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ALCESTE

Cornu, femme du peintre de ce nom. Née en 181 s, Hortense Lacroix, et filleule de la reine Hortense, elle entretint pendant de longues années une correspondance des plus intéressantes avec l'empereur Napoléon III, son ami d'enfance. Cette correspondance doit être publiée. — Morte en 1875.

Albon (Vicomte d*). Journaliste d'Alger, créateur de la Gazette algérienne en i885, de son vrai nom Bohren (Uon).

Alboni (Marielia). Célèbre cantatrice, née en 1824. Elle s'est mariée deux fois : en premières noces, avec le comte Pepoti, mort en 1866; en secondes noces (1877), avec M. Charles Zieger, alors officier dans la garde républicaine. Mais c'est sous son nom de jeune fille, qu'elle a si brillamment illustré, que cette éminente artiste sera toujours connue dans Thistoire musicale contemporaine.

Alceste. Ce nom du plus fameux des personnages de Molière a bien souvent servi de pseudonyme. Il a été employé surtout, de nos jours, par :

M. Amédée Achard, dans P Assemblée nationale de 1849, où il publiait sous ce nom des Lettres parisiennes ;

M. le marquis d'Althon Sée;

M. Alfred Assolant;

M. Alphonse de Calonne;

M. Ernest d'Avrecour, à la Gazette de Hollande; ■ M. Edouard Lahoulaye;

M. Louis Belmontet^ poète, auteur dramatique et député, et qui a publié une satire en vers, les Quarante Mortels de l'Académie française dans cent ans, signée de ce pseudonyme. Cette satire devait être suivie de quatorze autres sur divers sujets; mais il n'en a jamais paru aucune. Belmontet est mort en 1879, à l'ftge de 80 ans;

lO Al.CESTE

M. Charles-Alexandre JaiUard, négociani à Mayenne, ne en 1827, ei qui a publié sous ce pseudonyme une brochure sur les impôts en i865;

M. Louis TavfriiiVrr, ancien rédacteur en chef du Journal du Loirtt^ ancien commissaire de la République en 1848, à Moatargis, e^ qui a encore écrit sous les noms de Giac d* Aiguillon et de Balthazard,

Mais les lettres d'Alcesie les plus célèbres qui aient été publiées de nos jours sont celles qui ont paru successivement dans rC'rtiwrs^/, la ViriU, la Constitution, le Corsaire et l'Avenir national de 1868 à 1873, sous le voile d'un anonyme demeuré toujours impénétrable. Ces lettres, agressives au premier chef, donnèrent lieu à des procès et même à une suppression de journal (V Avenir national) , en vertu de Tétat de siège. On les a d'abord attribuées à M. Paton (soit Fleurichamp)y puis à M. Ducuing, l'ancien député, mort en 1876, qui dirigeait l'Universel, journal où ces lettres étaient alors publiées, et qui a décliné publiquement l'honneur de leur paternité qu'il faut définitivement restituer à leur véritable auteur, M. Hippolyte Oasiii/f. — Cet écrivain distingué a signé, en 1848, du pseudonyme de Job le Socialiste, des articles politiques dans les journaux avancés de Tépoque, et alors qu'il arborait leurs opinions. Il est vrai de dire qu'au point de vue politique, Castille avait souvent modifié sa manière de voir, attitude qui lut avait ôté toute autorité, ce qui ex« plique la persistance et le soin extrême qu'il mit à toujours cacher son dernier et son plus célèbre pseudonyme, afin de n*en pas affaiblir la valeur. — Mort en septembre 1886, à l'âge de 66 ans.

Alesson (Jean). M. Anatole Aies, employé du ministère de la justice, a fondé sous ce nom le journal le fias*

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