caîre à la Bibliothèque nationale. Né Lanchantin (Fran
VALSERRES 44^
çois-Prosper), il avait épousé M*^ Desbordes, qui jouait alors, comme lui, la comédie, et qui est devenue ensuite si célèbre comme poèie sous le nom de M"*« Dcsbordes^Valmore ». — Mort en octobre 1881, à 86 ans.
De leur mariage sont nés un Bis, Hippolyte Lanchantin, dit Valmore , qui est aujourd'hui chef de bureau honoraire du Ministère de l'instruction publique; et une fille» Ondine, qui a été sur le point d'épouser Saint«-Beiive» et qui s'est mariée au conseiller d'État Jacques ^anglais, mort en 1866, au Mexique, où il était Ministre des finances de l'empereur Maximilien d'Autriche. M<"^ Langlaîs est morte avant son mari, laissant un fils.
Valmorin (Charles de). Un instituteur du département de l'Eure, M. Alexandre Massé, a fait diverses publications sous ce pseudonyme.
Valnay. Excellent acteur de drame, qui a joué surtout à la Porte-Saint-Martin. — Né Dtsrochts (Jacques- Ernest), en .1817. Il appartient au théâtre depuis i836, et a joué aussi en Russie et à l'Odéon.
Valois de Forville. Sous ce nom. Je baron Emmanuel-Albert Du Casst, l'un des plus féconds écrivains de mémoires militaires ou historiques de ce temps, a publié divers romans en collaboration avec M. Charles Valois. Il a encore signé Pierre dt Lacour. Enfin, il çst l'auteur ano- ^ njrme des Souvenirs d'un officier du 2* zouaves, rédigés d'après les notes et les papiers du général Cler, qui a été tué à Magenta. — Ancien aide de camp du feu roi Jérôme- Napoléon, le baron Du Casse est né en 181 3.
Valserres (Jacques). Publiciste agricole, né Jac^ ques^ à Valserres, petite commune peu distante de Gap. Il
û Née en 1 787, M">^ Valmore esc morte en- iSi^m
446 VAN BLACIIENBERG
a publié des études sur Tagriculture, sur le droit rural , et surtout un Manuel d'économie agricole <|ui est très répandu.
Van Blaghenberg. Le savant antiquaire, membre de l'Institut et sénateur, Caignart it Sauley , né en 1807, a signé de ce pseudonyme ironique quelques écrits lors de ses débots dans les lettres. — Mort en 1880.
Vandenne. Premier prix de comédie au Conserva-
tvl loire (concours de i885). A débuté ensuite le 7 novembre
r~- de la même année à l'Odéon avec un certain succès, dans
U Médtcin malgré lui D'origine étrangère, ce jeune comé-
^' ; . dien se nomme Van dtn Ktrckhovt.
b' - Van-der-Vuylen (Léonf. I^udonyme du célèbre
^ ' écrivain belge, membre de l'Académie royale de Belgique,
i^-' Polaîn (Mathieu), né en 1808, et qui a donné une série de
p:^. très imporunts récits historiques, généralement relatifs à
> -lliistoire de son pays. Il était correspondant du Ministère
C ' de l'instniction publique en France, et membre étranger ^> * de notre Académie des inscriptions et belles-lettres. —
*/-.- Mort en 1872.
P Van Hngrelg^om. Sous ce nom, M. Jules Lecomte
i^.". a publié, en 1837, un périt volume médiocrement aimable, S^-' intitulé Lettrts sur les écrivains français (Bruxelles, in- 12).
^yV « Cest un grand mince et p4le qui porte moustache et
mazarioes. On lui donne l'air hautain et quelque peu fat ; c'est un de ces hommes qu'on aime complètement ou qu'on hait complètement. Comme écrivain, il a de l'imaginatioa... il fait des vers ridicules, il a vingt-quatre ou ¥ingt-cinq ans, et il porte à l'année un petit lorgnon d'é-
^' . caille incrusté dans l'œil... » V : Ce peut lÎTtv est devenu très rare; son autear, à qui il
VANNOY 447
avait fait beaucoup d'ennemis, aurait bien voulu ne Tavoir jamais écrit, et chaque fois qu'il parvenait à en découvrir un exemplaire, il le jetait au feu.
