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BUSSY

Bassy (Charles de). Auteur de divers ouvrages plus ou moins historiques : Us Kégicidts, Us CéUbriUs révolution^ nairts, de pamphlets et d'écrits politiques, de romans, etc.. Il est né Charles Marchai en 1823 '. Son nom a été mêlé, en 1868, à de tristes débats et à d'inqualifiables attaques. Tout le monde connaît, au moins de nom, une petite brochure signée de lui : Us Impurs du Figaro, où plusieurs des rédacteurs de ce journal étaient diffamés de la manière la plus absurde et la plus vile. M. Marchai reproduisit peu après, dans nnfltxibU, journal de son collaborateur M. de Stamir (vojez ce nom), ces mêmes misérables accusations, qui lui valurent, à titre de représailles, Tinsertion, dans le journal de M. de Villemessant, de condamnations prononcées jadis contre lui pour des motifs peu avouables (voir U Figaro du 18 juillet 1868). Ces mêmes condamnations furent également rappelées devant les tribunaux à Toccasion de procès nouveaux soutenus par M. Marchai ou suscités contre lui et relatifs aux publications précitées. M. Marchai a dirigé pendant quelque temps un journal, la Rfvi« so-» ciaU, et il a publié, en 1844, sous le pseudonyme de Cazal (Marie-René), une petite brochure « sur la fabrication de la canne, du parapluie et de l'ombrelle » (in-i8). — Mort en avril 1870.

I. Boarqudot l« fait naître de M»« Marchai et de Tavocat Philippe Dopin [Littiraiurt contemporaine, volume V, page «70). Je trouTe encore dans le mêine ouvrage, et à la même page du V« volume, IMadication d'noe curieuse brochure publiée par M"*« Marchai « évidemment relative à M. Marchai, qui nous occupe :

« Une mère et la famiUe Dupin (réclamation d'une position pour 1« fiU de Philippe Dupin et pour la mère de cet enfant). Arras, 1848, un franc. Imprimée chez Gorilliot atné.«

Caballero (Fernan). Célèbre romancière espagnole, connue sous le nom masculin précité. Née CécUia Boh! de Fabtr, en 1797, et fille d'un négociant de Hambourg, retiré à Cadix, elle s'est mariée deux fois : d'abord avec le marquis d'Arco Hermoso, puis avec don Antonio de Arron, consul d'Espagne en Australie. Plusieurs de ses romans ont été traduits en français. — Morte en 1877.

Gabel (Min« Marie). Célèbre cantatrice, qui a tant brillé à Paris de i853 à 1871. On se souvient encore de son éclatant début au Théâtre-Lyrique du boulevard du Temple, dans U Bî/oup^rdu d'Ad. Adam, le 6 octobre i8S3. M"*« Cabel réussit moins à l'Opéra-Comique où elle débuta en i856. Elle revint ensuite au Théâtre- Lyrique en 1861, pour retourner à TOpéra-Comique en i863. De 1871 à 1877, elle a chanté en province et à l'étranger. — Née DreulUtU (Marie), à Liège, en 1827, elle avait épousé un professeur de chant, Georges Cabu^ dit Cabel. Elle est morte le 2 3 mai i885.

Ga^liostro. L'un des nombreux pseudonymes dont l'auteur dramatique Edouard Phuvier a signé des feuilletons, des nouvelles, des articles de journaux, etc. Il a encore écrit sous les noms de DestoùrnelUs (Paul), Paul Verner, de la Falfirine, Job le Kheur, Diaboîe, Dugron^ dm, etc.

64 CAIDNER

Né en 1821, Edouard Plouvier a d'abord été ouvrier peaussier. II a débuté au théâtre en 18S0, et il a épousé en iSSi, le ta juin, le jour même de la première représentation ï l'Ambigu d'un de ses plus grands succès, /«$ Vengeurs, M")« Lucie Mabire, qui y remplissait le principal rôle, et qui est morte en i856 à 34 ans. — - Edouard Plouvier est mort en 1876.

