LACAVE
à ce propos l'origine de ce Maubreuil, et son acte de naissance, dont j*ai un extrait sous les yeux, ne lui donne pas, à la rigueur, le nom sous lequel il est surtout connu :
« Le vingt-sixième jour du mois de mai 1783, dit cette, pièce, a été baptisé, dans U chapelle du château de Mao* breuil, Jacques-Armand-Marie, né ce matin audit château,fils de très haut et très puissant seigneur Jacques-Loui^ Marie Gunry, chevalier seigneur de Beaurtgard, et de très haute et très puissante dame Bonne-Marie-Félicité de Mtnardcau de Maubreuil, %on épouse, etc.. » ^ D*oii il résulte que légalement les vrais noms de M. de Maubreuil devraient être Guerry dt Bcaur<gard, Quant au ^ nom d'OrvauU, et au marquisat qui l'accompagne, on en trouve trace dans ledit acte seulement au nom de la mar* . raine du nouveau-hé, Mn>« Charlotte Dupé d'Oiyault, sa, grand'mère. . .,
Le héros de cette triste histoire a fini dans la misère et^ l'abandon peu de temps après le procès qui a si malencon*» . treusement réveillé le souvenir de son nom. Retiré aux^ Batignolles, privé de tout, sans secours ni amis, loin de sa ; famille, il est mort le 11 juin 1868. Sa femme lui a fait de , splendides funérailles, et seule, dans une sombre voiture^ de deuil, elle a suivi, — marque de respect un peu tardive, — le convoi déserté de son mari jusqu'à la dernière ' demeare...
La Bulletière. Articles de théâtre donnés sous ce nom au journal le Soleil, d'Edouard Hervé, par M. RJchard de LavalUe.
liaoave (Jean). Sous ce pseudonjrme, et sous ceux de Marquis de Giac et du Roi d^Yvetot, le journaliste Alcide- Pierre Grandguillot a publié diverses brochures politiques. — Né en 1829.
ttS LACAZC
Ijacaze (Pierre). Articles miliiftîres donnés soqs ce Bom daos Ttacien Parh^ùumal, par le capitaine Grima!, q« a été depuis rapporteur près les conseils de guerre qui OBt jugé les gens de la G>maiane de Paris, en 1871»
Ijacoill]>e (Loais). Pianiste-compositeur, de son Traî Bom Tromittom. Il a épousé, en 1869, M^^ Faptl (Andrée)^ dite AniréÊrFawel, ancienne artiste de TOpéra-Comique, oà elle a eu llioBnenr de créer le meilleur ouvrage de Reber à ce théâtre, le Père GatUard (i85s). C'était une cantatrice d'un réel talent et qui a trop prématurément qaitté la Kène. Ajant perdu son mari en septembre 1884, dk a publié un recueil de ses poésies*
Tjaoour (Paul m). Sous ce nom, un Strasbourgeois d'un y\f et délicat esprit, M. Paul fJsitlhùbfr, a donné en ' 18S6 une excellente traduction de lieder allemands avec ce titre : Bouqud de tkdtr. Depuis, sous les noms de David cC it d'Est, le même écrivain a collaboré au journal VEih fUfc. Gtons encore un dernier pseudonjrme moins connu et non moins curieux à connaître. Il a paru jadis à Stras-^ bourg, sous la signature Éléonor Pommadîn, une petite danson satirique et locale intitulée la Bonbonnière ino-dort, qui était simplement autographiéé et tirée à un très pcdt nombre d'exemplaires. M. Ristelhflber en était fauteur.
Né en 18)4, fils d'un médecin distingué de Strasbourg, M. Ristelbttber a publié, chez l'éditeur Lemerre, une excellente traduction de quelques contes florentins, qui ont e« un succès rapide et mérité. On les connaît sous ce titre : Contes dtPoggf'.
J'ai m soutent écrit et j'ai souvent écrit moi-même le
ti Gif «Imh coûtas o«t été réédhét depvU «Tec pUt de dévetop^» '
LACRETIE ft«9
nom de M. Ristelhûber, Kàttlhutbtr. L'aimable auteur des ouvrages précités m'a fait l'honneur de m'écrîre qu'il avait adopté la première orthographe Ristelhûber, « parce que je prétends, me dit-il, que c'est le tréma allemand descendu dans le corps du mot ».
Ne le chicanons pas pour st peu*
LiacreSSOnniàre. Acteur de mélodrame, célèbre au boulevard, né, en 1819, Lt Sot de h PanneUrU (Louîs- Charles-Adrien).
