans k Livre d'or des posUs d*Henri Issanchou.
Torcenay (H.). Publications données sous ce nom par Técrivain Eugène Yung ou Jung, docteur es lettres, né en 1827.
Toto. Le journaliste Hector de CaUias signait ainsi au Gaulois en 1868; il a encore écrit sous les noms de Do^ rante à la Gazelle des étrangers, de Pierre Dax et Ktné de la Ferlé k VArtisIe et à la Revue du X/X< Siècle, où ces derniers pseudonymes lui étaient d'ailleurs communs avec plusieurs autres rédacteurs.
Touchatout. Le fécond publiciste drolatique et écri- . vain tintamarresque qui signe de ce nom est M. Charles* Léon Bienvenu, qui a, en effet, un peu touché à tout dans ses livres et dans ses articles, où se trouvent mêlées et caricaturées à la fois rhistoii'e, la politiq.ue et la religion. Il a encore signé du nom de Gervais (Martial) des Lettres repu* blicaines en 1875. — Né en i83.5.
Toucliebelle. L'un des pseudonymes de M. Jehan Soudan. Il a encore signé S'aint-Jehan, Fontenoy et Gi- Hess, pseudonyme qui rappelle ses deux initiales.
Trebelli (M^^^). Cantatrice français^ qui a abordé très jeune la carrière italienne où elle s'est fait une réputation. — Née GUlebert, elle a anagrammatisé son nom pour se faire un pseudonyme, et a eu d'assez beaux succès, surtout à l'étranger. Elle a épousé le ténor italien Bettini.
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Trézénick (Léo). Publlciste, né Léon tpintUt, Il a encore signé Pierre Infernal.
Trick. Rédacteur du Charivari, né Joseph Be/on.
Trim. Le poète Louis Ratisbonnc, neveu du célèbre prédicateur, traducteur de Dante, etc., a donné sous le nom précité une série de réciu enrantins et instructifs toujours en f ' vogue. — Né en 1817.
[^.'' * Trimm (Timothée). Pseudonyme illustré par Antoine-
Joseph-Napoléon Lespès, dit Léo Ltspès, né le 1 8 juin 1 8 1 S, à Bouchain (Nord), où son père était chef de bauillon. C'était le jour même de la bataille de Waterloo. ^': ; Avaat de devenir homme deJLeitres, Lespès a d*abord
i ^ été soldat. On le troute, en i8377Tusilier au 55« de ligne,
l '. en garnison à Qermoni-Ferrand; C'est ihéme là qu*il pu*
f/r. blie son premier ouvrage, un opuscule de quelques pages
^ r^ 9^^ P*"'^ ^^^^ "" libraire de la ville sous ce titre : Souve^
^ '" AÎrs et Croquis militaires, en vers, prix : un sou ! Physiologie
S<^ ^ ^- - culinaire du S5< de ligne adressée au dieu du goût par un iy , estomac fatigué, signée Napoléon Lespès, fusilier au SS«.
k /^ — N*estHl pas curieux de retrouver, k trente ans de dis- ^v tance, ce débutant en littérature, qui avait publié son pre-
"^ mier écrit à un sou, attaché à un journal également à un
sou, et qui lui a donné si rapidement la célébrité et la fortune ? Et il avait d'abord bien longtemps cherché sa voie véritable, et par des chemins de traverse parfois bien sin- !^^ guliers, avant d'arriver à cette bienheureuse chronique qui
f ;. lui a valu en si peu de temps une notoriété européenne.
[^-v> - En 1839, il entre comme feuilletoniste au journal VAu'
^\ dience, que venait de fonder Millaud, et il y donne son fa-
1^*- : > meux roman, — plus fameux par le titre qu'autrement,. —
^ les Yeux werîs de la Morgue, par le lugubre commandeur
S^. ' Léo Lespès. En 1840 il devient rédacteur-directeur de la fe .
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K(vut d<s marchands de vin. Alors et plus tard auni il collabore à la fois à plusieurs journaux, et il signe soit de son nom, soit de Tanagramme Scps<l, beaucoup d'articles fantaisistes et autres. Mais c'est surtout à la création du PelU Journal deMillaud qu'il doit sa populaire renommée. Cette collaboration quotidienne au Petit Journal durz de 1862 à 1869. Il jr eut alors rupture entre le journal et son principal rédacteur, et Lespès passa au Petit Moniteur, où il écrivit jusqu'à deux chroniques par jour. Mais le succès ne l'y suivit pas, et il y eut nouvelle scission en 1873. Il est évident que Lespès était usé. Il entra alors à l'Événement, où sa collaboration fut également sans effet et sans durée. — Il est mort le 29 avril 1875.
A citer encore parmi ses pseudonymes celui de Marquise de Vieux-Bois au Journal du Dimanche (1847), de Yorick à la Presse (1866) et de Baronne Jenny d'Erdeck au Moniteur,
Trismégiste (Johannès). Livres sur la magie, les songes, l'art de tirer les cartes, le magnétisme, etc., signés, de ce nom et dont l'auteur est M. Lorambert,
Trois Etoiles. Quelques brochures alors d'actualité, la Question des Docks, la Question des Théâtres, etc., ont été publiées en 1861, à Bordeaux, sous ce pseudonyme énigmatique, par M. Emile Crugy.