Jules Lecomte a encore pris les pseudonymes de Du Camp (nom de sa mère) et d'André (Chronique parisienne du Monde iUustré), Il a d'abord signé X... ses courriers de l'Indépendance belge avant d'y mettre son nom.
Il est mort en 1864, à 5o ans. C'était nn homme aimable, serviable, qui écrivait assez mal le français, mais avec esprit, et qui s'était fait avec sa chronique du samedi au Monde illustré une position très autorisée dans la presse parisienne. Il a eu de désagréables procès, et il nejouissait pas d'une merveilleuse réputation ; mais j'ai eu l'occasion de constater, en diverses rencontres et pour quelques affaires personnelles, qu'il valait vraiment mieux qu'elle.
Signe particulier : Ennemi juré de M^^ Ristori, qui l'avait fait condamner à des dommages- intérêts pour avoir dit trop crûment ce qu'il pensait du talent de cette . célèbre tragédienne.
Van Ghell (NfUe). Chanteuse d'opérette, célèbre depuis plus de vingt ans dans ce genre spécial , où elle, a brillé longtemps à la première place. D'origine belge, elle est née Van Ghèle (Célina-Anna), en 1847.
Van Hier. Célèbre peintre autrichien qui s'est surtout adonné au paysage. — Né en 1887, à Trieste^^baron de Hierschel de Mineri (Georges). Il expose aux Salons annuels de Paris depuis 1873.
Vannoy. Excellent acteur des théâtres de drame, surtout de la Porte-Saint-Martin. Son véritable nom est Alanic (Alexandre-Henri). « Ayant eu peur, m'écrivait Edouard Fournier, de son nom et de la nique qu'il lui aurait value
44^ VANOR
de U pan àt% iitis, il le changea. Pour s'en faire un autre, il se souvint qu'il était de Vannes et il s'appela Vannoy. »
Vanor Georges}. Abréviation du nom de Georges- ' Roland Van Ormtlingtn, à la fois poète et journaliste, qui
p ^ a créé la Kf9ut rose, organe littéraire et humoristique,
^< . laquelle paraissait d'abord sous le titre de FtuilU rose. — Ce
^ jeune écrivain est né à Paris, en 1866.
t/ ■[ Van Slopen. Le lecteur n'a sans doute pas oublié
\i , tout à fait la singulière histoire du propriétaire de ce
X pseudonyme. Je la lui rappellerai en peu de mots :
t ^ Le comte Guillaume Libri^ né en i8'o3 et fils du comte
c . Georges Libri-Ba^ita/io>, était "HiMélèbre professeur ita-
Ken qui se fit naturaliser Français en i833 , et devint successivement collaborateur des principaux journaux de Pa- 1^: . ris, professeur à la Sorbonne et membre de l'Académie des
sciences. Il avait le goût des livres rares, des manuscrits précieux et surtout des autographes, et il était de notoriété publique que ses collections de ces diverses choses étaient K des plus considérables comme aussi des plus authentiques.
^.;. ■ Cependant il arriva que les archives des Affaires étrangères,
'^ que la Bibliothèque rojale et d'autres bibliothèques impor-
^'; Untes de Paris et des départements, se plaignirent de vols
r^ - nombceux faits et renouvelés à leurs dépôts, malgré la plus
^»'- I. Son état ch il complet était GuiUaame-BfUtus-IcUittt-Timoléon,
•f: comte Libn-Carvcd.
' 2. L'escroquerie semblerait avoir été de tradition dans cette famille ;
-'^.- te comte Georges Libri, qai était aussi un savant et qui avait publié
^» t beaucoup d*artic]cs et de brochures sous son nom, et encore sous les
^ ' pseudoftjmes de LiaRj-Babagor et de Misochlocrattg fut également
p[- condamné plusieurs fois pour escroqueries et récidives, sous la Resai: . > tauraiioa fc an commenccaMiit du règne de Louis- Philippe. Il est oMrt
lÛ'.'.
