‹ Dictionnaire des pseudonymesChapitre 37 sur 142 · PRADELLE |SS · texte numérisé non relu

PRADELLE |SS

de BarinS, sir Paul Ro6erf, Boissy et Kobtri-Macaire. — Mort en 1870, à 7S ans.

Fog^liari (M**«). Actrice de rOpéra*Coinique, qui^a ensuite abordé la carrière italienne, et dont le vrai nom est FtuUlard,

Fonta (M 1^}. Danseuse de l'Opéra, l'une des premières parmi celles de second plan, née Poinet,

Fontenay. Ancien acteur célèbre du thé&tre du Vaudeville dont la génération actuelle connaît à peine le nom, puisqu'il a quitté la scène depuis 1841. Retiré à Neuilly, cet ancien comédien à succès , doublé d'un brave et excellent homme, y vécut jusqu'au aS avril 1874, c'est-à-dire plus de trente ans après sa retraite. Il était né h Chaitlot le 22 avril 1786, et se nommait Daliger de Fontenay de Satnt'Cyran (Jean-Baptiste-Léonard).

Fontenay. Le journaliste Paul Bosq a signé de ce nom des articles au Soleil; il écrit encore sous ceux de Paul Dîénay, Paul Mersanne, Jac- Mercier et Henri Conseil.

Forgées. Écrivain et traducteur^ surtout pour le compte de la Keme des Deux-Mondes, né en 181 3. Il se nomme Daurand (Paul). Il a encore signé Old-Nick et Tim plusieurs livres illustrés par Grandville. — Mort en

Fortunatus. Brochures et biographies politiques publiées sous ce nom par Fortuné Gilles de Saint-Germain.

Fortuné. Nombreux articles donnés sous ce nom dans le journal la Vie parisienne, et ailleurs, par M. Calm^ (Fortuné). Il a encore signé Olibrius, Jean de Vert, Gaston Phabus et Léon Joyeuse,

Fradelle (Eugène). Auteur et même artiste drama-

iSC rRANCE

^ tiqoe, né Victor CauaiXhac, et frère de Loaîs Couaîlhac,

^ ' îoaraaiiste, vaudevilliste et romancier.

France. Ancien ac'.eur des Folies-Dramatiques, puis régisseur des Variétés* du théâtre du €^âteau-d*£au, etc.

— Né Ddeau (François).

France (Anatole). Avteur de charmants récits , dont

l'un. Il Crime dt Syl^tsire Bonnard, est presque un chefd'œuvre. — Né Thibault (Anatole-François), le i6 avril 1844, k Paris et fils d*un libraire du quai Malaquais. Aujourd'hui sous-bibliothécaire au Sénat.

France (Jacques). Artiste sculpteur, né Paul Lecrtux.

Franceschi (Jules). Célèbre sculpteur. Italien d'origine bien qu'il soit né à Bar-sur-Aube le 1 1 janvier 18a 5.

— II se prénomme Louis-Ju/iVn. Il a épousé une artiste de la Comédie-Française, M^^ Emma Fleurj, qui a depuis plusieurs années quitté le théâtre où elle a laissé de char-

£7 ' * mants souvenirs.

^ Franciot (Jean). L'un des pseudonymes du regretté

journaliste Gustave Bertrand, qui a longtemps écrit au Nord sous son véritable nom, et qui a encore signé DamocUs dans la Vogue parisienne. Devenu plus tard directeur

tdtt théâtre des Nations, place du Chitelet, il y a fait de y mauvaises affaires, â la suite desquelles il est mort prématu-

frémenty en 1880.

^ * Francisc^ue. Deux frères ont été connus sous ce

^- nom au théâtre. L'un, né Jacques-Antoine-François Hutin

en 1796, a joué sous le nom de Francisque aine, — Il est mort le 28 juin 1842.

Le cadet, Louis-Auguste Hutin, était né le 21 juillet |:-'' 1808. Il a joué sur la plupart des scènes du boulevard,

K^: sons le nom de Francisque jeune. C'était un bibliophile

jl^; pasMonné pour tous les ouvrages qui concernaient le

FRANTZ tSy

théâtre. Sa collection de pièces, qu*il a cédée à la Société des auteurs dramatiques, a une valeur inestimable. Il en avait composé lui-même, qui sont assez ignorées d'ailleurs, sous le nom de Palmir. Figurent-elles dans sa collection? — Il est mort le 29 juin 1871, laissant une veuve, née de Boissac (Anne), ancienne danseuse à Lyon.