Il avait épousé, en 1847, MarguerîU Gérimer, mariée en premières noces à (in M. Perrier, et qui a été ellemême très connue au théfttre sous le pseudonyme de son deuxième mari; elle est morte en 18S9.
L4icressonnière s'est remarié depuis à une actrice de la Gafté, qui a eu aussi quelques succès au théfttre sous le nom de son mari. Il est aujourd'hui l'un des artistes sociétaires du Nouveau Théâtre de Paris (ancien Théfttre-Ljrique, puis des Nations).
Liacretie (Arnold). Étant encore sur les bancs du collège, M. Ciartiit (Arnaud-Arsène dit Jules), qui, de bonne heure, avait été pris d'une grande passion pour la littérature, écrivait déjà des drames et des romans ; il rédigeait même, à lui seul, un journal manuscrit, qui circulait de pupitre à pupitre, et qui était lu en cachette par ses. camarades, sur lesquels il exerçait un grand ascendant. Un jour, il n'avait pas encore dix-huit ans, il s'enhardit, et envoya aux Cinq Centimes illustrés une nouvelle : le Rocher des fiancés, qui parut dans ce journal avec la signature précitée.
Quelques années plus tard, en 1862, et bien qu'il eût déjà collaboré à la Silhouette^ à PÉcho du Peuple, au Gath» . lois, à la Kewue fantaisiste, Claretie» peu sûr encore de liii*
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Dé'me et se (Mfitnt de ses propres forces» fit parvenir par la poste 8u Diogènt un article intitule : L'Amphithéâlrè, qui lui ouvrit k deux battants les portes du journal. On retrouvera cet article, qui était signé Jules de Luisan, dans le recueil : Histoires €Wisu€s de fiL blanc* Qaretie écrivit longteaups an Dhgènt; il j donna des chroniques, des nbu- ^^ ' ' velles, des articles de critique, et même une revue de Salon \^',. (i863). Quelques-unes de ces productions furent signées- P' Georges Duelos. ' " .
^^. . Peu de teaups après, lors.de la création du journal la France, M. de La Guéronnière, compatriote de Claretie, confia au jeune écrivain une chroni.que, que celui-ci ré-, digea pendant quelque temps sous le nom d* Olivier ic fy- . Ja/w.
1^ . ' Vers la même époque, Qaretie entra ai^ Figaro, ou il •
fit, en collaboration avec Monselet, des Échos de Paris, sous la raison sociale de Monsieur de Cupidon. Mais cette coHabontion dura peu, et bientôt les Echos de Paris furent '^.t"^ rédigés une fois par semaine, de 'i 863 à i866, par Cla- ^<^ ■ rette seni, et, dès lors, sous'son vrai nom. Il n*en continua ^7 ' pas moins sa collaboration an Diogène, devenu politique ^V;' (1864), et il j donna, dans le premier semestre de Tannée r^-^,-' même de sa transformation, une série de portraiu littéraires ^y et d'études critiques sur les livres et les hommes du mo;*^ fJl^' ment, articles qui lurent signés Charles Geoffroy. La Vie SC?^' parisienne de cette année contient quelques portraits pari- -^ : siens et des notes de voyages signés William et /. C, qui
sont. également de Jules Claretie.
|<. . V En i865, lonque M. Marc prit la direction de nHustra- C'r/ f<on, Claretie j signa Abnot un courrier théâtral hebdomat£.r^. daire. A b fin de la même année, devenu titulaire du G>ttr- ^ r* fier de Paris d« même journal, il le donna longtemps sous f: ' . '. lo 'pleudonjme dé CalAan.
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. En 1866; il emprunta à son remarquable roman VAuas^ sin le nom de son héros, Kohtrt Burat, pour le mettre au bas des chroniques qu*il publia au Figaro.
Enfin, en 1868, il donna au même journal une chronique hebdomadaire signée Candide, Ce pseudonyme a été révélé au public par un procès intenté au journal et à l'auteur par M. Pastoureau, préfet d'Indre-et-Loire, relativement k une accusation portée contre lui par Tun des articles dudit Candide. Un arrêt de la 6« chambre condamna à ce sujet Jules Claretie et M. de Villemessant, chacun à 1,000 francs d'amende (août 1868).
Il ne nous est pas possible d'énumérer ici les œuvres nombreuses, multiples et diverses de Jules Claretie : il a abordé tous les genres : l'histoire, le roman, le théâtre, les arts, la curiosité, et dans tous il a su attirer l'attention sur ses écrits par son savoFr, sa vive imagination, son ingéniosité et son esprit.
