DIONYS
qui a vécu trois ans. Devenu vieux, il se retira tout à coup k la Martinique, son pays d'origine, où le sénateur Schœl* cher lui avait confié le poste d'administrateur de la magnifique bibliothèque dont il a fait hommage à cette colonie. C'est dans ce poste oublié que cet alerte journaliste est mort, en novembre 1886, à l'âge de 63 ans'.
Uonys. Études philosophiques, publiées sous ce nom par M. LecomU (François-Denis), de l'administration des Messageries maritimes. — Né en 1819.
Dobrée (Jean). Pseudonyme employé par le romancier et critique Paul Ptrret, né le 11 février i83o. Ses nombreux romans ont paru successivement depuis 1854 dans toutes les revues célèbres, depuis la Revue de Parts, en passant ensuite par la Revue contemporaine ^ la Revue européenne, pour arriver à la Revue des Deux-Mondes ( 1 860). — Gendre du célèbre philosophe Théodore Jouffroy
DogéS (N.). Articles donnés sous ce nom au Radical par le romancier Albert Pinard, aujourd'hui haut fonctionnaire de France à Madagascar.
Dolcy. Deux comédiennes des théâtres de genre ont
I . Voici un petit porirtit de Cochinat tracé par la plume spirituelle ec légère d*Aurélien Scholl :
« Cochioat était un bon camarade, un excellent garçon, d*une intarittable gaîeié, le plus Parisien de tous les nègres. Il aimait Tencre, ce qui paraissait tout naturel i ses contemporains. Homme de lettres d'à côté, journaliste dans les marges, il vécut en bohème, tout en resunt un brave homme.
• Noctambule inguérissable, il sortait toujours le dernier de ta brasserie du faubourg Montmanre, où tous les secrétaires de rédaction du quartier venaient passer les entr*aaes de Pimprimerie. Cochinât ne consentait à s'en aller que quand les garçons posaient le dernier volet. Cest pourquoi on Tavait surnommé : Toussaint la Fer-'
DONADIO I2(
été connues sous ce pseudonyme qui leur était commun bien qu'elles ne fussent pas parentes.
L'une, qui a joué aux Variétés, se nommait Eugénie Ltgendrt; l'autre, qui a surtout joué en province et à l'étranger, notamment à Bruxelles, était née Gabrielle-Andrée Mtsscnach.
Dolent (Jean). Publiciste et romancier, né Antoine Fournier tn i835. Un de ses ouvrages, U Koman it la chair, un peu réaliste toutefois, a eu un grand succès.
Dominique (M*»'). Ancienne danseuse, puis professeur de danse à l'Opéra. Elle était née Caroline Lassiat, et avait épousé un alto de l'orchestre de l'Opéra, M. Domi-nique Venettozza; et, comme les camarades de son mari l'appelaient simplement de son prénom, ce prénom était devenu le nom familier dont on se servait dans les coulisses de l'Opéra pour désigner sa femme. On disait M"** Dominique et jamais M™« Venettozza.
Elle faisait partie de l'Association des artistes dramatiques depuis 1846 et touchait une pension à ce titre. La plus brillante élève que M^^^ Dominique ait formée était la charmante et petite Bozzacchi , qui mourut à la fleur de l'âge, emportée par une terrible maladie. Depuis pas mal d'années, M^^ Dominique avait pour successeur ï l'Opéra M^^ Zina Mérante. — M"»^ Dominique est morte le i«^ juin i885.
Domino. Pavillon neutre dans plusieurs journaux. M. Jehan ValUr a signé longtemps de ce nom au Gaulois. Il a encore écrit sous le pseudonyme de Gygh»
Donadio (Mll«). Célèbre cantatrice, qui a débuté sous ce nom au Thé&tre-Italien de Paris au mois de décembre 1873. Elle s'est surtout illustrée à l'étranger. Elle se nomme Blanche Ditudonné^ et a été élève du Conser-
UONATO
;de Paris. Oo a annoncé, en février 1886» son en-
I religion > mais le fait a été démenti depuis, aato. Presiidigitaieur, directeur de la revue spé- : Magnétismt, né Alfred- Edouard d'Hont.
acourt (Chevalier A. de). Une dame de lettres se, qui a donné sous son nom de nombreux ouvrages atioo, de morale religieuse, de voyages, etc., à i des jeunes filles, a également signé divers écrits du irécité. — Née à Saint-Chély (Lozère) Symon de ht (Antoinette-Joséphine-Françotse-Anne),en 18a a, épousé, en 1847, le comte Félix de Drohojowski, officier (né en 1806), et lui-même auteur de traas de l'allemaud.
agois (Maître). Rédacteur du journal Paru, de son »m J. Baissas.
nnadieu. Pseudonyme de l'abbé Deléon, ancien tu diocèse de Grenoble, interdît pour l'opposition vait faite au miracle de la Salette. Il avait notamment le ce nom un ouvrage en deux volumes, la Saklte aux {Fallax vallix), qui lui mérita toutes les foudres pales et les censures ecclésiastiques (18S2). si, plus tard, quand parut anonymement le roman U i, s'empressa-t-on dans le monde religieux de répanbruit que Pabbé Deléon était l'auteur de cette dia-
II protesta, mais l'opinion publique était faite, et aubui encore la paternité de ce lourd roman et de ceux nt suivi pèse toujours sur sa mémoire.
iileurs le succès qui accueillit U Maudit a donné lieu des suppositions plus ou moins singulières. M. UU passé d*abord pour être l'auteur du Maudit, H s'en est :nt défendu ; on a ensuite attribué ce roman à M. Eflu Ttmps, qui a vertement protesté, dans le journal