‹ Dictionnaire des pseudonymesChapitre 133 sur 142 · MAXIME 48S · texte numérisé non relu

MAXIME 48S

Ell« s'jr montra vingt-deux fois jusqu'à Tannée de son départ (1843). « Elle avait, a dit d'elle l'archiviste Laugier dans son volume la Comédit-Françaisc d<puis i83o (in- 18, Tresse, 1844), des qualités extérieures fort négatives. Peu de noblesse dans la physionomie, dans l'attitude, dans le geste, un organe frêle et une émission de voix difficile disposaient peu en sa faveur; mais, à côté de ses défauts physiques, il j avait une grande puissance de volonté, beaucoup d'âme, de la sensibilité, de l'élan, une grande hardiesse, des études opiniâtres... • Elle joua ensuite, avec un certain succès, Cinna, Tancride, Iphigénit, Adélaïdt DuguescUn, le Cid, Œdlpt, Miropt, et enfin Mark Stuari de P. Lebrun, où elle se montra treize fois de suite dans le personnage de la reine Elisabeth aux côtés de Rachel qui représentait la reine d'Ecosse. Enfin, en 184$, le rôle de Guanhumara lui fut distribué dans Us Burgravcs et elle le répéta même trente-deux fois de suite. Puis Victor Hugo, la jugeant insuffisante, fit engager M^^ Théodorine (Mn»« Mélingue} qui fut sociétarisée â cet effet, et qui créa le rôle. M"« Maxime, dépitée, fit un procès au théâtre et le perdit. Elle retourna alors â l'Odéon où elle reprit Lucrèce, de Ponsard (28 septembre 1843), créa le Vieux Consul, de Ponrojr (10 février 1844), VEgmont, d'A. Rolland (as mai 1847), etc. C'est seulement après la révolution de 1848 que cette artiste, en somme distinguée, quitta définitivement le théâtre. Elle devint alors par mariage M*ne Charies Fauvety, et elle est morte seulement au mois de mars 1887, à 76 ans, et près de quarante ans après sa retraite.

Nous nous sommes longuement étendu sur la biographie de' M}^ Maxime parce que nous n'avons trouvé dans aucun dictionnaire, soit de Vapereau, soit de Larousse, soit dans tout autre recueil de ce genre, une'notice queK ^''}^

MliANDA

conque sur cette tragédienne. — Voir à l'article Araldi, page 20 dans ce volume, quelques détails également biographiques sur une autre rivale de Rachet qui parut sur la scène après M^^ Maxime.

Xiranda (Ange! de). Ancien journaliste à Paris, longtemps au GauloU, aujourd'hui député aux Cortès, à Madrid. — Né Angel-Ramon-Maria ValUjo, il a pris en littérature le nom de sa mère la comtesse de Casa^Mhranda. Il a épousé, le la mars 1887, la célèbre cantatrice Christine Nilsson, veuve d'Auguste Rouzaud.

Xontancey (Léo). Romancier et journaliste; de son ?rai nom Françoi^Léo Goudeau, d*abord élève à T École de Saint-Cjr, puis sous-lieuteffljlt aa*i38« de ligne (icr octobre 1874). Démissionnaire Tannée suivante. Frère do poète Emile Goudeau, il est mort en mars 1887 à Phi* lippeville (Algérie), où il dirigeait une feuille locale intitulée VAIgéritn.

Xontrevéche. Chroniques données sous ce nom par le critique littéraire Emile FagutU

Xorcrette. De son vrai nom Mm« L. Max,

Mouravline (D.). Publications diverses et romans donnés sous ce pseudonyme par le prince Dmitri Ga/n fzmc.

' Nala-Damajanti. Charmeuse de serpents aux Folies-Bergères où elle attirait la foule vers la fin de Tannée 1886. On la disait Indienne, et elle fut jadis exploitée par le célèbre Barnum. Un procès où elle figura en mars 1887 révéla au public la véritable nationalité de Nnla-Damajanti, qui se nommait beaucoup plus simplement ÉaiKe Poupon, et qui était née à Nantejr (Jura) le 4 juillet 1861, tfès loin des bords du Gange, comme on voit.

