JUNIUS
ny
connu seulement sous le nom d'Edouard LaftrrUre^ et aujourd'hui vice-président du Conseil d'État. ~ Né en 1841, il est le fils du célèbre jurisconsulte Louis-Firmin Julien" Laferrière, membre de l'Institut, qui est mort en 1861.
Juliette (M"«). Ancienne actrice de la Porte-Saint- Martin, où elle a créé» le 2 février i833, te rôle de la princesse Négroni dans Lucrèce Borgia^ rôle épisodique où elle : eut un succès de beauté plus encore que de talent; sous le * nom de M>b« Drouet, devenue l'inséparable amie de Victor /] Hugo, elle prit, après la mort de la femme du poète, le i gouvernement et la direction de sa maison, et occupa cette ^ situation délicate avec beaucoup de tact et de convenance. • Min« Drouet mourut deux ans avant Victor Hugo, le Il mai i883, et elle eut des funérailles quasi solennelles. Tout le Paris artistique, littéraire et même officiel vint défiler devant le cercueil de cette vieille amie du poète, ren- v dant ainsi hommage au poète lui-même. J
Jumièg^es. L'un des pseudonymes du publicbte et ^
bibliographe Kabutaux (Edouard), né en 1814, et qui a ~l
encore signé Edouard La$sènc et Edouard Ra6« v
Junius (Lettres de '). Pendant la guerre de 1870, et ' '[-
I. En tomme on n*a jamais tu potUiTemeni qoel était le véritable auteur det fameiues lettres politiques publiées à Londres dans le Pu"^ bUc-'Advtrûtu sous le nom de Juniu$, de 1769 à 177t. Elles étaient pleines de violence et de personnaliiés, et les plut grands efforts - ^
furem faits, toit par la police, toit par les penonnages qu'elles visaient le plut, pour en découvrir Tauteur. Le prétendu Junius, d'ailleurs mit plusieun fois lui-même ceux qu'il attaquait au défi de démasquer ton pteudonjrme. « Je tuit seul dépositaire de mon secret, écrivit-il dans une de ses lettres, à la suite d'une recherche plus insidieuse que let autretj et il mourra avec moi. • Quand il les publia en volumes, il alla jusqu'à donner un fac-similé, vrai ou faux, de son écriture. Mais cette circonstance, qui pouvait devenir une preuve écrasante, ne ^
fit rien découvrir non plut. Cependant, comme il fallait bien toupçon- - ^
iS
Sl8. JUPILLC9
ao lendemain de la guerre, Aleiandre Dumas fils a publié sous ce nom, et sans les signer d'abord, trois lettres c sur les choses du jour >, qui ont eu, surtout les deux premièles, un grand succès de curieuse actualité. La seconde avait «ne préface de George Sand.
Alphonse Ducbesne et Alfred DeWau ont aussi publié, en collaboration, des Ldires dt Juidus, 7- Voir Addi$on.
Jupilles (Feraand. m). Ouvrages divers, notamment sur PAngletem, publiés sous ce nom par M. Mariage.
Justin (N.). Des ouvrages humoristiques ont été pu* Uiés sous ce nom par M. Grandgagnage (François-Charles- Joseph), ancien premier président de la Cour royale de •yi: '. Liège; il a encore signé des relations de voyages du nom *^' d'Alfred Nieola$, personnage fictif mis par lui en scène dans les ouvrages précités. Il éuit membre de.TAcadémîe ^K. fojale de Belgique. — Mort en 1877, à 80 ans.
acr qodqs'u, ob accma tovr à cour Borke, Htmilton, Ph. FraDcit tt qsdqMt Mitrct écmaint eo vue dus le parti hmtile, d*étre les aatcan de ces brillasts écrits si désa|p^blcs pour U Bioiiière Nortb. Ea 1816 racciisatioo se précisa davantage; un livre parut intitulé JmMt, sM UUntiÊi ûwee m ptnotmmge wiwcmi, qai tendait à proaver, à l'aide de rapprodicBents ingénieax at de docnmentt habilement ponpés, q«e le vérkable et le senl antear des famenses lettres était bien Pb. Fnnds. Mais» malgré l'apparence de vérité qu'avaient poar uBi les afguaMats de ce livre, personne ne fut convaincu» et oa ignore encore, on ignore» sans doute toujoun, le nom du pamphlétaire anglais doat Henri RocbeTort devait, uo peu aïoins de cent ans plut tard, imiter, amis à visage découvert, qudqnes-uns des prooédét. Les Icffrci de Jmkn ont été traduites en français, en iStS, par J.-T. Parisot, ea 1 vol, în-8*.