Franck-Duvemoy (Mme). Ancienne cantatrice de l'Opéra, née Adèle Cahn, Elle débuta à l'Opéra-Comique en juin 1872 sous le nom de M^^ Franck, dans le rôle de Galatée de l'opéra de Victor Massé, pendant que le même soir débutait à ses côtés, dans le rôle de Ganjrroède, le trial Duvernoy qu'elle épousa trois ans plus tard. Elle débuta à l'Opéra le 10 avril 1878 dans le rôle de la reine des Huguenots, mais elle n'y fit qu'un séjour assez court.

Franck-Marie. Professeur de musique, puis feuilletoniste musical, sous ce pseudonyme, au journal la Patrie. Son vrai nom est Ptdorlini — Il est mort en 1868.

Son frère a d'abord été baryton sous son vrai nom, Juan Ptdqrlini, à l'ancien Opéra National, devenu le Théâtre-Lyrique. Il est ensuite entré au Thé&tre-Français, où il a joué pendant quelque temps la tragédie sous le nom de JouannL On l'a vu ensuite, au boulevard, à la Gaité, à l'Ambigu, et même à Beaumarchais.

Franklin. Érudit bibliothécaire et publiciste , né Poux (Alfred-Louis-Auguste-Franklin) en décembre i83o. Il a donné, lui aussi, un dictionnaire des pseudonymes, mais des pseudonymes latins de l'histoire du moyen âge, en y comprenant les noms et surnoms (1875).

Frantz (Jules). Ancien rédacteur en chef, fondateur du journal /e Vengeur (1869), qui n'a eu qu'un seul numéro, aussitôt poursuivi, condamné et supprimé. — Né Clerc et journaliste à Lyon,

t58 FRANTZ-NOEL

Frantz-Noël. Le fils de Léon BcauvaHct, fils luimême de l'ancien sociétaire de la Comédie- Française , a donné quelques pièces sous ce pseudonyme. Il a aussi collaboré avec son père.

Frantz-Villers. Pseudonyme pris par le critique Armand dt Pontmartin lorsqu'il remplaça Adolphe Adam f; . comme courriériste musical à l'Assemblée nalionaU. — Né

Ermel Ftrrard de Pontmartin en i8ii, le célèbre auteur des JeudU de ht^ Charbonneau, tableau aussi amusant qu'inexact de la lillérâture de son temps, a encore signé Callxte Ermel, Marc Pontin et Théobule.

Franz. Le capitaine en retraite, comte Henri Botte de Hochberg, membre de la Chambre des pairs de Prusse, et aujourd'hui intendant général des thé&tres rojraux à Berlin, a donné des opéras sous le pseudonyme précité.

Franz (Chevalier). Jeune poète, né Jules de Gères, mort prématurément en février 1879.

Franz (Robert). Une élève de Liszt, Mnie Olga de Janina, a publié, sous ce nom et sous le titre Souvenirs d*une Cosaque (1S74), un livre dans lequel elle a raconté ses relations avec son illustre professeur. Ce livre, rempli de détails souvent inconvenants, a fait scandale, et a donné lieu à une riposte immédiate, Souvenirs d'une pianiste (réponse aux Souvenirs d'une Cosaque)^ puis l'année suivante à une seconde réplique intitulée : le Koman du pianiste et de la Cosaque (iSyS). Depuis M«n« Olga de Janina, qui se jugeait bien elle-même, a publié un nouvel ouvrage. Lettres d'une excentrique (1876), mais avec un bien moindre succès. ^ V / ;.

.^û ****SCata. Le baron Toussaifif a signé de ce pseudo-

fg^4 "^°*j^!?'^ Maheroy) dont s'est également servi M. Ed-

,^. mond Deschauaus dans ki Chronique parisienne.

PRASCATI l^

Frascati. Le banquier Millaud (Moïse), né en 181 S à Bordeaux, où ses parents étaient de petits marchands établis sur le port de cette ville, a signé de ce pseudonyme un vaudeville célèbre : Ma Nièce tt mon Ours, joué en i85^, au tbé&tre du Palais-Royal.

M. Millaud a pris part, dans sa vie d'affaires si agitée et si remplie, aux spéculations les plus diverses. Il a surtout entrepris de se servir de la presse comme du moyen d'action le plus efficace, le plus direct et le plus facilement répandu; il l'a utilisée de toutes les manières, il l'a asservie et transformée en inaugurant un systèmes de réclames, d*afBches, de turbulentes annonces et de « boniments j». de toutes sortes» qui tenaient un peu^ du charlatanisme, mais qui n'en ont pas moins établi le succès de ses multiples tentatives '• M. de Villemessant et lui ont été les deux plus habiles « impresarii » de la presse de leur temps, mais de la presse à réclame, vivant un peu au jour le

I . Voici It liste iks jouroaui qu*a eut entre les meios M. Millaud, depuis le commeocement de sa carrière :

i83o. U Lutin (à Bordeaux).

i83S. U Gamin de Paris, i856. le Flâneur.