. PBARL 487

Old Paper. C'est en 1 887 , et non en 1 867, — comme une erreur d'impression nous te fait dire à la page 324 de ce volume, — que M. Darimon a publié des articles à sensation sur le prince impérial.

Optio (Olivier). Pseudonyme de l'écrivain américain William Adams, d*abord instituteur, puis auteur sous le surnom précité de nombreux ouvrages destinés à la jeunesse et rapidement devenus populaires. — Né en 1823.

Orbe (Richard d'). Poète et professeur de littérature française, né à Genève en 1807; ses œuvres ont été publiées dans sa ville natale en 18S1. — De son vrai nom Albert Richard.

Orcières (Paul d*). Cet écrivain, qui se nomme CapdevilU (voyez page 326), est également signalé à la page 1 39 sous te pseudonyme d'EUivedpac,

Pauvre Liérian, poésies diverses publiées sous cet anagramme par le poète Paul Verlaine»

Pearl (Cora). A propos de la note de la page 339 de ce volume nous avons reçu de notre érudit confrère, M.Auguste Vitu, la communication suivante :

Les Plaisirs de Paris ont été publiés en 1867. J'en possède un exemplaire, dont je transcris ici le titre :

c Les Plaisirs de Paris, guide pratique et illustré par Alfred behau, Paris, Achille Faure, Uhraire-éditeur, 18, rue Dauphine^ 1867. /n-16 de 299 pages, imprimerie de L, Poupart-Davyl (l'auteur de la Maîtresse légitime), 3o, rue du Bac. »

Le livre n'est pas dédié à Cora Pearl, mais à M. de Conty, auteur des Guides pratiques^ et fait en effet partie de la col'lection des Guides Conty, pour laquelle il a été commandé. Cette dédicace explicative, signée Alfred Delvau, finit par ces

';^. 488 RAMCLLI

lignes : « C'est me demanétr V impossible; je wais le tenter. Tant pis pour vous et pour moil »

La dédicace à Cora Pearl mentionnée à la note de la

susdite page 339 figure bien en effet en tête du manuscrit

yl ' de DdTau îatitulé Us Plaisirs de Paris, mis en yente à

^'; , llidiel Drovoi par Eagèae Charavay (8, quai du Louvre),

!>; le lundi 7 «an 1887.

^^' RameUi (M»«). Nous avons omis» à la page 369, de

f^*'^-. donner te nai nom de cette regrettée comédienne. Elle s'appelait Ml>* Boursin.

Reaal (Antonjr). Écrivain lyonnais auquel on doit des J^ZV poésies, des romans, et mène 1tfeif»lies mélodies, paroles ^V- et musique. ^ Né Billet (Claude, dit Claudius); mort !>;; . en 1866, à l'âge de 61 ans.

^^^' . Rengade (Jules). Nom véritable du médecin qui écrit

{/r- ^ sous le pseudonyme d'ilrtsfidc Roger. (Voir p. 374 et 3 80.)

;^' ' RigolettO. G>urriers de théfttre donnés, sous ce

nom, à la iAerté, par le publiciste de Molines,

V; RoiHTille (Georges di). — Né J.-A. Garçon,

1^;:' Sunéon^Chanmier. Romancier et poète, surtout

^ de l'époque romantique, né en 1 806, Chawnier (Pierre-

Siméon). — Mort en 1868.

80I Dièze. L'un des pseudonymes du fécond publiciste et ioumaliste Jules Lovy, né à Furth (Bavière), en 1801 , et venu à Paris en 1816 où il s'est fait plus tard naturaliser Francab. Il a collaboré à tous les petits journaux de '^.^,. son temps et a fondé avec G>mmerson, en 1840, le Tarn-

iam devenu peu de temps après le Tintamarre. C'est lui qui avait ianginé les fameuses Pensées d'un emballeur en ekmbrt, signées Joseph Citrouillard, pseudonyme qui lui

Page 1