‹ Dictionnaire des pseudonymesChapitre 18 sur 142 · CHARLY · texte numérisé non relu

CHARLY

Charles* Albert. Tout le monde connaît les affiches rouges du fameux docteur susnommé, qui guérit encore aujourd'hui les maladies secrètes, bien qu'il soit mort depuis 1849.

Né en 1796 Chaumonnot (Charles-Albert), il a donné à ses deux prénoms, qu'il avait pris comme pseudonyme, une célébrité européenne. On Ta traité de charlatan. Les médecins et pharmaciens de son temps, jaloux de sa réputation, de sa vogue et de sa fortune, lui firent, en i838, un procès pour exercice illégal de la médecine, lequel procès tourna à leur confusion et accrut encore la vogue des consultations et des remèdes du fameux médecin. Son cabinet a été repris par un autre médecin spécialiste; mais son nom restera toujours comme enseigne à la maison qu'il a créée et popularisée.

Cliarles-Sdinoild. Romancier, auteur dramatique, bibliothécaire du Sénat, né en Pologne, et dont le vrai nom est Chojtckt (Charles-Edmond). Cet écrivain distingué a^écrit aussi un certain nombre d'ouvrages dans sa langue natale. — Né en 1822 et naturalisé Français en février

Gharlet (Henri). L'un des principaux rédacteurs du Figaro, M. Pierre Giffard a longtemps signé de ce nom des articles dans It Gaulois.

Charley. Lauréat du Conservatoire en 1878. A successivement joué des rôles comiques aux théâtres des Nations, du Palais-Royal, de l'Ambigu et de la Porte-Saint- Martin. De son vrai nom MadtUint (Pierre- Maxime- Charles), ce comédien est mort en octobre 1884, âgé d'à peine 27 ans.

CSiiarly. Ancien acteur des théâtres du boulevard. Avait créé d'une manière très remarquable le rôle du duc

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d'Albe dans Pairie! de Sardou. — Né Uon Choux et frère du libraire et chansonnier Jules Choux, il est mort en i885.

CSharolais. Ancien rédacteur de îa Presse, ne en 181 5 Chau^et (Pierre-Louis-Honoré). D'abord officier de mariae, il n'entra dans les lettres qu'après avoir fait le tour du monde. On le trouve alors au Corsaire, au National, à VUlusiratîon, à la Patrie, etc. Du journal il passe dans l'administration, et devient sous-préfet de Briançon en 1848, pais secrétaire général du gouvernement de l'Inde. Enfin, en dernier lieu, il rentre dans le journalisme comme rédacteur de la Presse, où il signait Charolais, ou Louis dt Charolais, ou Chawet de Charolais, et encore Chauvet^harolais. — Mort en 1880.

Chaten ^André). Poésies publiées sous cet anagramme par le docteur homœopathe André ChaneU

Ghaulieu. Auteur dramatique, ancien commis principal au ministère de la guerre, né Charles (Alexandre- Armand), le 3i juillet 1820, à Paris, et fils de Charles, dît Chaulieu, compositeur et professeur de musique. — Mort en octobre 1881.

Chavette. Anagramme qu'il faut lire Vachette (Eugène), de la famille du restaurateur de ce nom, romancier, vaudevilliste, auteur de ce fameux Procès Pictompin {i865), qui est le premier ouvrage que cet ingénieux et fécond écrivain ait signé de son pseudonyme. — Né en

Chazel (Prospen. Diverses nouvelles publiées sous ce nom par Tun des principaux rédacteurs du journal le Temps, Adolphe-Louis-Auguste Le KehouHet, fils de l'ancien doyen de la Faculté des sciences de Strasbourg, et d'abord luioième professeur & la même faculté. — Né en 184 S.

CBIBN-CAILLOU 79

Ghelles. Acteur de drame, qu'on a surtout remarqua à l'OdéoD, où il a aussi abordé la comédie avec un égal succès. — Né Lfckîm (Paul).

Chênecerf. Surnom de Scknàtzhoefffr (Jean-Madelaine], compositeur de la musique de plusieurs ballets célèbres, dont celui de la Sylphidt^ écrit sur yn livret du regretté Ad. Nourrit, et qui est mort en 18S3, à 67 ans.

c Son nom, dit Halévy dans ses Souvenirs d'un musicien, faisait son désespoir. On l'appelait au théâtre Chênecerf; il voulait qu'on l'appelât Bertrand. Il mettait sur ses cartes de visite Schneitzhoeffer (prononcez Bertrand). »

J'ai connu son fils qui était avocat à Paris, et qui est mort en 1868. Nous ne le nommions jamais, en effet, que Chênecerf.