VAN SLOPEN 44^
active surveillance. Quelques indices firent soupçonner le savant M. Libri d'être l'auteur de ces diverses soustractions. Sa haute position dans l'Université lui avait donné l'entrée particulière de toutes les bibliothèques, et il y venait et en sortait comme il voulait, emportant ce qu'il trouvait à sa convenance sous le prétexte de livres ou de manuscrits à consulter pour ses travaux. Il profita de la liberté qui lui était ainsi laissée pour distraire adroitement des collections et s'approprier des pièces inestimables. Une instruction fut secrètement commencée contre lui au lendemain même de la révolution de 1848 > ; il en fut informé par ses amis, et il prit aussitôt la fuite. Réfugié à Londres, il ne cessa de protester de son innocence, avant comme après l'issue de son procès. Il n'en fut pas moins condamné, le sa juin i85o, à dix années de réclusion par la Cour d'assises de la Seine.
Son affaire fit grand bruit ; il y eut, pour et contre, beaucoup de passion et d'animosité répandues publiquement dans des brochures et des articles nombreux; mais le -fait du vol reste néanmoins certain. Une dernière tentative de réhabilitation faite au Sénat en juin 1861, sur le rapport de M. Mérimée, est restée également sans conclusion favorable. Bien plus, les détails du toI et du procès; reproduits alors devant la haute assemblée , rappelèrent une fois encore au public cette affaire, déjà vieille de plus de dix ans, et la culpabilité de M. Libri se trouva affirmée de nou-
I . Sans une découverte inattendue, Taffaire Libri eût peut-être été
étouffée même ayant d*avoir été entamée, grâce i la révolution ' -i
de 1 848, qui portait alors bien ailleun les préoccupations et les espriu. * <'
Au pillage du Ministère des affaires étrangères, au t>oulevard des Ca* ,:'^
pucines, on trouva sur la table de M. Guizot une dénonciation caté- . , ^ ^;
gorique des faits ci-dessui rapportés. Le ministre. de la justice de la ^'.^
république s*en empara, et l'affaire suivit son cours. i""^;/'
^So TARENNC
Teaa d*une manière évideote, et, celte fois, définitive. Le comte Libn, avant son procès, avait fait plusieurs ventes de manuscrits et d'autographes où figurèrent la plaprt de ceux qu'il avait soustraits après suppression de (onle trace de leur provenance. Il rédigeait lui-même, par surcroît de précantioo, et avec le plus grand soin, les catalo- 1^ : goes de ces diverses ventes, et il les signait tous de noms
i;.', différents et supposés : Cannatar, Kiffct, Van Sioptn,
i^'l'^ W. Goiilkb, Thomas (W.). Il a donné de nombreux arti-
1^.^ des' anonymes de littérature et de sciences à là Rcmic des
^ Deax'hianéa de 1 83 2 à 1848, et au Journal des Savants
^^f de 1840 & 1846. — Mort k Londres, le 26 octobre 1869.
|{.^ Varenne (MU^). Comédié^«%:née Aline Bic,ti fille
!^j de Tattcien administrateur de ta Ubtrié, A été élève de
au '• . Monrosç.
t. ' : ' Varennes (J. de). Le député bien connu de la
^'; ^ Côte-d'Or Pierre Joigntaux a signé de ce nom son li-
P' vre Us VâlUcs de la ftrmt du Tourne-Bride, ou Entreitens
Pi' ^ , . sur tagriadiure, qui a eu plusieurs éditions. — Né en
^7/ 181 5, & Varennes (Côte-d'Or), d'où son pseudonyme. h, •: VarJH' Fécond auteur dramatique, né Charles Vbfrfn,
%\ \ Nancjr, où son père était maître d'écriture. Entré dans
yl^ ^ la carrière liuéraîre, malgré ses parents, il fut obligé de
^./; . modifier son nom, et fit même jouer sa première pièce
£!r^:<. . . fons le simple pseudonyme de Yidor. ^ Mort en avril
P^r' 1869, à 71 ans.