KarL Articles donnés sous ce nom à îa Vie parisUnnc par le journaliste Carie dts Perrièrts,
Xaroly (Mll«). Tragédienne, élève de Maubant, sociétaire de la Comédie-Française , dont elle est devenue la femme. Elle a débuté le 7 septembre 1860 à l'Odéon dans Camille des Horaces; bien qu'elle eût une rudesse de formes, de diction etd'allure qu'elle n'a jamais pu corriger, M«« Karoljr faisait en partie oublier ces défauts de nature par la fougue, la chaleur et la conviction de son jeu. Elle fit pendant longtemps recette à l'Odéon. Le 8 septembre 1868 elle débuta à la Comédie-Française dans Emilie de Cinna, mais seulement avec un succès d'estime. Depuis, cette artiste, d'une intelligence dramatique, en somme, peu ordinaire, a quitté définitivement la scène. — Son nom de jeune fille était Caroline Duvaa; elle est née vers
ICastUS. Nom sous lequel a d'abord été connu le célèbre professeur de philosophie Charles Waddingion, membre de l'Institut, né en 1819.
Il est le cousin des deux Waddington bien connus dans la politique, et dont l'un, William-Henrjr, a été premier ministre, puis sénateur, pendant que l'autre, Richard, grand industriel de la Seine-Inférieure, devenait député.
Kemble (Fanny). Célèbre tragédienne anglaise, née
tlO KERDALL
Fraaçoisc-Anna KcmbU, à Londres, ea 1811. Étant en représentations aux États-Unis, elle j épousa M. Pearce Buttler, propriétaire de Philadelphie, dont elle se sépara en 1849. C'est également à cette dernière époque qu'elle a quitté le théitre pour se fixer définitivement en Amérique. Cette remarquable artiste a publié diverses relations de voyages et de poésies.
— Sa sœur cadette, Adélaïde Kemble, devenue mistress Sartoris, a également abordé le théâtre à la fois comme comédienne et comme cantatrice. — Née en i8io.
Kerdall (Gaston). Avocat, auteur de nombreux mémoires, notices, voyages et plaidoiries, né Auguste Jobind.
KBTgVLen (H. de). Rédacteur de la Liberlé, de son vrai nom H. dt VîU<blanche.
Kérilian (René de). Voyageur et romancier, il a donné à la*plupart des revues et des grands journaux des relations de voyages et des articles de littérature sous son nom véritable Kadîgud (René), aussi bien que sous le pseudonyme précité. Il a encore signé SUphan< BJnal et Saini'Kénai. — Né en 1816.
Kermeleuc. — Un . ancien notaire, M. Ludovic Hamon, a donné quelques comédies et autres publications sons ce pseudonyme,
Kerohant (H. de). L'un des principaux rédacteurs du journal te Sofnl, frère cadet de M. Edouard Htrwi, directeur-fondateur de ce journal et membre de l'Académie française. M'^ Mermet ayant fait figurer dans son ilntutain dt la Prose le nom de Kerohant comme un pseudo- , nyme du frère d'Edouard Hervé, ce dernier rectifia Tassertion par lettre.
• Le nom de Kerobant, dit-il, n'est pas un pseudonyme ; il appartient très régulièrement et très légitimement à celai
KIME AÂJ
qui le porte» c^est-à-dire à mon frère Jacques Hervé de Kerohant... »
D'où il suit que le directeur duSoltU s'appelle, ainsi que son frère, Hervé de Kerohant. — Né à Saint-Denis (Rêu« nion) le 28 mai i83Sy Edouard Hervé a encore écrit*«lans son propre journal sous le nom de Raoul Valnay,
Kerst(Léon). Avocat» critique musical, etc., né Léon de Froidemont,
Kervani. Auteur dramatique fécond, de son vrai nom Van hacker,
Kervig^au (Aurèle). Sous ce nom , M. Jean Charpentier a donné des études sur l'Angleterre et des traductions.
Ketty (Aunt), c'est-à-dire Tante Ketty, Pseudonyme de la célèbre romancière américaine Maria Mac-Intosh, née en i8os, et dont les romans, très populaires en Amérique et en Angleterre, ont été aussi, en partie, traduits en français.
Kick (Paul de). Impressions de voyages données sous ce nom par le comte Charles-Pàul de Lavenne de Chouht, ancien officier supérieur d'infanterie. — Né en 181 7, mort en i88a.
