‹ Dictionnaire des pseudonymesChapitre 3 sur 142 · AGNESI · texte numérisé non relu

AGNESI

Agpiesi. Ancienne basse chantante du Thëàtre-Italieo. — Né AgnUz, en Belgique, et mort en janvier iSyS.

Aimard ;Gusiave'. Voyageur et romancier, dont on orthographie également le nom Aymard. Il a vécu pendant plus de dix ans avec les sauvages de l'Amérique, et a publié des romans d'aventures et de voyages inférieurs à ceux de Cooper et de Mayne-Reid, mais qui ont eu cependant une ceruine vogue, aujourd'hui diminuée. — Né Olivier G/oux, le i3 septembre 1818, il est mort en i883. En 1848 il avait été officier dans la garde mobile et, en 1870, il avait commandé un des bataillons des francs tireurs de la presse.

Aimée (M^l«)y artiste des Variétés, qui a surtout brillé dans l'opérette. — Née Marie Torchon.

Ajac (Marie d'). Romans donnés sous ce nom et sous celai de Marie de Saverny par Marie Ferrouil dt Monl^ g€dUard, fille d*un ancien recteur d'académie, veuve d'un lieutenant de vaisseau , Frédéric Saint-Clair Ftytaud, Elle a également donné des articles à V Indépendance belge et à divers autres journaux. — Née le 22 août iSBy, à Pau.

.A.lb (Camille d']. Pseudonyme littéraire de M>n« Constance de Dunka.

JkXbajae {P.). La Revue des Deux^Mondes a publié sous ce nom, en 1864, un roman, le Péché de Madeleine <|ui obtint un assez vif succès. Un certain mystère ayant accompagné sa publication, le public fut bien vite informé ^ue le nom d'Albane était un pseudonyme derrière lequel^ s« cachait une dame du monde, dont ce roman était le début littéraire. Le secret fut assez bien gardé, et les suppositions allèrent leur train, sans que la Revue s'occupât <l'jr répondre ou de les démentir. Cependant, un journal

ALBANI y

ajranl avancé avec plus d'assurance que Tauteur de la nouvelle en question était M"^« de Bernis, M. Buioz s'empressa de déclarer lui-même, dans une note insérée dans la Kevue des Dtux-Mondes et placée depuis en tête du Péché ât Maddtinc, paru en volume (M. Lévy, 3« édit.), qu'il oe savait pas plus que ses lecteurs quelle personnalité se dérobait sous le nom à*Alhant.

Il avait reçu en 1864, dit-il, un paquet contenant le roman, avec ces seules lignes : « Prière instante à M. BuIoz, si le roman ci-joint ne convient pas à la Kewue, de vouloir bien le faire savoir à l'auteur par un mot jeté à la poste restante, avec cette adresse : P. Albanc. »

Le roman ayant été lu au comité de rédaction, la Ktvut l'avait jugé digne de sa difficile hospitalité; mais, depuis, l'auteur n'avait jamais donné signe de vie.

Deux autres romans suivirent ce premier essai : Flamtn et Souci; ils ont également paru en volumes chez Lévjr, après leur publication dans la Revue des Deux-Mondes, et signés simplement : L'auteur du Péché de Madeleine.

On sait aujourd'hui que ces écrits distingués, qu'on a successivement attribués à M">« de Bernis et à M"^ Piscatory, fille du général Foy, ont pour auteur M^^ Elme Caro, née Pauline Cassin, et femme de l'académicien si connu comme conférencier à la mode.

Albani (M^^^). Célèbre cantatrice, qui s'est produite pour la première fois à Paris, sur la scène des Italiens, dans la Sonnamhula, au mois d'octobre 1872. Elle est née à Montréal où son père était professeur de musique, et est d'origine française ; elle descend en effet de la famille des de Saint-Louis émigrée au Canada, et se nomme Emma Lajeunesse, Ayant passé une partie de son enfance à Albany, elle a, en l'italianisant, conservé le nom de cette ville

ALIANO

conmc pseudonyme. Venue en France, elle a eu pour professeurs, d*abord d*orgue et de piano, M. Benoist, le maître par excellence, puis l'illustre ténor Duprez comme maître de chant.

Albano [Gaston o'). Poésies et compositions musicales publiées sous ce nom par M^^^ ChevalUr de MoniriaU — Née en 1829.

Albano (Leone d'). L'orientaliste Léon Prunol de Kosny a donné sous ce nom, en 187 3, une adaptation d'une comédie japonaise, U Couvent du Dragon vert. — Né en 1837.

Albéric. Le traité pratique de la Culture des abeilles publié sous ce nom a pour auteur un frère de la doctrine chrétienne, Louis Bottequin, né en 1826.

Albert. Ouvrier mécanicien, qui est devenu, en 1848, membre du gouvernement provisoire. Né en 181 5, Martin (Alexandre-Albert), il a été élu représentant du peuple à l'Assemblée constituante, puis déporté pour participation à l'attentat du i5 mai. Amnistié depuis, il est rentré à Paris et a accepté une place à l'administration du Gaz. Il a été de nouveau, mais sans succès, candidat à la députation en février 1871.

On Ta parfois confondu avec un autre Albert (Pierre- Jean-Marie-Edouard 1, né en 1801, et qui a été également déporté, mais en i835, et aussi pour cause politique. Ce deuxième Albert portait bien son vrai nom.

Albert !d'j. Rédacteur-gérant du journal la Seine, né Brunauâ (.\lbert;.

Alberty. Articles donnés sous ce nom au Voltaire par le publîciste Bertie-Marriot.

Albin (Sébastien). Pseudonyme de M™« Sébastien

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