Gaidner (J.). Anagramme du nom de M. Just Cardine, ancien officier de cavalerie , et qui a publié des romans sous ce pseudonyme.

CSailleux (Alphonse de). Membre libre de l'Académie des beaux-arts, ancien directeur des musées , et d'abord loî-méme peintre. Il n'a exposé qu'une fois, en 1822. Il 6t ensuite du dessin et de la littérature. — Né en 1782, de CaiUouXf il est mort en juin 1876.

Cairaud. Anagramme du nom de Philippe Dauriac, ancien sous-chef à la Monnaie, et sous lequel il a donné des articles de journaux, surtout au Figaro. Cest là qu'il a publié, en 1862, sa fameuse pièce de vers, Une Marchande de pommes de terre frites, qui constitue le seul héritage litté- - raire de cet écrivain délicat et discret que voudra peutêtre bien recueillir la postérité. — Mort en mai 188S.

CSaliban. Articles très appréciés et très lus donnés sous ce nom au Figaro par Emile Bergerat, poète, auteur dramatique et critique d'art. Il a encore signé Jean Kouge, l'Homme masqué et l'Homme des foules, — Né en 1845, il a épousé, en 1872, Estelle Gautier, la fille cadette du poète Théophile Gautier, dont Catulle Mendès a épousé la fille aînée.

Caillas (René de). Ancien rédacteur de la France, passé au journal Parts. Il signe encore Colin, — Son nom réel est André Treille.

CANISALBUS ' 65

Calvin. Artiste du théâtre du Palais-Royal, qui a

d'abord longtemps joué aux Folies- Dramatiques. — Né L« ^• Brasseur (Alexandre).

Camboulives (Henry de). M. Henri hsanchou, ; commis de l'administration des postes, a souvent écrit sous

ce nom. Il a également donné des articles relatifs à son " i

administration, sous le pseudonyme de Quosego, locution I

latine empruntée à Virgile . Directeur du journal l'Escar- '^i

mouche, il a aussi publié un travail biographique et bi- 1

bliographique important sous le titre du Livre d*or des |

postes (i88S). Il est né en 1861 à Camboulives, commune i

de Saint-Just (Aveyron), qui lui a fourni son principal |

pseudonyme. ^

Camée. Romancière et journaliste qui se nomme, en |

réalité, M>n< Saling de Kerwen, et qui a encore signé ba- t

ronne PauL A

Camors (Louis de). L'un des innombrables pseudo- nymes du journaliste et publiciste Edgar Rodrigues, qui a ^ encore signé Sporisman à la Vogue parisienne, Arthur Schick à l'Événement, Edgar Sandé au Gaulois, A. Trujillo 4 à la Presse , Don Quichotte et Félix au Figaro, capitaine . *; Kagde tu Paris-Journal, Isabelle au Diable, etc.. — Ancien officier d'état-major pendant la guerre, et né en \\

Camors (René de). Romans publiés sous ce nom chez

Dentu par. M«"« Clémence il //emer. ^

Campfranc (M. de). Sous ce nom, qui est un des -

noms de sa famille, Min« Marie Coutanct, née de Vimont, "^

femme d'un officier supérieur, a publié des nouvelles et %

des romans. Elle a encore signé Du Campfranc, ^

Canisalbus. Une Analyse du système du monde, \

publiée sous ce nom en 1873, a pour auteur M. L. Gaudin. -■

CAXOURCUES

Canourgues (Vicomte de). L'un des pseudonymes du publiciste, romancier, voyageur, etc., Jean-Charlcs- Marie Expilly, qui a encore signé ses nombreuses publications, Tiité, C.-£. du Thourat et Claude la Pofpe, — Mort en février 1886, à 72 ans.

Caran d*Ache. Spirituel dessinateur et [caricaturiste d'actualités, Poiré de son vrai nom.

Cardaue (J.}* Rédacteur du journal U Soki!, né J. Cardon,

Carie. Sous ce pseudonyme, le célèbre écrivain dramatique Victorien Sardou, qui se prénomme encore Léan-drt, a donné au Vaudeville, en 1861, un petit acte, VÈcu* reuU, qui servait de lever de rideau à son grand succès, Nos Intimes. — Né en i83i et marié deux fois, d'abord avec M"« Moisson de Brécourt (morte en 1867), puis avec Tune des filles d*£udore Soulié, le regretté conservateur du château de Versailles.