^ Varsosoliis. Publications illustrées sur des curiosités
\^ '' et antiquités iroyennes publiées sous ce nom, à Troyes,
€f- , par réditeur Louis Varloi, qui a encore signé de ses seules
r .. initiales I. V.
j&* . « Vasili (Paul). Les curieuses études sur les sociétés
m^ ' étrangères publiées sous cette signature dans ta Soumette
VAUDOR^
Revue, puis en volumes, et qui ont donné lieu à iks eussions nombreuses, ont, — d'après le journal le F ^ais, — notre confrère le journaliste et publiciste h des Houx pour auteur. — Né Durand-Morimbeau, et cien professeur au lycée de Ch&teaudun.
Vassy (Gaston). Journaliste, qui a surtout longte appartenu au Figaro et à la Liberté. C'était un remarqu t échotier 9 . II a encore signé Punch des articles de thé au journal la Liberté, — Né Pérodeaud (GaMon),en 18 mort en 188S.
Vast-Ricouard. Deux écrivains, M. Vast et M. couard, ont donné la plupart de leurs ouvrages, — rom: théâtre, journalisme, — sous leurs noms ainsi réuni l'exemple d*£rckmann-Chatrian. Cette fraternelle associa a été douloureusement rompue, au mois-de mars 1887, la mort de M. Gustave Ricouard, à l'âge de 34 ans.
Vatel. Menus et articles culinaires signés de ce 1 à l'ancien journal l'Estafette^ par M. Gaston Deserres,
Vaucorbeil. Compositeur de musique, devenu - recteur de l'Opéra en 1879 et'le second, avec Lulli, soit mort en fonctions (2 novembre 1884); Fils de F cien acteur du Gymnase, connu sous le nom de FervîlU qui est mort en 1864, à 80 ans, il se nommait en réi Veaucorbeille, « fils, dit son acte de naissance, <le Le Bazille Veaucorbéille et de JuHe-£sther Léonard, 1 deux artistes dramatiques, mariés à Nantes le iS 1 1806, né à Rouen, rue des Charrettes, n^ iS, le san i5 décembre 1821 ». Le regretté directeur de l'O] avait été promu au grade d'officier de la Légion d'h neur le i3 juillet i88i.
Vaudoré (Symphor). .Brochures d'actualité sur
4^2 VAUCHAN
questions de la liberié d'enseignement et de celle de l'Église, publiées sous ce nom par M. André Jacoby,
Vaughan (Ernest). Journaliste, administrateur de flntramigtani, de son vrai nom Boulin,
Vedel. Ancien directeur de la G>médie-Française,
d'abord acteur en Russie. C'est lui qui a eu l'honneur de
présider aux débuts de Rachel, et il a même consacré une
f^\ intéressante brochure à l'illustre tragédienne (in-8, 1859).
;:: —Né Poiilcf (Alexandre-Louis) le 3i juillet 1783, il est
^ ' mort le 11 janvier iSyS.
^-' Veigné (Charlotte de). M»I« Marie Gucrritr dt
^1 Haupi, fille de l'ancien journaliste de ce nom qui a été
^, directeur de l'École normale ct'MÎiens, a d'abord écrit
t'. sous ce pseudonyme. Elle a publié beaucoup de récits à
f . Tusage de la jeunesse.
^ " Velnac. Un avocat, M. Ltcanu, a publié sous ce
pseudonjme-anagramme, chez l'éditeur Le Chevalier, un ^^ petit volume in -3 2 : Dts Ftmma (1867). On doit encore
à M. Lecanu le texte d'un livre anonyme, iHustré de jolies eaux-fortes de Maxime Lalanne, Chtz Victor Hugo, par !^> Ufi poiiant (Cadart et Luctf, 1868, in-8).
n/' Vémar. Anagramme qui rappelle le nom du publi-
^^ dste Gustave Marx, auteur de nombreux écrits d'actua-
^r Kté; parodies, complaintes, almanachs, etc., qu'il a encore
^ . publiés soit anonymement, soit sous le nom de V. Emar.
fl^ Il est l'auteur d'une parodie non signée des MisérabUs de
r * Victor Hugo, qui a paru en 1862, et qui avait pour titre
f : . . ia Sorcière pour rire.
