CORMON
était Maurice Joly, avocat, auteur d*un intéressant onvrage sur le Barreau dt Paris, et condamné en 186S i une assez longue détention pour un écrit politique anonyme intitulé: Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu, qu'il fut convaincu d'avoir écrit et distribué. — Né en i83i.
Conus (Alexandre). Le prestidigiuteur et chanteur comique Alexandre, né Kousselot (Alexandre), élève et gen * dre de l'ancien physicien Conus, a souvent pris le nom de son beau-père comme enseigne, en y. joignant son propre prénom.
Gooper. Tenorîno d'opérette, né Henri Vanderjeught, CoppeL Ancien ténor du Théâtre-Lyrique, alors qu'il était au boulevard du Temple. On l'a surtout remarqué dans Faust. Il avait d'abord été agent de change à Bordeaux, et il s'était découvert une voix, un peu frêle, de médiocre étendue, mais d'un timbre agréable ; en plus il était riche. Son vrai nom est Raoul Fauquet.
Cocpielicot (Citoyen). Les chroniques du journal la Marseillaise signées de ce nom, à la fin du dernier Empire, avaient pour auteur le journaliste Briollet (Hippolyte-Désiré-Jules), né en i832. Longtemps collaborateur du Tintamarre, il y a signé les fameuses Pensées d'un paveur en chambre, qui furent l'une des séries les plus appréciées de ce fantaisiste journal. Il a aussi collaboré à la plupart des journaux du même genre : Charivari, Journal amusant. Éclipse, Esprit follet, etc.
Cormon. Un auteur dramatique et un peintre sont connus sous ce nom :
io Eugène Cormon, né en 181 1 Piestre (Pierre-Etienne). Il a pris le nom de sa mère comme pseudonyme. Ce nom était déjà très connu dans la librairie ; Eugène Cormon Ta encore plus illustré au théâtre ;
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i<> Fernand-Anne Cormon, également né Piestre, en 1843, et parent do précédent. Il a obtenu le prix du Salon en 1873 et la croix de la Légion d'honneur en 1880.
Coulon ^Georges). Pseudonyme du publiciste Ernest Coulombau, auteur, avec Yveling Rambaud, du volume les Théàtra tn robe de chambre (1866).
Gomélie {Ml*«). Une tragédienne convaincue, la dernière peut-être. Nous l'avons vue jadis à la Comédie-Française, où elle débuta le 10 juillet i86oparler6ledeStratonice de Polyeucte, et où un article de Sarcey la mit en évidence et la décida à quitter un moment le théâtre pour le café-concert. £lle tenu d'y acclimater G>rneille et Racine, et on vint de très loin l'entendre déclamer à l'Eldorado les plus ronflantes tirades du répertoire classique. Elle y eut un succès inattendu ; elle avait triomphé de la Fenune à barbe ta nom sacré de la tragédie.
Le thé&tre du Châtelet l'engagea alors pour un drame nouveau, le Comte d'Essex, d'un presque inconnu M. G>u- .^^ . turier. Elle n'y fut pas bonne, maïs elle y montra de très
^ * grandes qualités, noyées, il est vrai, « dans une mer d'im-
fi^ perfections ». Cependant le drame et l'actrice surnagèrent,
Af\ et le public apprit qu'elle avait d'autant mieux joué cette
fois et avec d*autant plus de conviction, qu'elle était la propre femme de l'auteur de la pièce, et que son nom de guerre, ce nom romain et cornélien, était un masque de théâtre qui nous avait déguisé jusqu'alors M^^ Couturier, née Antoinctie-Cornélie Dallez, — Morte en 1876. Sa SP. - . fille, née Lucile Couturier, a joué l'opérette sous le nom de
js£: • • - M"« Luce.
p Goulanges (Louis de). Le gérant du Figaro, M. Fer-
q^* nand de Kodays, y a publié, sous ce nom, puis a réuni en
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volume une s^rie de curieux articles sur les préfets de la République (1871). — Né en 1846.