Carlou. Chroniques maritimes rédigées sous ce nom par un ancien officier de marine, M. Labrousst,

CSanier-Belleuse. Célèbre statuaire, né Albert- Ernest Carrier de Belleuse, en 1824.

Carvalho. Ancien chanteur du théâtre de TOpéra- Comique, où il a débuté en 1849 et dont il est aujour* d'hui le triomphant directeur. Depuis 18S6, cet habile administrateur a dirigé le Théâtre- Lyrique avec un grand éclat, le théâtre de la Renaissance (Théâtre-Lyrique transporté à la salle Ventadour), le Vaudeville (où il a donné l'Ârlàienne, d*Alph. Daudet, musique de Bizet), et enfin rOpéra-Comique.

Né, en 1825, Léon Carvaille, il a épousé en i8S3 une de ses camarades de TOpéra-Comique, M"«M«o/an (Carolioe-Marie\ née le 3i décembre i83i, à Marseille, qui

CASSROBINE b^

avait débuté sur ce théâtre, le 29 avril 18S0, sous le nom frabriqué de Félix-Miolan , et qui est devenue, dans sa longue carrière qui ne s'est terminée que le 9 juin 188S, la première cantatrice française de ce temps (Opéra-Comique, Théâtre-Lyrique, Opéi-a). Consulter sur cette éminente artiste une notice documentaire et biographique des plus détaillées, rédigée par notre confrère E. Accoyer- Spoll, et publiée à la librairie des Bibliophiles (i885).

GaselU (Jean). Poète, qui écrit également sous son nom véritable, Henri Cazalis. Il est à la fois licencié en droit et docteur en médecine. II a publié une notice biographique d'Henri Regnault. — Né en 1840.

Casimir. L'un des pseudonymes du fécond vaudevilliste Henri Dupin, cousin de l'ancien président de l'Assemblée nationale de 1848, et qui a surtout collaboré avec Scribe et Saint-Georges. Il a encore signé quelquesunes de ses pièces du seul prénom d'Henn. — Né le i«' septembre 1787, ce presque, centenaire est encore vivant au moment où nous écrivons '.

Casimir (Mm<). Ancienne cantatrice de l'Opéra-Comique, où elle a eu l'honneur de créer k Pré aux CUrcs. Plus tard, après de nombreuses tournées en province, et, la nécessité t'y obligeant, celle qui avait été une si brillante Isabelle vint terminer sa carrière sur le théâtre de ses premiers succès, dans les rôles de suivante et de duègne. — Née, en 1801, Alphonsine Dubois, elle avait épousé le chanteur Compan,

CaSS-Robine. Auteur d'une traduction d'Horace,

I. C*est à tort que Larousse et Vapereau le font naître en 1791. C*e$t M. Dupin lui-même qui nous a donné la date précise de sa naissance.

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très estimée et même devenue presque classique. — Né à Londres, en 1814, fils d'un joaillier François Cass ; sa mère se nommait Lydie Kobine ^ d'où l'explication du double nom qu'il porte.

Cassothy (W% Actrice de la Porte-Saint-Martin, du Châtelet, etc., née Julie-Victoria Cassoth, à Bruxelles, en i855.

Gaston (Alfred de]. Célèbre prestidigitateur, ancien élève de l'Ecole polytechnique, membre de la Société des gens de lettres, né Antoine AurifeuilU, en 182 1 . Il a publié quelques ouvrages traitant de sa science spéciale.

