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VILLEBLANCHE

de rintërieur, M. de Marcère, fut très longtemps gardé, et plusieurs écrivains furent soupçonnés d'en être les auteurs avant que le véritable se fût fait connaître. — M. Yves Gu^ot est né en 1843.

Vignon (Claude). Auteur de quelques remarquables romans; sculpteur de talent, journaliste, etc., née Cadiot (Noémi) en i832. Élève de Pradier,^lle épousa en 1848 l'abbé défroqué Alphonse-Louis Constant, le trop fameux auteur de la Bible dt l'humanité, et qui, sous le nom d*£/fphas Uvy, est devenu magicien et a même publié sur sa doctrine et sur ses idées un Kituel qui est assez connu. Ce premier mariage de Claude Vignon ne fut pas heureux, et les deux époux furent séparés judiciairement quelques années plus tard. L'abbé Constant ne mourut qu'en- 1876. Sa veuve épousa alors le député Maurice Kouvier, qui, depuis, a été ministre. M<"« Rouvier a encore publié dans divers journaux, sous le nom de H. Mord, des correspondances sur les séances de l'Assemblée nationale de Versailles de 1871 à 1876. — Un décret, en date du 26août 1866, avait autorisé M<n« Constant à porter légalement le pseudonyme de Claude Vignon sous lequel elle est littérairement connue.

Vigreux (Ernest de). Le publiciste Louis-Ernest Hamel, historien de la Révolution *, membre du conseil municipal, a signé de ce nom une petite comédie. — Né en

Villeblanche (M»« de). Directrice fondatrice du journal la Poupét modèU, et auteur de divers ouvrages en- JFantins. — Née Blanche d'AndcvHU tn i835, et devenue par mariage M°>« Seuriot.

I . A citer turtont ses histoires de Saint^ust ec de Robnpitrrt qui ont causé bien des ennuis à leur auteur sous le dernier Empire.

4^2 VILLKMER

Villemer i Marquis de). Pseudonyme emprunté au célèbre roman de M^^ Sand par Charles Yriartt, d*abord architecte avant de devenir écrivain. Il a longtemps chronique dans divers journaux, mais surtout au Monde iUustri, sous les noms de Junior et d*ÊvarUtf. Enfin, sous son pseudonyme de Marquis de Vi7/^m€r^ qui est le plus connu, il a publié plusieurs séries de portraits contemporains à énigmes qui éuient^leins de finesse, de tact et de bon goût. Us ont été réunis en volumes. — Né le S décembre i83s.

Villemessant (Hippolyte de). « Journaliste français, dît Vapereau, né i Rouen le 22 avril 1812. Il porta iusqu'à quatorze ans le nom de" seF»-père, le colonel Carlier* Eaptisé seulement à cet &ge, il prit celui de sa mère, Augusiine de Villemesiani, se maria à dix-huit ans à peine dans la ville de Blois, et y tint quelques années, sous la raison Cartier-Briard, un commerce de rubans. » Il ne vint à Paris qu'en 1839.

C'est, avec Emile de Girardin, le plus célèbre et le plus habile des créateurs de journaux contemporains >.

M. de Villemessant a signé dans la Presse, en 1841, des courriers de mode du pseudonyme de Louise de Saint- Loup, nom de sa grand'mèrc. Enfin, il a donné au Figaro^ en 1860, avec A. Second, une série de petits articles détachés, sous la rubrique : Paris au jour le jour, et qui étaient signés d'abord Pierre et Jean, puis Jean^Jean.

I. Voici la liste des principtux qu*il a fondés ou dirigés : La Sylphide, le Lampion, la Bouche de fer, la Chronique de Paris, le Figaro, le FigarO'Frogramme, la Gazette de Fari$, le Grand Journal, la Gatitte des abonnés, l'Autographe, l'Événement, la Gazette rose, le Figaro (politique ce qQOiidien}, le Faris-Magazine, les Événement», le Fttit Figaro, le Felit Figaro illustré, la Lanterne (avec Rocbefort}» le Diable à quatre, l'Estafette, etc..

VILLEVERDE ^^63

— Mort le 12 avril 1879. Sa femme, Félicité-Madeleine Briard, lui a survécu jusqu'en 1881. Ses deux filles ont épousé. Tune Bénédict Jouvin, l'autre Gustave Bourdin, tous deux aujourd'hui dcccdés. Il a laisse des Mcmoir^s dont la rédaction a été attribuée à Philippe Cille.

Villeneuve (Albert). Le fils cadet de rancîen ministre Victor Duru^, M. Albert Duruy, a écrit en 1.869 dans le journal U Peuple français sous ce pseudonyme. — Né en 1844.

M. Duruy a eu deux autres fils : l'ainé, Anatole, ancien receveur des finances, est mort en 1879; le troisième, Georges, est' professeur d'histoire.

