‹ Dictionnaire des pseudonymesChapitre 36 sur 142 · FERNEY · texte numérisé non relu

FERNEY

du pianiste Adrien Talexj (Folies-Marigny, mai 1871). — Né en i8s8.

Femand (M"«). Actrice un moment célèbre à TOdéon, où elle eut Thonneur de créer le rôle d*£dmée dans \eMauprat deGeorgeSand (38 novembre i85B). Elle était fille d'un médecin espagnol, Francisco Hernandez, et se prénommait Amalia. Elle est morte, bien jeune encore, et ^ rheure même où allait lui venir la renommée, en i855. Elle avait joué successivement à Versailles, au Gymnase, -au Théâtre-Historique, à TOdéon, etc. Élève de Samson, qui lui fabriqua son pseudonyme.

Femau (Charles). Poète, romancier, auteur dramatique et en même temps homme d'État bavarois, né . en 1809 Dax</i6€r^€r (Sébastien). Il a collaboré à la plupart des journaux de son pays, où il a publié des légendes, des poésies, et même parfois des articles politiques anonymes. Devenu conseiller d'État, il a reçu le titre de nohU pour les services rendus par lui à la Couronne.

Femay (Jules). Pseudonyme littéraire du sergent du génie BobUlot, né le 10 septembre 1860 à Paris, mort à Hanoï, des suites de blessures reçues à Tuyen-Quan (Tonkin), le 19 mars 188S. Il était bachelier es lettres et es sciences. Une souscription a été ouverte pour lui élever une statue à Paris.

Femay (Pierre). Pseudonyme par anagramme de l'avocat Pierre Farine.

Femey (Caroline). Pseudonyme d'une ancienne actrice du thé&tre des Folies-Nouvelles, devenu théâtre Déjazet. — Née Cauilte (Caroline).

Un douloureux souvenir se rattache à cette artiste. Elle avait quitté Paris pour aller jouer, avec un séduisant et fructueux engagement, la comédie en Californie. Embarquée sur le fatal EveningStar, en 1866, elle périt en route

i$0 FERNET

avec la troupe dont elle faisait partie dans le naufrage de ce l>4timent. Elle avait laissé en France deux petits enfants que sa mort réduisait à la misère et à l'abandon. Son frère» M. Gsuitte, alors ténor du ThéAtre-Lyrique, qui a ensuite chanté à l'Opéra, recueillit les deux orphelins et de ses neveux il fit ses enfants.

Femey (Paul). Romancier et critique littéraire» d*abord libraire-éditeur à Paris sous son véritable nom Mesnitr (Alexandre). C'est surtout au SlècU qu'il a donné ses principaux écrits. Son roman Hermine Sénéchal a eu jadis un succès honorable (18S2). -- Né en 1811.

Fervacques. Sous ce nom a été un moment connu en littérature un brave et excellent garçon, de son vrai nom Léon Duchemin, un peu débraillé dans sa manière de vivre, mais qui avait un caractère aimable et le cœur sur la main. Pendant le peu d'années qu'il a brillé dans la carrière littéraire, il a donné des chroniques, des nouvelles et des romans. Tout cela est à peu près oublié aujourd'hui, et le 'sera & coup sûr demain ! Et le pauvre garçon, insouciant et léger, est mort prématurément, à 36 ans, pour avoir trop vite vécu peut-être... au mois de septembre 1876. Cet ingénieux publicistea encore écrit sous la rubrique Domino XV dans le journal U$ Échos de Paris,

Son frère, Alphonse Duehanin, est à la fois rédacteur de bulletins de la Bourse au Soir et courriériste dramatique dans le même journal, sous le nom d'Alphonse Depre,

Feuillet de Conches. Bourquelot indique ainsi le nom de cet ancien directeur du protocole aux Affaires étrangères, dans sa Littérature contemporaine ; c Feuillet (de Conches) », comme si ce publiciste distingué était né dans cette petite ville de TEure. C'est là une grosse erreur. Le célèbre publiciste, collectionneur d'autographes, ancien

FILEX 1)1

inlroducteur des ambassadeurs, est né à Paris, en 1798,61 son deuxième nom, que Bourquelot semble prendre pour un nom de ville, est celui de sa mère, qui se nommait Conchei, et qu'il a joint à son nom patronymique en en modifiant l'orthographe. — Mort en février 1887.