Cousin Jacques (Le). Les articles humoristiques et biographiques signés de ce nom à l'ancien journal la Lunt et à son successeur VÉcUpse, avaient pour auteur le poète et journaliste Marie-Ernest d'Herwilly.
Il a débuté au Dlogènt en 1862. Il se rendait alors aux bureaux de la rédaction chaussé de solides souliers à clous qui donnèrent à son rédacteur en chef Tidée de signer quelques-uns des articles de son collaborateur du pseudonyme étrange : V Homme aux gros soulUrs, qui fit place un peu plus tard à celui de GU Blas, commun k divers journalistes. Ce dernier pseudon/me a été pris également par M. d'Hervilly dans Paris-Caprice et dans Vlmage. Journaliste fécond et infatigable» M. d'Hervillj a collaboré à la plupart des feuilles littéraires contemporaines : en 1864» à la Vie parisienne, aux Écoles de France, au Grand Journal, où il donna une curieuse série d'articles sur les Tortonis excentriques; en 1 865, au Nain jaune; en 1866, k la feuille quoridienne les Nouvelles; en 1867 et 1868, à l'Artiste, au Masque et à la Nouvelle Némésis; puis, en 1873, au Rappel^ où il signe le Passant. Enfin, comme tant d'autres, M. d'Hervilljr a voulu aussi parodier la fameuse Lanterne de Rochefort, et il a publié, en août 1868, une charmante petite fantaisie de poète, élégante plaquette imprimée sur papier teinté sous le titre fa Lanterne en vers de couleurs, in-80. — Né en 1839.
Covielle. Le journaliste Boref-Ro^af a très souvent signé de ce pseudonyme des articles dans le Nord, V Indépendance belge, le Pays, etc. Il avait créé, en août 1868, sous le titre le Spectateur, une petite brochure, sorte de courrier
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de Paris hebdomadaire, dans le format des Gutpes et de la LanUrnt^ et qui n'a eu que quelques numéros.
Grafty. Dessinateur, caricaturiste et même écrivain. Il a publié sur le cheval et sur tout ce qui %y rapporte deux livres pleins de gaieté, d'intérêt et d'observation, dont il a à la fois rédigé et illustré le texte. — Né Victor Géruutf il est le fils du célèbre professeur de l'Université, Eugène Gémzez, mort en i865.
Crambes (Georges de). Un officier, M. d'Aiguy, fils d'un conseiller à la G>ur d'appel de Ljon, M. Raymond d'Aiguy, mort en 1874, a donné, sous le nom précité, un récit des faits auxquels il prit part pendant la guerre, ainsi que de sa captivité en Allemagne (1 87 s).
Granile (Adrien). Secrétaire perpétuel de l'Académie de Mâcon ; a donné diverses publications sous cet anagramme. Il se nomme i4rcWin (Adrien). — Né en i838.
Cravate blanche (Une). Sous cette rubrique comme signature, M. Marie Escudier, frère de Léon Escudier, l'éditeur de musique de la rue de Choiseul, adonné au Figaro des articles relatifs à des questions internationales et diplomatiques qui ont été fort remarqués. — Mort en mai 1880, à 61 ans. Il avait épousé, en 1860, Rosa Kastner, célèbre pianiste, née en i835 et qui est morte quelques jours après son mari.
Cremutius Ciordus. L'historien du Droit de guerre et de paix, M. Marc Dufraisse, a signé de ce singulier pseudonyme diverses brochures politiques publiées en Belgique, après le coup d'État de i85 1. — Mort en 1876, à 65 ans.
Crest (Paul de). Pseudonyme littéraire de M. Faure^ Biguet (Paul-Vincentj, ancien chef de bataillon d'infanterie de marine, aujourd'hui colonel du 4^ zouaves.
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Cristal (Maurice). Publiciste fécond, un peu dans tous les genres, mais connu surtout par ses travaux relatifs k l'étude de la musique, né Maurice Gtrma, en 1827.