Villeray. Ancien jeune premier du Gymnase et de rOdéon, passé ensuite dans les théâtres de drames, et devenu en 1886 l'un des artistes associés du nouveau théâtre de Paris (ancien théâtre des Nations). — Né Khé^ vilU.

Villette. Quelques articles ont été signés de ce nom par le journaliste Louis Halem, ancien directeur de la feuille spéciale le Théâtre, — Voir Jouot,

Villeverde (De). Un pastiche écrit dans le style de Molière et de Regnard, la Perruque merveilleuse, comédie en trois actes, en vers, a été représenté à l'Odéon, au mois de janvier 1879, sous le nom précité. On avait fait un certain bruit autour de cette pièce avant sa représentation. Elle était, disait-on, d'un auteur inconnu qui en avait mystérieusement déposé le manuscrit chez le concierge du théâtre. Néanmoins, le premier soir, on proclama le nom de M. de Villeverde comme étant celui de l'auteur de ce pastiche écrit en fort jolis vers, mais, en revanche, d'une contexture dramatique un peu frêle. En somme, ce M. de Villeverde n'était autre que le fécond et spirituel

464 VILLCVERT

Paul Ftrritr qui a heureusement écrit bien d*autres comédies plus originales et d'une meilleure venue, et qui avait pris, en celte circonstance, le nom même de sa mère comme pseudonyme. — Né en 1843.

Villevert (Armande de). Pseudonyme du vaudevilliste Durantln (Armand). Il est Pauteur, — longtemps aao- ■yne, — d'une pièce qui a fait un certain bruit au thé&tre du Gjmoase, Hilcht Paranqutt (i866). Remaniée par M. Alexandre Dumas fils, elle obtint un succès prolongé. Il y eut entre les deux auteurs, ï. la suite de cette collaboration importante, une discussion que les journaux ont rendue publique et qui a établi clairement la part de travail fournie par chacun d'eux. '^'^

Cette discussion se renouvela en 1882, à propos d'une reprise d'HéloUt Paranquti, au Gymnase. M. Durantin crut devoir alors publier sa pièce originale, avant les retouches de Dumas fils, ainsi qu'avait fait jadis Emile de Girardin pour le Supplice d*une femme. La publication de cette pièce, qui s'appelait d'abord Madame de BreuU, démontra suffisamment que sans l'intervention de Dumas fils Héloùe Paranquet n'eût pas réussi. Ce qui revient à dire que si M. Durantin est bien l'auteur incontesté de Madame de BreuU, c'est Alexandre Dumas fils qui est l'auteur, — également incontesté aujourd'hui, ^- ^'HéloUe >ir- Paranquet — Durantin est né en 1818.

Vincent (Jacques). Romancier, collaborateur de la Rtwue des Deux-Mondes, d'un talent fin et délicat, qui n'est autre que M°>* Angèle Dussaud,

Vindex. Pseudonyme de M. Gustave Kamon, avocat et industriel dans le Pas-de-Calais. A publié deux volumes sur l'invasion en Picardie (1878).

Violette. Chroniques à VÉvénement et études sur

VOLNY 465

Tart de la loiletic et sur les grandes daines d*aujourd*hui, publiées sous ce nom par M'l« Alice de Lainccl, qui a aussi italianisé son pseudonyme en signant VioUUa. Elle a encore signé Claude Vento.

— Une dame belge, M"*^ Denos, a également pris en littérature le nom de Violette comme pseudonyme.

Virg^inie. La célèbre comédienne Pauline- Virginie Déjaui a d'abord joué sous son deuxième prénom. Cest seulement en 1820 qu'elle prit son nom de famille au théâtre. Née le i«' septembre 1798, elle était la treizième et dernière enfant d'un tailleur de Villefranche (Saône-et- Loire). — Elle est morte le i«c décembre 187S. Ses funérailles, qui eorent lieu le 4 décembre suivant, donnèrent lieu à de grandes manifestations de sympathie et d'universels regrets.

Viro (Prosper). Publications de voyages et d'art faites sous ce nom par le docteur Félix Andry, né en 1808.

Vitellius. Rédacteur de l'Événement, né Maurice^ Dancourt,

Voiseux (Auguste). Articles donnés sous ce nom ai| Pays par le regretté Emile Gaboriau, qiiî a publié de si ingénieux romans judiciaires, et qui est mort le «9 septem* bre 1873, à Page de 38 ans seulement.

Voici (Georges). Publiciste, né Petit (Volcî-Ceorges) en 1843, et chef de bureau au Ministère de l'instruction publique.

Volny. Comédien distingué qui a appartenu successivement à la Comédie-Française, au Vaudeville, à la Gaîté, à la Porte-Saint-Martin, etc., et qui a eu, pour son avenir dramatique, le grand tort de quitter le Théâtre-Français où ses débuts dans Chatterton (5 février 1877) avaient at-

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