Castorilie. Cest sous cette signature que M. ZMhhan a rédigé pendant trente années consécutives le bulletin de la Bourse au Charivari — Mort en février i886*

Caylus. Ténor qui a débuté à TOpéra le 4 mars 188S. Il se nomme Cajr<,

Cée. Fondateur du journal spécial VUlustration mUitaire, de son vrai nom Paul Conil,

Céleste (M^^). Célèbre danseuse, puis artiste dramatique, née à Paris le 16 août 1814. C'est en Amérique et en Angleterre qu'elle a donné ses représentations. Après de nombreux et extraordinaires succès remportés comme danseuse aux États-Unis» où elle épousa M. EUiot^ dont elle devint veuve presque aussitôt, elle rentra à Londres en possession d'une fortune considérable, et il lui prit fantaisie d'y jouer .le drame et la comédie, où elle réussit également. Elle devint ensuite directrice de théâtre. Sa représentation d'adieu a été donnée au théâtre d'Adelphi le 32 octobre

Génac-Moncaut. Écrivain, né en 181 4, et dont le est simplement Cénac (Justin-Mathieu), auquel il a

CéRAN 69

ajouté celui de son grand-père ; il a encore signé Edouard Gambo, — Mort en 1871.

M. Cénac-Moncaut, qui est originaire du Midi (son père était procureur impérial à Mirande), a recueilli dans un curieux volume : Uttératurt populaire dt la Gascogne, les contes, mystères, chansons historiques et satiriques, etc., des diverses contrées méridionales les plus fécondes et les plus riches sous ce rapport (Dentu, 1 vol. in-i8, avec texte patois, traduction et airs notés). Cet écrivain a concouru, en 1868, pour le prix Thiers, qui se décernait cette année pour la première fois'. Il présentait aux suffrages de l'Académie un remarquable ouvrage : Histoire du caractère et de l'esprit français. L'illustre assemblée a préféré, tout en mentionnant honorablement le livre de M. Cénac-Moncaut, le travail de M. Marins Topin : l'Europe et les Boarbons sous Louis XIV, d'abord publié dans le Correspondant,

Génar (Jules de). Anagramme du nom de Jules de Carné^Trécesson, journaliste et romancier. II a encore signé Minor et Henri Karl. — Né en 1 83 S.

Géran (Léon de). Sous ce pseudonyme, M. Vidal (Jérôme-Léon), ancien inspecteur général des prisons, ancien journaliste et publiciste politique, a fait représenter jadis quelques vaudevilles, surtout au théâtre des Variétés. — Mort en 1873, à 76 ans.

I . Le prix Thiers se distribue tous les trois ans ; il est de S ,000 francs. On en sait Torigine : M. Thiers, ayant reçu de PAcadémie le prix bieenal de 20.000 francs créé par rEmpereor, offrit celte tomme à l'Institut, à la condition que tous les trois ans les 3, 000 francs que produirait son placement seraient donnés au meilleur ouvrage sur les arts, It littérature ou Tbistoire, qui ▼ieadrait briguer ses soffrages.

7^ CEUISE

Cerise. Célèbre médecin, originaire d'Aoste (Italie] et né CcrUi ( Laurent-Alexandre-Philibert). Il avait francisé son nom en venant exercer la médecine à Paris. — Mort en 1869, à 60 ans.

Cermoise. Un gentilhomme nivernais, le comte de DrcuilU^Scnnttèrc, avocat, a donné sous ce nom quelques publications et même des pièces de théâtre.

Gerny (Pierre de). Publîciste ' et journaliste, de son vrai nom Pierre Dtlbarre,

Cemy de Choudens (Mii«). Brillante artiste de rOdéon, lauréat du Conservatoire en i885, de son vrai nom Huot.

Césena (Amédée de). Journaliste et publiciste, également fécond et estimé à ces deux titres. — Né Gayet, en 1810, il a pris le nom de sa mère Césena, de naissance italienne, à ses débuts dans les lettres.

On a souvent confondu cet écrivain distingué avec son cousin Sébastien Gayet dit de Césena, qui signait le plus souvent Sébastien Khéal, et qui est mort en i863 à 48 ans. Il avait donné, entre autres importants ouvrages, une traduction complète des œuvres de Dante.

Cey (Arsène de . Romancier, ancien chef de bureau au ministère des travaux publics. — Né Chaise de Cahagne f.^' (Arsène-François 1, en i8o6.