Critès fJulius). Pseudonyme de l'helléniste allemand KîchUr (Jules), des universités de Berlin et de Bonn. Il a signé surtout de ce nom quelques amusantes mystifications, en grec, à l'adresse de ses savants confrères desdites universités : c Je reste grave sous mon vrai nom, a-t-il dit, laissez-moi rire sous celui que je me suis fabriqué ! »
Croizette (Mll«). Sociétaire retirée de la Comédie- Française où elle a, dans une trop courte carrière, brillé d'un si vif éclat. Née CroisctU (Sophie-Alexandrine), à Saint- Pétersbourg, le 19 mars 1847, fille d'une danseuse française, Louise Croisette, alors en représentation en Russie. Belle-sœur du peintre Carolus Duran. — Elle avait débuté à la Comédie-Française, le 7 janvier 1870, dans la reine du Verre d'eau. Sociétaire le i«' janvier 1873, elle s'est retirée définitivement le i« janvier i883.
Crombec (A.-J. de). Le journal la France sl longtemps publié un bulletin agricole, commercial et industriel signé de ce pseudonyme. Son auteur était M. Jourdîtr (Thomas-Claude, dit Auguste), qui s'est improvisé ée dernier prénom sans doute comme plus harmonieux. Économiste, agronome et aussi journalisme, M. Jourdier a continué à VOpinlon nationale, sous le pseudonyme de ii.-J. de Semur, le bulletin créé par lui à la France. Depuis, il a passé au journal CÉtendard, où il signait, comme secrétaire de la rédaction, A. Jourdier. Né en 1822, à Semur (Côte-d'Or), M. Jourdier a pris le nom de sa ville natale comme pseudonyme. Quant au nom qu'il signait à la France, c'est tout simplement celui de son beau-père, M. de Crombecque, grand agriculteur du Pas-de-Calais.
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CSrosnier. Ancien député an Corps législatif, né à Paris, le n mai 1792, Croisnu (François-Louis).
Il a été successivement, et d'abord sous le pseudonyme d'Edmond^ maiire de table d*hdte, auteur dramatique, puis directeur des théâtres de la Porte-Saint-Martin, de l'Opéra- Comique et de l'Opéra, et encore chef de bataillon de la garde nationale à Pantin, et enfin, pendant plus de dix ans, député et conseiller général du Cher. Il est mort commandeur de la Légion d'honneur en septembre 1867.
Sa mère, qu'on n'appelait que la mère CrosnUr, a été longtemps concierge de l'Opéra. Les .grandeurs de son fils Pavaient si peu changée qu'elle avait quand même gardé sa loge ; elle ne consentit à l'abandonner que longtemps après l'avènement de son fils à la direction du théâtre.
Groy (Raoul de). Voyages et romans publiés sous ce pseudonyme par le comte Siméon (André - Rodolphe - Claude-François), qui a également abordé la peinture et même la politique. — Né en 1807.
Gravelli (MUe).(Ancienne cantatrice des Italiens et ^;^, de rOpéra oii elle a brille, pendant le peu d'années qu'elle
^':- y a passées, à l'état d'étoile de première grandeur. — Née Sofhlt Cruwell, le 12 mars 1826, elle a épousé, en i856, le baron depuis vicomte Vigter, Elle a, en même temps, quitté définitivement le théâtre.
Cupély (L'abbé de). Membre de l'Académie du Gard, publiciste, né £. Koditr de LabruguUre.
Cupidon (Monsieur de). Quelques articles du Figaro ont été signés de ce galant pseudonyme par M. Charles Monstlet, qui a d'ailleurs publié un livre sous ce titre ( 1 858). Cet érudit et fantaisiste écrivain a encore signé Trafalgar les Tabletta d'un fou, et quelques autres articles Rjose DidUr. Il chronique théâtralement chaque semaine au Monde
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illustré. SoQ petit livre, la LorgntUe littéraire (iBS;), où il passe en revue les écrivains de son temps, est une curiosité littéraire et bibliographique, dev^MC déjà une rareté. Enfin, le volume Us Oubliés et les Dédaignés (18S7 et i863) est un petit monument élevé à la mémoire de quelques originaux de la fin du siècle dernier et qui restera à titre de document sérieux. — Né en 182 5, à Nantes, où son père était libraire. Il a deux filles qui ont abordé le théâtre (voir Monsay).