Eime. Ancien comédien des Variétés sous le nom d'Apline, puis de l'Odéon et de la Comédie^Française sous celui de Kime* On se souviendra toujours de sa belle création d'Isidore dans le Testament de César Girodot, rôle qu'il a joué plusieurs centaines de fois à l'Odéon et à la Comédie-Française. Il avait débuté à ce dernier théâtre, le 6 octobre 1867, dans le rôle de Mercier de V Honneur et l'Argent, qu'il avait également créé avec un vif succès à l'Odéon. Il se nommait Louis-Alphonse de Blonde, — Mort en novembre 1876, à 70 ans.
I^V ttl KLIKKIll
l/V ' Klemmer. Ce pauvre Paul Blaquihe, mort ao mots
é^' d'avril 1867, encore sî jeune, et au moment où, après tant
f^V i de luttes et d'efforts difficiles, il était parvenu à se faire un
{^ . nom, le Paul Blaquière de la Femme à barbe et de la Déesse
du Bœuf gras, a signé d'abord ses compositions musicales
du pseodonjme précité*
Koff (Major). Un écrivain de race, M. Pierre-Albéric Second, a écrit sous ce pseudonyme des articles de critique
j^V théâtrale dans PEntr^ade, TUmwen Rlustré et k Grand
t^l "* " JaumaL
^^v L'ancien Figaro a publié jadis une série d'articles vifs,
Ç^^ < agressifs et parfois méchants, sous ce titre : Parh «M jour
^'r\ 'c i^^ur, signés Pierre «f Jean, et Jean^ean, et qui avaietC
^^ pour auteurs MM. Albéric Second et de Villemessant. On
M^'V *^ devine facilement que le premier des deux associés donnait
^^' . sa prose, pendant que Tautre fournissait seulement son
^^ ' journal, et aussi parfois son esprit si primesautier et s! ori-
^3; . ginal, à défaut du style qui a toujours manqué à ce maître
^v entrepreneur de journaux.
p^' Albéric Second a aussi été Tun des Gérome de l'Unwers
jf^V" f7/iis(r^. — Néen 1817.
^!J Koff (Pierre). L'un des pseudonymes du romancier et
^&.\ joumalbte Pierre Delcourt. Il a encore signé Ptuil Didier
^'•^ et James Bett. A signaler son curieux volume les Vivacitis
^:/' du langage dans le journalisme parisien (Librairie illustrée,
*i/-: ■'. 1887], qui a paru anonymement et où il a ingénieusement
lîi. relevé, à l'aide de citations authentiques, les principales
^ ' aménités échangées, surtout à propos de la politique, entre
^;^ ^ les journalistes, les députés, les sénateurs, etc., dans les
!^' feuilles les plus en vue, et jusque dans les séances des
^ -. Qiambres. — Né le 1 3 avril i852, à Ajaccio.
Kolb-Bernard. Sénateur inamovible, né en 1 798
KWICK 233
Kolb (Charles- Louis-Henri). Son deuxième nom fait partie de la signature sociale de son importante raffinerie à Lille.
M. Kolb-Bernard a fait ses débuts dans la carrière politique dès 1849» comme député du Nord. Rentré dans la vie privée, après le coup d*état de i85i, il devint de nouveau député en 1 859. Il fut nommé ensuite à l'Assemblée nationale en 1871, et enfin il fut un des premiers sénateurs inamovibles élus par la même assemblée en 187 5.
Kosak-Lug^anski. Pseudonyme du célèbre romancier russe Wladimir DahL II a d'abord fait partie de la marine impériale russe, et c*est seulement vers 1840 qu'il • abordé la littérature. Ses romans, ses nouvelles, ses nombreuses légendes et ses proverbes sont très populaires en Russie. On en a traduit quelques-uns en français. — Mort en 1872, à 72 ans.
Kuntz (Docteur). Articles spéciaux publiés sous et nom, dans la Liberté, par le docteur Nicolas (Adolphe), ancien médecin de la marine, né en i833.
. KviriolL. Articles dans la Vie parisienne publiés sous ce nom par M. Jacques Kedelsperger, né en 1847 et attaché à la préfecture de la Seine. — Auteur d'un volume publié chez Jouaust en 1874 sous le titre de Pâquerettes.
liSbarre. Célèbre journaliste belge *qui a fait succes- «▼emeot, sons les règnes de Louis-Philippe et de Napoléon IH, «ne constante opposition an gouvernement franf^^v . caisy laquelle s*est traJ ite, soit à Bruxelles, soit k Paris, par des articles on des brochures dont plusieurs ont été Tobiet de poursuites judiciaires. Ce brillant polémiste a également écrit pour le théâtre. — Né Louis Lahar, en
laa Bazoche. Les articles judiciaires signés de ce nom, dans l'ancien journal U ParUmenî, avaient pour auteur M. Lion Bigoi.