V ' Chabreuil iM^ede). Livres pour les enfants publiés

sous ce nom par Mc:« Du Parquet,

Chacaton (Henri de). Peintre, élève d'Hersent, d'Ingres et de Marilhat. — Né Jean-Nicolas Henri le 3o juillet 181 î.

^ Chainoi -G.). Le professeur, puis homme politique et

iK' même ministre roumain Jean Ghika a publié sous ce nom,

CUAMFFLKURT 71

qui n*e$t que Tanagramme du sien» en langue roumaine, une brochure d*actuaiitc sur les principautés danubiennes (Paris, 1843). —Né en 1816.

Ghaix d'Est- Ange. Célèbre avocat, ancien sénateur du deuxième Empire, mort en décembre 1877, à l'âge de 77 ans.

Sa famille portait originairement le nom de Chaix ; une tradition existant à Reims, lieu de naissance de l'éminent avocat, veut que son père, Richard-François Chaix, ait d'abord été dans les ordres et se soit appelé de Saint-Ange en religion. Après la Révolution, il jeta le froc aux orties et devint, sous son seul nom de Chaix, accusateur public du département de la Marne, en Tan VI. Le surnom de Saint'Angt, devenu (TEst-Ange, a été rétabli sur les pièces d'état civil de la famille par jugement du iS février 1817 .

Gham. Ce célèbre caricaturiste était né en 1818. Fils du comte Louis-Pantaléon-Jules-Amédée de Noé, pair de France, mort en i86S, il se prénommait Amédét Charles^ Henry. Il est mort en 1879.

Ghambourg. Un écrivain de la marine, à Brest, Alexis Le Donné, a publié des poésies sous ce pseudonyme. — Né en 1806.

Gliambiy* Rédacteur du journal k Gaulois. De son vrai nom Edmond Le Koy.

Ghampfleury. Pseudonyme usuel de l'écrivain Husson-Fleury (Jules- François- Félix), né le 17 septembre 1821, à Laon, où son père était secrétaire de la mairie.

Il débuta dans les lettres, sous le nom de Cahrion, au journal le Tarn- Tarn (1843), puis il mit au bas de quelques biographies publiées dans le Journal de l'Ahne(^iS^^)j et d'un article de VArtUte (1844) intitulé Une Visite du

72 CMAMFFLEURY

Lowre, son nom véritable de JuUs Flcury. A partir de cette époque, il adopta le pseudonyme sous lequel il est généralement connu. Si Ton en croit Ch. Monselet ' , ce serait M. Arsène Houssaye qui, trouvant le nom de «Champfleury » plus élégant, plus fleuri, plus XViII« siècle enfin, aurait engagé son rédacteur à le substituer au sien propre.

En 1840, M. Champfleury publia, avec ses amis Baudelaire et Tottbin, un journal politique, k Salut public, qui n'eut que deux numéros et dont tous les articles étaient anonymes. Dans la même année il collabora activement au journal hebdomadaire la Silhouetk, et y inséra notamment un grand nombre d'articles sur les beaux-arts, signés ALriott.

La GaiHU des Beaux-Arts du i«' juin 1861 contient une lettre sur l'Exposition de Rouen, signée C**, qui est de Champfleurj.

Dans le numéro du i5 janvier 1861 de la Chronique dts Arts a été insérée une lettre au bas de laquelle est apposée la signature Bloomfidd [Champfituti en anglais), que nous avons également retrouvée dans la Nouvelle Revue de Paris (n* du 1 5 septembre 1 864), sous un article relatif à Choderlos de Laclos et Af"»' Riccoboni.

f . Void le ptssage <l« la Lorgnette littéraire auquel nous faisons allusion : • La manie dominante d« M. Houssaye consislatt à rebaptiser se* rédacteurs : de M. Ju/es Fleury, il a fait Champfleurj; de M„ Hippoljte Ca$tHU, le Chevalier Cattille; il a obligé M. Aubriet à t*appeler Aubryet avec un j. Nous-mème nous n'avons pas été k l'abri de ses tentatives euphoniques. Lorsque nous allions corriger nos épreuves à Tiniprimerie Gerdès, il nous arrivait de trouver notre nom orthographié, tantôt Moncelé (comme Franjolê), tantôt Charlet de Monwtlaj, ce c'étaient de ^rictbles combats pour obtenir la restitution du non de nos pkes. »

CHAMPPLEURY 7}

Un article du MoniUur (24 mai 1864) sur l'Exposition d*£vreux, signé Lhôte, est du même écrivain.