Gurtius. Une série, les Figures de cire, par Curtius, publiée dans l'ancien Nain jaune, et éditée en volume en 1874, avait pour auteur M. Charles, dit Karl et Cari Des^ . perrières, né en 1845.
D.., (Gaston). Un volume de fables, grand in-S, illustré, a été imprimé chez Jouaust en 1872, sans nom d'éditeur, et avec cette initiale pour nom d'auteur. Cet auteur anonjrme est le baron Gaston Deurhroucq,
Dachères. Articles publiés sous ce nom, et sous ceux de A, Darltt et R. Bryon par Théodore de Langtac, directeur derCTfiiV^rs iUastré, — Né en 1829.
Daclin Emile). Pseudonyme du romancier et journaliste né Komarin (Paul). Il a signé Lyonell une jolie fantaisie, l'Art dt rtUver sa robe, et il a encore pris les noms de Paul de Lin Jac (anagramme), et de Georges Granval ; dans la Ktvue et Gazette des théâtres, il signait Êmilien (Paul). Il a fondé, en 1866, à Paris, une petite revue mensuelle, la Mouche, qui a vécu près d'un an et qu'il rédigeait à lui seul. On lui doit aussi quelques romans.
Da Costa. Rédacteur du journal la Défense; de son frai nom Félix Bertrand. !
Dalton (Roger). Un ouvrage sur Londres et les Anglais et des traductions ont été donnés sous ce nom par 1 M. Salerne d^Aigremont (Léopold), rédacteur en chef du \ Courrier de Versailles. — Né en 1844.
Dame de Trèfle (La). Articles signés de ce nom à { f Artiste pr M°>« Amélie de Saint^Amey qui signait encore la Dame de Piqut. Dans la même revue, M^ne Charles
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Bonncmain, sœur d'Arsèae Houssaye et veuve de l'ancieii sous-préfet de Toulon, signait la Damt de Carrtau,
Damilaville (Edouard). Sous ce nom , et sous ceux de Raoul d'ArgaUal et de i'abbé Moussinot, l'ancien député Melvil (Sainte-Suzanne), dit M</y<7-B/o/icour/, a publié trois volumes d'études biographiques sur Voltaire (1878).
On sait que, nommé député de la Guadeloupe en 187 1, il fut déchu de son mandat, en 1874, pour participation à U Commune et même condamné à mort par contumace. — Né en 1825.
Dancourt. La critique théâtrale de la Gazette de France est rédigée sous ce nom par notre érudit confrère Adolphe Kacot, publiciste et romancier, qui écrit encore au Figaro sous son nom véritable, ou sous celui d*0/im.
Dandré (Paul). Pseudonyme commun aux vaudevillistes Pierre-Charles-J oseph- Auguste L^/'raiic, mort en 1878 à 64 ans; Eugène Labiche, né en 181 5, membre de l'Académie française, et Michel (Marc), dit Marc-Michel, mort en 1868 à 56 ans. Ce dernier a publié dans sa jeunesse des poésies sous le nom de Scribomane Job.
Daniel. Célèbre sculpteur, né en 1804 Ducommun (Henry-Joseph) et autorisé en 1861 à joindre à son nom patronymique celui de duLocle. Après de nombreux travaux artistiques qui lui ont valu les plus hautes récompenses, Daniel a quitté son atelier pour devenir trésorier général. Il est mort en septembre 1884.
Son fils Camille est connu comme librettiste sous le nom de Camille du Locle. — Né en i832, il a épousé une nièce d'Emile Perrin et a été un moment directeur 4^ rOpéra-Comique.
Daniel. Pseudonyme de Félix Mornand, ancien pu-