1818. U Ségoeiateur»

1819. V Audience.

1848. La Liberié.

— Le Journal des Chemint de fer.

— Le Conseiller du peuple.

i856. U Journal des actionnaires, 1857. La Presse.

186 3. Le Petit Journal.

Le succès colossal de cette dernière feuille, qui dure toujours, a

donné naissance au Journal illustré, au Journal politique et littéraire,

à la Repue populaire, à la Revue pour tous, au Nouvel Illustré, au

SoUil, etc., tous sortis de Tofficine Millaud et rédigés par sa Camille,

. par ses amis, et parfois aussi par lui-même.

l6o PuiDiRICK

jour, ayant coatinuellement besoin de forcer et de surmener son organisation, et de tenir éveillée l'attention publique par des inventions sans cesse renouvelées. De là les grotesques annonces imaginées par M. Millaud à la fondation du journal VAudUnct, et perfectionnées encore à l'endroit du Ptiit Journal; de là aussi des primes perpétuelles : oran- , • ^es, albums, buvards, zootropes, etc., offertes par M. de Villemessant à ses innombrables mais insatiables lecteurs. Il ne faut pas moins constater qu'en dehors de ces moyens, qui, en somme, n'attirent les badauds que pour peu de .temps, les journaux de MM. de Villemessant et Millaud .ont dû leur vogue continue à des causes d'un ordre plus sérieux et plus élevé. — Moïse Millaud, qui a souvent signé Duallim^ anagramme, dans ses divers et nombreux journaux, est mort en octobre 1871.

Frederick. Critiques musicales faites sous ce nom dans l'ancien Paris-Journal par M. Vuhrer qui a aussi dirigé le journal U Soir.

ijî Frederick. Prénom illustré par Antoine-Louis-Pros-

per Lemaitre, connu au théâtre sous le nom flamboyant de Frederick LtmaUrt. On appelait presque toujours ce poissant artiste de son seul prénom, inventé et spécialement orthographié par lui, Frederick ! Il était né le 3o juillet 1800 au Havre où son père était architecte.

Marié à une actrice de l'Ambigu, Mll« Halligniér, sœur ' "Sr " de M">« Boulanger de TOpéra-Comique, il en eut quatre

:^, enfants, dont trois garçons. L'aîné, Charles, acteur de ta-

lent, se tua dans un accès de fièvre chaude; les deux autres sont comédiens en province. Quant à sa fiUe, elle s'est

'-^^ . mariée et n'a jamais abordé la scène. Frederick Lemaître

^' est mort à Paris, le 36 janvier 1876.

/ Frédol de MagttelOXUie. Le célèbre naturaliste

FRESNAY l6l

Moqum (Horace-Bénédict-Alfred), plus connu sous le double nom de Moquin^Tandon, se servit, pour la première fois, de ce pseudonyme pour en signer une publication qui rappelle un peu la superdierie littéraire commise par Mérimée à l'occasion de sa Guzia (voir Cazul), Il annonça, en effet, en i836, qu'il avait découvert le manuscrit d'une légende provençale intitulée : Carya MagaloMnsis^ c'est-àdire U Noytr de Magudonne, et il attribuait la paternité de ce manuscrit à un évéque du XIV« siècle. Il le publia ensuite très luxueusement à un petit nombre d'exemplaires avec fac-similé de l'écriture originale. Ce n'est qu'en 1844 que M. Fortoul révéla l'origine véritable de la prétendue légende qui avait été inventée de toutes pièces par Moquin- Tandon lui-même. Le plus piquant de l'affaire, c'est que cette supercherie avait valu à son auteur de nombreuses félicitations des principaux savants de l'époque sur sa précieuse découverte, et entre autres de Raynouard. Le célèbre ouvrage posthume de ce même écrivain, U Monde de la mer (1864), est seulement signé Frédol. — Mort en ■ 863, à 59 ans.

Fl*emder (Docteur). Auteur d'études historiques sur l'ancien pays de Liège', de son vrai nom Auguste Morel,

Frescaly (Marcel). Sous ce nom le lieutenant Marcel- Justin Palat, des chasseurs d'Afrique, a publié et a surtout laissé divers écrits, soit comme romancier, soit comme voyageur. Envoyé en mission officielle d'Algérie au Sénégal, par Tombouctou, il a été assassiné par ses guides dans le désert le 8 mars 1886. — Né le 22 mars i856, il n'avait donc pas tout à fait 3o ans.

Fresnay (de). Pseudonyme du docteur!. Hamon, né & Fresnay (Sarthe).

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