Chéret. Célèbre peintre décorateur , né Lachaume de Gavaux (Jean- Louis), et mort en janvier 1882, à l'âge de 5i ans. C'est lui qui a peint les fameux décors de Michel Slrogoff, d'Aida, du Roi de Lahore, etc..

Chicot. Un employé des postes, M. Coussof (Aimé- Charies-Louis-Marcel), membre de la Société des gens de lettres, a écrit sous ce nom au Figaro^ et sous celui de Gaudriolo au journal fantaisiste le Hanneton. Il a publié, en outre, sous son vrai nom, un assez grand nombre de nouvelles et de romans, et collaboré à beaucoup de journaux de Paris et de la province. — Né en i83o.

Chien-Caillou. Tjrpe populaire imaginé parChampfleury, et qu'il a transporté dans un de ses meilleurs ro^ mans qui porte ce nom. Il l'avait reproduit d'après un personnage parfaitement agissant et vivant, son ami le dessinateur-graveur Rodolphe Bresdin^ qui était en même temps tanneur de son métier, et qui est mort à 63 ans, le 10 janvier 188S.

8o CROUAftT

Chouart (Jean). Auteur supposé d'un poème sur PoDt-Audemer « par Jean Chouart , ex-apprenti moine ^; chez les Carmes de celte ville •», de son vrai nom Alfred

Canel, ancien député. — Né en i8o3, mort en 1879.

Choux (Jales\ On a souvent, — à tort, — attribué ce nom comme pseudonyme pour sa célèbre chanson du Vîoix Quariitr latin, à l'ancien ministre de l'intérieur Charles Le Pèrt, qui est mort en septembre 188 S. La vé* rite est que Choux a été simplement l'éditeur de cette chanson qui a paru, un certain jour, dans un volume Chants tt Chansons dt la bohèmt et signée cette fois du nom d'Antonio Watripon. A ce propos, l'éditeur Choux et le prétendu auteur de la chanson, Watripon, plaidèrent au sujet de sa propriété qui fut déclarée indivise. Or, cette propriété ne leur appartenait, en somme, ni à l'un ni à l'autre.

£7 Une première fois, en 1867, M. Le Père a revendiqué,

^ en effet, son droit d'auteur de la chanson en question,

^" . dans une très curieuse lettre, insérée d'abord dans la Kut,

%^ journal de Jules Vallès, et plus tard publiée par nous dans

^'] notre Gauttc anccdotiqut (i5 mars 1879). Faisant allusion

É au procès précité, M. Le Père dit :

f « Ces messieurs .Choux et Watripon) plaidèrent sur la

^' propriété de ma chanson. Chaque éditeur avait cité son

'^ auteur comme témoin; chacun d'eux déclara, sous la foi

f du serment, qu'il était le seul auteur du Vieux Quartier

j latin. Je crois cependant que M. Choux fut moins affir-

t matif que M. Watripon... Les juges décidèrent finalement

!^" que la propriété du Vieux Quartier latin était incertaine, et

:% ' . les deux pères adoptifs de ma chanson en ont été pour

f; .. . leurs frais de serment. »

fT< Enfin, au moment de la mort de Ch. Le Père, un prin-

CHRISTOPHE 8l

cipal du collège d'Auxerre, M. Munier, montra à quelques amis un exemplaire de cette fameuse chanson, imprimée aux frais de son véritable auteur, et qui porte la spirituelle dédicace manuscrite suivante, laquelle devient, en l'espèce, quasi documentaire :

Voici Penfant ; dis ce qu'il vaut.

Toi si bon juge.

Que je uche à quel père il faut

Qjie je l'adjuge.

Si tu dis : ■ Béie comme un chou ! •

Qu*à Choux il reste!

Que Watripon, si c'est son goût.

Seul le conteste.

Mais si ta juges que l'enfant

A dans la veine Quelques gouttes de ce bon sang

Que fait Migraine S

Si tu lui trouves l'air d'un fils

De notre Auxerre, Va pour le Sic vot non yobii!

Je suis...

Le Père!

Christiail. Excellent comédien des Folies- Dramatiques, puis des Variétés, sans compter de nombreuses excursions sur d'autres scènes. Cet infatigable acteur, si plein de verve et de gaieté gauloise, se nomme Ptrrin (Christian). Il est le fils d'un ancien garçon de bureau de la Caisse d'épargne.

Christiem (Henri). Le volume Problème dt la jeunesse, publié sous ce nom chez Marais, à Dieppe (1861, in-80), avait pour auteur un professeur, M. C. Le Blanc,

Christoplie. L'un des rédacteurs de la Vie parisienne. — Né Théodore Decazes.

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