Feyghine (Ml^e). Comédienne d'origine russe, nièce du célèbre violoniste Servais. Elle débuta à la G>médie- Française le 27 février 1882 dans le petit r6le de Kalekairi de BarberÎM, étude dramatique d'Alfred de Musset plus faite pour la lecture que pour la scène. L'étrangeté de son jeu, de son organe, de toute sa personne, produisit un effet qui ne fut pas favorable à la débutante. Elle en conçut un vif déplaisir, qui s'aggrava peu après de contrariétés d'un amour entravé et finalement déçu. En somme, cette jolie et séduisante personne, qu'on avait peut-être trop exaltée à l'avance pour la trop déprécier ensuite, se suicida, dans un accès de désespoir, le 11 septembre 1882. Elle n'avait pas vingt ans. Elle était née Julia Feigin,

Feymet (Xavier). Chroniqueur, romancier, avocat, directeur des Beaux-Arts, et même un moment adminis^ trateur de la Comédie-Française, — par intérim, — M. Albert ICacmp/'cn a longtemps écrit sous ce pseudonyme, qui lui a d'ailleurs valu dans les lettres plus de notoriété que son nom véritable. Il a encore signé Henri d'E$U, Hmrys,et aété l'un des Gérômt de l'Univers iHustré, — Né en 1826.

Figanièl^es (Michel-Louis de). Publiciste né Michel (Louis), à Figanières (Var). On lui doit, entre autres ouvrages spéciaux, la Clé de la vie et la Vie universelle (4 vol. in- 18, Dentu).

Filex (D.). On a attribué, en 1876, sans que le fait ait été démenti, la paternité d'un roman nouveau signé de

fSa FINETTE

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ce nom et intitulé Un Koman vrai, à la plus jeune sœur y de Rachel, MIk Diuah-Félix. — Voir KachtL

[: Finette. Surnom d'une assez jolie et égrillarde per-

&^ sonne célèbre dans les bals publics par l'audacieuse

K^^ • excentricité de ses « jambes en l'air • et « coups de pied

S^ à hauteur de l'œil ». Elle se nomme Dunvtnd (José-

g./ pbine).

^ Elle a publié, dans le courant de 1867, & l'instar de Ri-

^* golboche, Léotard , Thérésa, Cora PeaH , et autres célébrités

^^^ excentriques, une prétendue autobiographie sous le titre de

jr Mémoirts it Finttlt, avec portrait reproduisant le soi-disant

auteur desdits Mémoires dans une des poses hasardées qui ont établi sa célébrité. Depuis elle a donné en Angleterre et en Russie des représentations publiques, très suivies, où elle a dansé, devant les lords et les boyards les plus aristocratiques et les plus fortunés, le « cancan » et le « chahut « de nos bals publics, que les affiches annonçant ses représentations avaient bel et bien baptisés t danses nationales françaises n !

Figraro. L'amusante revue de fin d*année représentée en décembre 1868 au théAtre des Menus-Plaisirs (direction Gaspari) sous ce titre : Figaro-Ktvue^ et signée simplement par Figaro, avait pour auteurs anonymes cinq des meilleurs collaborateurs du journal de M. de Villemessant : MM. Francis Ma|;nard, Ivan de Woestync, Adrien Marx, Jules Prével et Emile Blavet.

Fischio. Sous ce nom, qui signifie sifflet en italien, un commis de Tadministration des postes, M. Emile AfithiUs di Kitnzl, Marseillais d'origine, a donné un poème plaisant. Profondeurs tt Abymes (i883), dont il avait signé > préface O. de la Phryme. Il a publié également divers articles sous ce même premier nom. — Né en 1861.

