ERDAN
Slraste. Les chroniques parisiennes signées de ce pseudonyme à l'Indépendance belge étaient de Jules Janin. Aux Débats et encore ailleurs, ses fameuses initiales J. J. ont souvent remplacé son nom sous sa prose, mais sans jamais tromper personne. — Elu à l'Académie française le 7 avril 1870, Janin a quitté définitivement en septembre 1873, et pour cause de santé, le feuilleton théâtral des Débats qu'il rédigeait depuis quarante et un ans. — Il est mort à Passy le 20 juin 1874. Sa femme, née Adèle Huet, ne lui a survécu que deux ans.
Erckmami-Ghatrian. Double nom devenu en quelque sorte la raison sociale littéraire de deux écrivains qui n'ont jamais rien écrit séparément, MM. Erckmann (Emile), né en 1822, et Chatrian (Alexandre), né en 1826. l'out le monde a lu leurs Romans nationaux, dont le meilleur, Un Conscrit <i« 181 3, a eu un nombre considérable d'éditions. Ils ont également réussi au théâtre avec /'Ami Fritz, les Kantzau, etc. , comédies tirées de leurs romans et dont la première a donné lieu, avant sa représentation au Théâtre-Français (1876), à de vives polémiques de presse qui n'ont servi, d'ailleurs, qu'à mieux accentuer encore son grand succès.
Sil*dail. Ancien correspondant du journal le Temps pour les nouvelles italiennes. Il a été du premier Événement de Vacquerie, Hugo et Meurice ; son livre la France mys-tique (18SS), où la religion était quelque peu malmenée, lui a valu de l'amende et de la prison.
Ancien séminariste, M. Erdan, à son entrée dans les lettres, a retourné son prénom André pour se faire un pseudonyme. — Il est né en 1826 Jacob (Alexandre-André), et il est mort le 24 septembre 1878.
On trouvera, dans le numéro du 3o octobre 1878 de
F; 142 ERDIC
r notre GautU anecdotiqut, des renseignemeou curieux et
\y une lettre des plus intéressantes d'Erdan sur lui-même, et
I relative à sa renonciation à la carrière religieuse qu'il avait
r d*abord embrassée.