Ventine (Pons de). C'est sous ce nom que le célèbre poète Fienncf a publié, en 1808, un poème en l'honneur de la victoire d'Âusterlitz, poème qu'il avait intitulé VAu9^
^iiy:.' Uriidi.
VENTINE 453
M. Vienneta été l'un des derniers poètes vraimeat con* vaincus de ce siècle ; il accomplissait sa mission d*homme de lettres à l'égal de ce qu'on appelle parfois, en plaisantant, un sacerdoce. Il fut abreuvé de nombreux déboires et passa successivement par toutes les phases les plus variées de la popularité et de l'impopularité ; accusé par les uns, moqué par les autres, tour à tour dénigré ou exalté outre mesure, mais ayant toujours eu Tesprit de se main- 'tenir ferme, solide et inaltérable au-dessus des petites guerres de parti qu'il eut à subir.
Dans son testament qui est peu connu, il parle ainsi de ses œuvres :
Mon héritagt $tra fort mince. Tétais l'aîné dt six enfants et notre fortune était fort modeste» Il était d'ailleurs fort dif-^ fic'de de m\nrichir à l'aide du genre de littérature que j'ai persisté à cultiver depuis et malgré Vavènemient du romantisme et de la fantaisie. Jusque-là mes auvres avaient eu quelque pâleur, mais ce qu'elles m'ont rapporté s'est englouti dans la faillite de deux ou trois sociétés industrielles.. •
Après avoir disposé d'une partie de son mobilier en faveur de diverses personnes, le testateur ajoute :
... Je ne peux plus malheureusement joindre à Vactif de ma succession le produit de mes cnorres... Elles ont 'été tôchement et durement ruinées par les attaques des trois par^ tis politiques et littéraires que j'ai combattus. Les roman^ tiques m'ont puni de mes satires, les républicains de mon amour pour la monarchie, les légitimistes de mon adhésion à la nouvelle dynastie. Ils ont ruiné ma première réputation, ma popularité, et couvert mes auvres de ridicule; et, quoique les applaudissements publics ne m'aient manqué qu'une seule
4^4 VCRMOND
fois ■, je nose croire qu'à l'heure de mon décès ces passions
ennemies soient assez apaisées pour traiier avec plus de jus^
tice l'auwre dt soixanie^irois ans d'un travail consciencieux.
— Les trois quarts de mes écrits ont été publiés, mais épar^^
pillés dans plusieurs recueils et chez divers éditeurs. Mais
y\ Vensemhle manque, et les libraires hésitent à faire les frais
7/S de quitru ou siàe volumes de vers ou de prose, qui peuvent
"^ \ \ €onsHUier nus ctavres et dans lesquels toutefois je ne com'-
r prends ni mes trois romans, ni mes vingt ou trente discours
'^^ ' politiques, ni mes deux cents articles de journaux. Ce n'est
r - ; point là de la littérature, et je ne suivrai pas, en les faisant
K réimprimer, l'exemple que me donnent aujourd'hui la plupart
n,\ de mes contemporains... ^^^^^
k-:'' Je laisse quatre volumes de mémoires,' f ai vu presque tous
;'^ ^ grands personnages de mon temps; j'ai coopéré à bien des
^v événements. J'ai dit la vérité souvent avec passion, trop sou*
^: vent peut-être, mais j'ai toujours été juste et vrai. Advienne
Ir" , que pourra!
Fait à Paris, le 9 novembre 1867, neuf jours avant d'à» voir accompli mes 90 ans,
^^ ViENNET.
Yr
;^ -' ses 91 ans.
Viesnet est mort le 1 1 juillet 1868, quelques mois avaot
Vermond (Louis de). Le romancier et critique d'art L^'- / bien connu Louis Enault s'est souvent servi de ce pseu- ^ . donjrme. Il signait encore Snor^Luce dans feu le journal le
^ ' Papillon, créé par M»e Oljrmpe Audouard (1862 à i865).