Lorsque Marcellin fonda la VU parisUnnc, Champfleury prit une part active à sa rédaction, signant d*abord ses articles de son nom entier, puis simplement de ses initiales. Une nouvelle de lui, donnée à ce journal, U Corné" dicn KâcU (3 S juin 1864), est signée MoUnchart, nom emprunté à la ville imaginaire dans laquelle se passe le remarquable roman du même auteur : les Bourgeois de MoHnchari. Toujours dans la VU parisUnne, il faut mettre à l'actif de Champfleury les notes anonymes sur Proudhon {n^ du 20 janvier 186S).

La liste des ouvrages de M. Husson-Fleury signés de son pseudonyme ordinaire Champfleury serait longue à dresser, et d'ailleurs presque tous sont très connus et même populaires. On connaît moins ses Pantomimes, imprimées à peu d'exemplaires et devenues rarissimes. Au moment de leur représentation, elles excitèrent vivement l'attention des délicats; Théophile Gautier s'en occupa longuement dans ses feuilletons de la Presse, qu'on retrouvera en partie réimprimés dans les curieux Souvenirs des Funambules de Champfleury.

Au moment où l'on voit éclore tant de journaux personnels, il n'est pas inutile de rappeler que M. Champfleury publia, en i838, une Gazette de Champfleury du format des Guêpes, et dont deux numéros seulement parurent, ceux des i^^ novembre et i^ décembre.

Il faut signaler aussi une transformation récente dans le talent et la manière de M. Champfleury. Ce n'est plus au roman qu'il s'adonne spécialement aujourd'hui ; il semble au contraire renoncer peu à peu à ce genre qui a fait d'abord sa célébrité. Certaines études, qui ont pour les bibliophiles et les lettrés plus d'attrait et plus de valeur que les

74 CHAMriN

histoires inventées à plaisir, donnent au talent de M. Champfleurj une physionomie nouvelle , et le classent plus sérieusement dans Tesiime des gens de goût et des connaisseurs. Il faut lire ses curieux et savants travaux : Histoire des faïenca pairioiiquti sous la Révolution ; Histoire de la caricature antique et moderne; i Hôtel des commissaires» priseurs (4 vol. in-S» illustrés, Dentu); Histoire de Vima-' gerie populaire (i vol. in- 18), et, enfin, le ravissant livre les Chats, presque aussitôt épuisé que paru (librairie Roth- Khilds etc., etc.

Encore une particularité à noter à l'endroit de M. Champfleury. Sur la couverture de ses premiers livres, on voit annoncés en préparation les titres de ceux qu'il a depuis publiés. Il est peu d'écrivains qui aient ainsi tenu, vis-à-vis du public et d'eux-mêmes, leurs promesses de jeunesse, engloutis qu'ils ont été dans le mouvement contemporain, détournés de leur vraie voie et obligés de produire sans relâche pour nourrir « le journal », ce Mînotaure littéraire qui a déjà absorbé, usé et anéanti tant de talents sincères et vigoureux. Pour un Capitaine Fracasse qui voit le jour, que de Quiquengrogne ne sont jamais écrits!...

Dernier renseignement biographique : Le 17 juillet 1867, M. Champfleurjr a épousé M}^^ Pierret. Enfin il est, depuis 1872, directeur des collections de la manufacture nationale de Sèvres.

Ghampin (Docteur). Les articles publiés sous ce nom, dans les journaux de médecine, vers le milieu du règne de Louis-Philippe avaient pour auteur une célèbre sagefemme, Mm« Jullemier (Geneviève), femme fort instruite, de beaucoup d'intelligence et d'esprit, et qui fut mêlée à bon nombre d'intrigues et d'histoires intimes dont le récit 6giire dans les mémoires apocryphes publiés sous son nom.