PL^RON l53

Fitz-James. Nom sous lequel ont été connues au théâtre :

fo M"« FltZ'Jamti (Laetitia), artiste de la Porte-Saint- Martin et de rOdéon, où elle jouait le drame et la tragédie. Elle est morte en 1866, à 45 ans.

30 l^\\t Fitz^ûmts (Caroline, dite Cara), artiste du théâtre des Variétés, qu'elle a quitté pour épouser le jeune comte d*Avigdor. Le pape lui a donné le titre de iuchtsse it Faitano.

Leur père se nommait Payart, employé des postes. Leur mère, dont elles ont pris le nom «u théâtre, était fille naturelle d*un fils naturel reconnu du duc de Fitz-James. L'ancienne danseuse célèbre sous le même nom à l'Opéra n'avait aucun lien de parenté avec elles.

Fix (Albert). Journaliste né Jacques Meyer.

Flagy (Vicomte de). Chroniques données sous ce nom au Figaro par la comtesse Marie de Mirabeau, fille du colonel Le Harivel de GonneviUe, dont elle a aussi publié les mémoires. Elle a également signé, Chut, Zut et Nick des articles dans la Vie parisienne. Cette dame de lettres est née en 1829; elle a encore composé des romans, et a aussi abordé le théâtre avec une pièce en trois actes, Chàteaufort, qui, malgré des modifications faites sur les conseils d'Alexandre Dumas, n'a pas réussi (1876).

Flamberg^e. Collaborateur du journal VÈcho de Pd^ ris, né Maurice Lefèvre,

Flavius. Articles de médecine donnés jadis sous ce nom au Figaro par le docteur JouUn (Désiré- Joseph), qui a encore signé docteur Hermès, ti qui est mort en 1874 âgé de 53 ans.

Fléron (M^^ de). Nouvelles et comédies publiées sgtis ce nom par M^^Janson, née Pauline Dery, en 181 S.

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l54 fLEURICHAMP

Fleuriçhamp (Jules). D'ingénieux et piquants articles de bourse ont été publiés sous ce nom dans U Figaro par M. Jules Paton, qui signa d'abord du nom de PUrre Thomint, et qui a passé ensuite au Journal des Débats où il signe les mêmes articles de son vrai nom. On lui a attri* haéàtort les « Lettres d'Alceste » publiées dans VUnîvtrscL

— Voir AlcesU.

La femme de cet écrivain spécialiste a publié plusieurs romans, dont quelques-uns ont obtenu un réel succès, sous le nom de Jacques RoziVr. Cette dame de lettres, née Emilie-Thérèse Pacini, est morte en janvier 1887.

Flock (Tobjr)- Pseudonyme du poète, romancier et journaliste Alexis Doîntt, qui a encore signé Bcusompierre^

— Né en i8i6.

Flor O'squarr. Publiciste, romancier, auteur dramatique, né Flor (Charles). Il a encore signé du seul nom d*0'squarr et Perkto au journal k Figaro.

Floriani. La veuve d'un architecte. M"*» Laval, a débuté sous ce nom aux Italiens en mai 1872, avec un succès contesté.

Floupette (Adoré). Poète, qui se déclare lui-même c décadent » dans un recueil qui a fait quelque bruit dans le courant de Tannée i885 et qu'il avait intitulé ses Déliquesctnces. — Né Henry Beauclair,

— Le poète Gabriel Vicaire a également écrit sous ce singulier pseudonyme.

Foalix (Comte). Plusieurs livres signés de ce nom, et illlustrés par Grand ville : les Fleurs aniWes (i 846), /es Étoiles (1847), Perles et Parures (i85o}, etc., sont du publiciste Kaban (Louis-François], qui a donné des romans, des pimphlets, des brochures historiques et d'actualité, etc., sous son nom et sous les pseudonymes de Barba, k comte

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