liàbéclie (Jean). Le publiciste Eugène Noël a longtemps collaboré sous ce nom au Journal de Rouen. Conservateur de la bibliothèque de cette ville, il j est né le 4 septembre 1816.
laa BédoUière (Emile de). L'un des principaux rédacteurs du SîèeU, né, en 1814, Emile Gigault, nom qu'il a d'abord gardé en littérature. Il a ensuite annexé à son nom celui de son oncle, le comte de la BédolHire. Lors de la création de VUnhftn illustré, il j a signé une certaine quantité d'articles de pseudonymes di^Térents : £. de Mfontj J. Brxilhkr^ B. Chevalitr, D. Euvrard, GarnUr et de Mardutux. Une petite brochure anonyme, à couverture
LABRUTERE 11>
▼ertc, qui fit un certtîn bruît vers Tautomne de rôSy, la Quation de t'absînthe, était de M. de La Bédollière.
On lui doit encore, en dehors du journalisme, l>eaucoup de traductions, d'études et de notices littéraires. — Mort en i883.
La Blanchère (Henri de). Homme de lettres et photographe, né en 1821. Otto Lorenz, dans son Cata^ hgue général dt la librairie française (tome II), assure que le nom véritable de ce publiciste est Moullin (Pierre-René- Marie-Henri).
lia Bolina (Jacques). Journaliste italien, surtout très compétent pour ce qui regarde les questions navales, -r- Né Vittorio Vecchi.
La Bouère (Tancrède de). Ancien officier devenu peintre» et qui a donné sous ce nom, à la suite de la révolution de i83o et jusqu'en 1870, des tableaux (vues de voyage, Egypte, Algérie, Rome, etc.), dont plusieurs ont été placés soit au Luxembourg, soit dans des musées de province, etc. — Né, en 1801, <ff Gazeau, comte de La Bouère (Antoine-Xavier-Gabriel). — Mort en 1881.
LaBrugère (de). Publiciste-éditeur, né, en i836, Arthème Fayard, et libraire à Paris sous ce dernier nom.
Labruyère (M»«). Surnom pris dans le monde de la galanterie, où elle a d'abord longtemps vécu, par M^^ Catherine Schumacher, qui sut se faire épouser, en 1866, par un ancien beau du premier empire, dont le nom flétri devait, jusqu'à la fin de sa trop longue carrière, être compromis dans de honteux trafics. Connu sous le nom de Maubreuil, le seul que lui gardera l'histoire, il avait été chambellan de la reine de Westphalie pendant le règne de Jérôme Napoléon à Cassel. En 181 S, chargé d'une mission secrète, mais dont le but, depuis avéré et reconnu,
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06^ LABROTkRB
énit d'assassiner Napoléon ', MaubreutI, rencontrant à Montereau la reine de Westphalie qui retournait dans le rojaume de son père, la fait arrêter et, sous prétexte de la raison d'État, il s'emp^e de ses valeurs et de ses diamants'. On l'aTait vu. Tannée précédente, lors de l'entrée des al-i liés, traverser les rues de Paris avec une croix de la Légion /'} d'honneur attachée à lu queua^de. son cheval.
En 1866, dans l'espoir de voir ses derniers jours se passer dnns le luxe auquel il n'était plus depuis longtemps habitué, il avait consenti à s*accoupler avec cette demoi* selle enrichie par mille dons de sources diverses, et qui ne demandait pas mieux que d'acheter un grand nom, lequel devait d'ailleurs é|re acquis, par le mariage qu'elle contractait, au fils qu'elle apportait tout venu à ce digne Maubreuil, qui s'empressa de le reconnaître dans l'acte de son ' . union avec elle.
Mais, hélas! à peine mariée, M'^^ Labrujfère relègue Maubreuil dans un cabinet noir, et elle reprend, à la facç même de son mari, son train de vie d'autrefois, sans j associer, bien entendu, même de loin, celui qui venait de lui sacrifier son nom, à défaut de son honneur, sacrifié depuis longtemps déjà.
Maubreuil, volé et furieux, plaide alors en séparation, et le procès apprend au public que cette demoiselle Labruyère, qui se fait aujourd'hui nommer la marquise d'Orvault, est la fille d'un cocher de Montrouge, dont le fils a été condamné pour tentative de vol et d'assassinat sur la personne de sa propre sœurf
Elle se faisait appeler marquise d'Orvaûlt. J'ai recherché
I. Lire à ce taiet ■■« tiognli^ et rtrÎMime brochure, publiée •ches Deflla «t tirée tcaleBcat à ea très petit nombre d*exeiBp!airet r