‹ Dictionnaire des pseudonymesChapitre 16 sur 142 · BRUNETTI · texte numérisé non relu

BRUNETTI

Depuis elle a élevé des prétentions bien plus hautes, et, dans une lettre rendue publique, s*est déclarée la collaboratrice anonyme de Scribe pour diverses pièces célèbres, entre autres une ChaÎM, Cette étrange lettre, adressée à Georges Monval, archiviste de la Comédie-Française, a été publiée par nous dans la Gazeîtt antcdotique du 3 1 août i883. A en croire Mn>« Claire Brune, les héritiers de Scrib« lui devraient encored'importantsdroitsd'auteuretootammeat 1 1 ,000 francs, dette reconnue par Scribe lui-même et par écrit, pour sa part de collaboration à une Chaîne. — Née l

Pétîniaud de Lacoste, et devenue par mariage Mn>« Mar-houty»

Brunet-Lafleur (Ma>«). Brillante cantatrice de concerts, qui a d'abord chanté an Théâtre-Lyrique, puis à '},

rOpéra-Comique. Elève du Conservatoire, elle avait ob- \

tenu aux concours de 1867 les trois premiers prix de chant, i

d'opéra et d'opéra-comique. — Née Brunet (Marie-Hé- ï

lène) le 3 février i85o, elle ajouta à son nom, sur le con- v^

seil d'Auber, celui de Lafleur lors de ses débuts à l'Opéra- Comique qui eurent lieu, le 18 octobre 1867, dans le r6le d'Angèle du Domino noir. Elle a épousé, en novembre \

1868, un compositeur de musique, M. Armand Roux, |

d'abord connu comme journaliste, et qui a été un de nos collaborateurs au Théâtre (voir Jouot), Il écrit aujourd'hui l

sous son nom ainsi latinisé : Armand Rjiher,

Brunetti (Mlle Maria). Cantatrice dont le début à "*

l'Opéra (16 janvier 1860) se rattache à un douloureux événement artistique. Ce début, qui n'eut pas de lendemain, avait lieu dans les Huguenots; et pendant que la pauvre 't

cantatrice se démenait sur la scène dans, son rôle écrasant, — elle en fut écrasée en effet, et ne s'en releva point, à i

l'Opéra du moins, — le chef d'orchestre qui dirigeait la ' |

BHUNO

représeaution, Narcisse Girard, tombait, lui aussi, mais frappé à mort sur son pupitre même par une congestioa cérébrale, l'archet du commandement à la main !

Nous avions vu jadis cette même M^^^ Brunetti jouer sous son vrai nom, Marie Brunct, les petites amoureuses à on couplet, dans la FanchonnctU et autres pièces à succès de l'ancien TbéAtre-Ljrique. Elle était ancienne élève des cours de chant de Duprez.

Bruno (G.). Les nombreux ouvrages de lecture et d'instruction publiés sous ce nom, et vivement attaqués au Conseil municipal de Paris, en 1886, et qu'on avait jusqu'alors attribués à M. Alfred FouUUc, maître de conférences à l'École normale, ont pour auteur réel la femme néme de cet éminent professeur, ainsi qu'il l'a lui-même déclaré dans une lettre rendue publique.

Bruno (Jean). Nombreuses publications données sous ce nom par M. Vauchcrtt, Un certain nombre sont illustrées et ont paru en livraisons.

Buffières (L.). Ouvrages donnés sous ce pseudo- Bjme par le libraire-écrivain Léopold Favrt, de Niort. Ce fécond pnblicîste est né en 1817,

Buisseret. Maître de ballets très connu à l'étranger. — Né Ernest MorUt, il allait faire représenter un de ses UUeu inédits k l'Éden-Théâtre lorsqu'il mourut le 24 août

BttlweiN-Lytton. Plusieurs écrivains de la même famille sont connus sous ce nom en Angleterre :

10 Sir Henri EarU^Bulwtr, fils du général anglais de ce

Bom. Ne en 1804, î^ » été diplomate et publidste poli-

que. Il avait joint à son nom patronymique celui de sa

«ère, née Ljrtion de Knebworth, et signait Bulwcr^Lytton.

-H eu mort le aï mai 1871.

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20 Son frère, sir Edward EarU-Bulwtr, né en i8o5. Député au parlement, il a popularisé son nom par ses poésies et surtout par ses romans. Beaucoup de ces derniers ont été traduits en France avec un très vif succès. — Il est mort en janvier 1872.

30 La femme de sir Edward, née Rosine Wheeler, en 1808, a également publié des romans traduits de même en français.

40 Un fils des deux précédents, né en i83i, prénommé Robert, et plus connu sous le nom de Lytton-^Bulwtr^ est entré dans la diplomatie et est devenu gouverneur général des Indes en 1876. Il a publié diverses poésies et des recueils de chants nationaux sous le pseudonyme d'Owtn Mtrtdyth.

Burani (Paul). Auteur dramatique, né Paul-Urbain Roiicoiur. A également signé des articles de théâtre des noms de Strapontin et de Cocambo,

Son frère, Jean-Casimir Roucoux, a joué, sous son vrai nom, la comédie au théâtre de l'Athénée, du temps de Montrouge. — Né le 1*' octobre 1844, ^ Paris, rue Grange-Batelière, où son père était crémier, il avait été décoré de la médaille militaire pendant le siège. — Mort le 2 S janvier 1886.

BUrger (William). Pseudonyme que prit, en quittant la France, en i85i, le t citoyen » Théophile Thoré, critique d'art, ancien directeur-fondateur du journal la Vraie Képubliqut, et qui avait acquis, en 1848, une notoriété assez grande, surtout par quelques petites excentricités de tenue et d*ailures, d'ailleurs inotfensives. En allemand et en hollandais Bûrgtr veut dire citoyen , d'où le pseudonyme que choisit Thoré pour conserver dans l'exil le souvenir de sa popularité disparue. — Mort le 3o avril 1869, à 62 ans.

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