Trouvaredir. Pseudonyme du publiciste Edmond Potonié'Pierre qui signe encore Jacques Courrier»
Trublot. Articles de théâtre dans le Cri du Peuple^ rédigés sous ce nom emprunté à l'un des plus célèbres romans de Zola, par M. Paul Alexis, journaliste et auteur dramatique. On doit à cet écrivain un volume tout entier de notes intimes et biographiques sur son maître Emile Zola.
Ursus. L«s bulletins de la Bourse signés de ce nom au journal k Kapptl, dès la création de ce journal, avaient pour auteur le fécond et spirituel vaudevilliste Ernest Blum, né en i836. Fils d'un acteur, M. Ernest Blum a débnté au théâtre dès Page le plîist^dre. Il avait tout au plus dix-huit ans quand il fit jouer aux Variétés sa première pièce, Unt Femme qui mord. Il a aussi longtemps collaboré au journal le Charivari II a également signé au Kappel des articles de théâtre du nom de Marsy,
— Le pseudonyme d*Unus a encore été employé au Gaulois par M. Gaston JoUivet, également auteur dramatique, ancien attaché au Ministère des beaux-arts, .et qui signe encore Grelot au journal légitimiste le Triboulet,
Usbeck. Chroniques hebdomadaires données sous ce nom an Courrier français par le romancier , — alors journaliste, — Hector-Henri Malot, né en ]83o.
Uzès. Dessinateur, de son vrai nom G. Lemot.
Valaire. Ancien jeune premier des Folies-Dramatiques, puis des théâtres de la banlieue de Paris^ de son vrai nom Jacques-Louis PourtakU
Valbel. Acteur de l'Odéon, passé ensuite en Russie, et qui a retourné son vrai nom Bthal au théâtre.
Valb6X*t (G.). Les remarquables articles sur la politique étrangère, publiés de temps à autre soos ce nom, dans la Kepuc des Dtux^Mondcs^ ont pour auteur M. Victor ChtrbuUez, dont cette même revue a également publié les nombreux et jolis romans. — Né en 1828, membre de l'Académie française en i88i«
Valbidor. Une parodie d'une pièce ft succès de Sardou, Georgtitt, a été donnée en janvier 1886, au Palais-Royal, sous ce pseudonyme qui réunissait la première syllabe du nom des trois auteurs de cette parodie, MM. Va/abrègue, Billault et Dorgeval.
Vàldagne (Pierre). Auteur dramatique, né Louis (Lucien), à Paris, le 3 mai 1854.
Valentin (Jules). Le journaliste et auteur dramatique Jules Pr^ve/, qui a été aussi rédacteur en chef du FigarO'Programme, a longtemps signé de ce pseudonyme son courrier quotidien des théâtres au Figaro, Au Figaro- Programme il signait conjointement avec Ém9e Cardon
VALÉVIE
des articles, notes, avis divers, etc., du nom de Joseph
Pass€'partout. — Ne en i83S.
Valérie M'l«^. Ancienne artiste du Palais-Royal où
elle a souvent montré un véritable talent de comédienne,
noumment dans sa jolie création de la BouU^ de Labiche* b- ^ Née Anselin (Valérie), le 14 février 1849.
^ Valgrand (Mn« de). Anagramme du nom de M*^ de
y.^" CroAdval, née Clémence de Reiset. Elle a d*abord donné
t. sous ce dernier nom beaucoup de compositions musicales.
f Depvis son mariage, elle a fait jouer sous son nouveau
;] nom plusieurs ouvrages au Théâtre-Lyrique, à l'Opéra-
'^' Comique et aux Italiens, Us Fiancés dt Kosa, la PéniUnU,
L * PkcoUno, etc. Elle a même doniré iMe opérette aux Bouffes,
f ' ■ le Som de Lise, sons le nom de Caroline de Blangy, Elle a
n \ . fait eatendre aussi de nombreux morceaux de tous genres
y/ dans les concerts publics ou dans des soirées du grand
monde.
Valleyres (Marc de). Journaliste et romancier, né
Oimlûi, en 1S61.
ri Vallière (Jean). Quelques vaudevilles ont été signés
»f de ce Bôm par Paul-Edme de Musset, le frère aîné d*Alfred,
^ ' et lai-néme écrivain distingué. Il a encore signé de son
K \ seul prénom PauL ^- Mort à 76 ans, en 1880.
^- . Vallières (Louis de). Romans publics sous ce nom-
r*."-' par l'imprimeur-écrivain Décembre (Joseph), né en i836,
plus connu sous le double nom de Décembre-' Alonnier, Ce ^* dernier nom est celui de son beau-père, M. Edmond
^^' Alonûer, né en 1828, qui a aussi collaboré à quelques-
jv uns des nombreux ouvrages publiés par son gendre sous
r. . leurs noms ainsi réunis.
i- Valmore. Ancien acteur tragique, depuis bibliothé-