.:/ — Né en 1824.
Vemert (Louise). A l'époque de la conspiration de
I . AHssioa i U chate bnijtnie de sa tragédie 6*Àrbo$ast€, qui ne p«t aToir qtt'ane seale représcotatioo (1841).
VERNERT 455
Strasbourg (novembre i836), le prince Louh-Napoléon Bonaparte^ depuis Tempereur Napoléon III, écrivit k quelques-uns de ses affiliés, notamment au colonel Vaudrejr, plusieurs lettres, signées de ce pseudonyme , où il déguisait habilement sa personnalité et ses projets. Dans Tune de ces lettres, qui a été rendue publique lors des débats relatifs à cette affaire, Louise Vernert parle seulement à ce même colonel Vaudrejr d'un mariage dont il veut bien s'occuper pour elle, c Mon mariage dépend de vous, dit la prétendue Louise Vernert; mais, en attendant que je . sache si je me marierai ou si je resterai vieille fille, je. vous prie de compter toujours sur ma sincère affection ^ »
Le mariage, comme on le pense bien, c'était la conspi* ration dont le résultat pouvait, en effet, dépendre de l'accord avec le prince du colonel Vaudrej, qui commandait un des régiments d'artillerie de la garnison de Strasbourg.
Mais le prince a publié depuis, soit comme prisonnier ou proscrit, soit comme empereur, des ouvrages qui ont mieux servi à établir sa réputation d'écrivain.
En i832, à 24 ans, parut sa première publication, une simple brochure, sous ce titre peu ambitieux: Kêptrits poli- Jiqucs;
En i833 il adresse une fyttrt en ptrs à M. de Chateaubriand au sujet de la duchesse de Berrj ;
Les Considérations sur ta Suisse sont de la même année ;
Le célèbre Manuel d'artillerie parut seulement à Zurich quatre ans plus tard (i836);
En 1837, il publie à Londres son ouvrage le plus ré-
1. Od trouvera ceue lettre eniièremem reproduite daos U procès de Stratbourg, publié en néme temps que celui de Boulogne, par un ■Tocat du barreau de Parts, M. Albert Fermé, (s vol. iii-18. Le Chevalier, novembre 1868.)
4S6 VERNERT
pandu et le plus popularisé : Idéts napoUonUnnes. Traduit dans presque toutes les langues de TEurope, ce curieux écrit, apologie et justification de Napoléon !«' et du régime impérial, a fait en peu d'années le tour du monde entier. Il a eu de nombreuses éditions, dont Tune surtout, i bon marché, a eu une vente considérable.
Du fort de Ham, en 1841, le prince, alors prisonnier, livre à fa publicité , d'abord une note curieuse sur l'artillerie, pois son intéressante étude sur la Chute dts Stuarts;
£0. 1843, il publie une brochure politique d'actualité : la Quniion suisse;
En 1843, il répond sur un ton très vif et très rude à des attaques dirigées par M. d« J^artine contre Napoléon;
En 1844, un nouvel ouvrage. Extinction du paupérisme, obtient un succès presque égal à celui qu'avait eu, sept ans auparavant, le livre des Idées napoléoniennes.
Ces divers écrits ont paru, en 18S4, réunis pour la première fois en une luxueuse édition par les éditeurs Pion p ' et Arajot (4 vol. gr. in-8).
ir^ On peut chercher encore dans le Dictionnaire de la Con-
^ ' wersation beaucoup d'articles élaborés dans le calme de la
^ même prison, et dans les journaux de l'époque bon nom-
bre de lettres et de publications d'actualité. Depuis 18481 enfin, il faut ajouter à l'œuvre de Napoléon III une série très étendue de discours et de proclamations qui n'en sont pas la partie la moins curieuse ni la moins importante; des lettres adressées k tous les hommes illustres du temps, k des souverains, à des ministres, à des généraux, etc., sur des affaires privées ou publiques et dont la collection publiée serait d'un prodigieux intérêt historique.
Gtons enfin, dans les années 186S et 1866, l'apparition des deux premiers volumes de VHistoire de César^ dont le