CHAICr?BRT 7) *

Elle était fort liée avec le fameux docteur Giraudeau (de Saint-Gervais], qui lui fournissait sa meilleure clientèle. On lui attribua même alors la thèse soutenue par le docteur sur les maladies secrètes, et qui fut pour lui un triomphe et la ^

source de sa fortune. Mais, s*étant peu après, à propos de ^

faits qu'elle raconte aussi dans ses mémoires, brouillée avec Giraudeau, elle crut devoir se venger de ses procédés. f

Elle entreprit alors, avec Paide d'un célèbre compilateur de l

l'époque, Touchard-Lafosse, la rédaction de ses soi-disant î

mémoires, qui ne sont en somme qu'une longue diatribe ;.

dirigée, surtout dans le premier volume, contre ledit doc* k

teur (i835 et années suivantes), qu'elle y nomme du nom ^

très transparent de Giraud, en le faisant figurer dans une série d'histoires la plupart du temps exagérées et même i

inventées pour les besoins de la cause. Celui-ci et queU - ;}

ques autres personnes, également nommées ou clairement , '^

indiquées dans ces mémoires, en exigèrent la suppression en ce qui les concernait. La seconde édition, qui parut plus tard, . ;

privée des attaques personnelles qui avaient donné un peu d'attrait à la première, est donc tout à fait sans intérêt. -^

J'ai eu entre les mains de curieuses lettres écrites par j^

Mme Jullemier au sujet de ses querelles avec le docteur [

Giraudeau. Elles sont spirituelles, vivement écrites, et d'une hauteur de ton et de fureur agressive qui ont d'autant moins dû flatter le docteur que la malicieuse sagefemme en fit circuler quelques copies. Aujourd'hui on se* souvient à peine de ces faits qui ont distrait un instant le public du temps, et je serais bien embarrassé, pour ma part, s'il me fallait dire ce qu'est devenue M°>« Jullemier. — Née en 1807.

CShaiapvert (Eugène). Auteur dramatique, né GadoU KoUo.

Ùj . 76 CHANDINIUX

y Chandeneux (Mn« Claire de). Auteur de récits,

î nouvelles ou romans publiés chez Pion, et qui mettent sur-

it', tout en scène la vie militaire en province. Née Emma

Bérengtr, en i836, M"»^ de Chandeneux s'esi mariée deux Ibis : d'abord avec le capitaine de Prébaron, puis (en 1 868) avec le commandant BaUly. C'est donc sur place et d'après nature qu'elle traçait ses tableaux et portraits militaires. — Morte en octobre 1881, à 4S ans.

Ghanouard (Constant). Pseudonyme par calembour, imaginé par le cabaretier-journaliste Rodolphe Salis, le fameux fondateur-directeur du journal le Chat noir.

Chapelot. Fondateur-gérant du Biographe, publication mensuelle illustrée et du Panthéon du mérite; également auteur de contes, récits, etc. — Né Jean Condat, au petit village de Chapelot (Charente-Inférieure).

Ghapuy. Ancien danseur de l'Opéra. Il a ensuite longtemps couru la province en compagnie de la célèbre . danseuse espagnole Mobc Guy-Stephan. Il se nomme Chopis.

Ghardall (Luc). De nombreux romans historiques et autres ont été publiés sous ce nom par M. Charles Da/fard, ancien inspecteur des douanes, né en 1829. Il a formé son pseudonyme en réunissant les deux premières syllabes de ses nom et prénom.

Charlemagne (Henri). Airs de danse et arrangements de toutes sortes pour le piano, signés de ce nom par ^ le compositeur de musique Paul Henrion, auteur d'innom-

%'. brables romances qu'il faisait valoir lui-même en les chan-

'; ' tant avec beaucoup d'art et de goût. — Né en 1818.

'4/^* Cliarles. Prénom de l'auteur dramatique de Livry, et

^/ sous lequel il a donné presque toutes ses pièces. — Mort

r : en 1867.

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