Quelques-uns de ses romans, Monsieur le Ministre, les Muscadins, le Prince Zilah, etc., sont devenus populaires et ont eu un nombre considérable d'éditions ou de représentations quand leur auteur les eut transportés sur la scène.
Chroniqueur du Temps, Jules Claretie y a publié, pendant plusieurs années, sous le titre de la Vie à Paris, des articles hebdomadaires, toujours admirablement renseignés, quant à l'actualité courante, et qui ont été une des bonnes fortunes littéraires de ce grand journal. Depuis, la mort d'Emile Perrin a^ant laissé vacante la fonction d'administrateur général de la Comédie-Française, M. Jules Claretie a été appelé à la remplir (20 octobre 188S). Il est en oiitre président de la Société des gens de lettres et officier de la Légion d'honneur. :— Né le 3 décembre 1840. - J'ai entendu prononcer Te nom de Claretie de bien' des'
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mftnières, dont «ocone n'était la bonne. Il « lai-méme appris an public comment son nom doit être dit :
c On me demande, écrivait-il dans U Figaro, de vouloir bien me prononcer moi-même et d'apprendre enfin au l public s'il faut dire mon nom Clarij^ Clartcy ou Ctarécj. ^V î^ n*e«sais absolument rien, mais moi je dis Clarty, comme ^;/ on dit VîUf-mesiaiif et non YUUm-^sanf, AuréUen Chol et ^'-<r non S4[uolU, Laurcnck et non LaurcntU, Je légalise donc ^^: aajoufd'hui cette prononciation, et je signe, afin que per- >• ' sonne n'en ignore : Jules Clartt. » ^V Lacroix (Sîgismond). Publictste, puis député de la
iVr Seine. — Né en 184S, à Varsovie, il est Je fils d'un Polo-r yr^^ nais réfugié en France. Il se nomme Krzjzanoiwki (Julien- ^V Adolpbe-Sigismond).
pK.[ Ladevèze. Ce pseudonjme était commun dans U 1^^; . tay$ aux rédacteun de ce journal qui ne voulaient pas si-
Ë^ * gner leurs articles.
r>' Ladiane* Rédacteur du Gaulois. — De son vrai nom CliariesRMre.
§^ * Lalèixeatre (Geôles). Critique d'art, 'eroplojé su-
?yi !V.* périeur au Ministère des Beaux-Arts. — Né Lafcnitre
^: . (Edouard-Georges), en 18)7, à Oriéans, ou son père était
W'.r- négodant.
^^ :.. Laferrière. Ce célèbre comédien, d'une jeunesse qui
1!fi'''\' semblait devoir toujours être immuable et étemelle, est
Bi.v mort à Paris, le 1 S juillet 1877. Personne ne connaissait
r:; ' son âge exact. Vapereau l'a fait naître en 1796, Larousse
^^' . en 1801, d'autres en 1810. La vérité est qu'il était né le
1^^:. Il avril 1806, à Alençon (Orne), et qu'il jouajt encore des rôles de jeune premier à 70 ans sonnés. Il se nommait De- Id/'^fTsêrr (Louis-Fortuné- Adolphe). Il avait débuté tout en--
f^* fànt au Théfttre-Français, dans les chœurs d'Athalit. Plus
iLftJ^..
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tard, il y a joué Saint-Mégrin d*Htnn lll tt saCowr, Avant de prendre au théâtre le nom de Laftrrièrt^ il avait d'abord joué sous son prénom à*Adolpht. Il a laissé une fille, née en 18S7.
Lafont (Achille). Le journaliste et auteur dramatique Achille Eyraud, ancien employé au ministère de la justice, a signé plusieurs de ses pièces de ce pseudonyme. — Né en
Lafontaine. Célèbre comédien qui a appartenu successivement au Gymnase et à la Comédie-Française. Il a joué aussi, mais avec intermittence, au Vaudeville, à rOdéon et même à la Ga^*é. Il avait joué d'abord en province sous le nom de Charîa Kooch. Il a épousé M^^^ Victoria, aimable artiste du Gymnase, puis de la Comédie- Française, et qui a depuis plusieurs années renoncé définitivement à la scène. (Voir Victoria.)
Se souvient-on encore des premiers débuts de Lafontaine à la Comédie-Française? Ils eurent lieu le 19 mat 1 856 dans le Cid, rôle de Rodrigue. Ce qui rendait cette curieuse soirée doublement intéressante^, c'est que le même soir Rçuvière, — un autre irrégulier, — continuait ses débuts dans le rôle de don Gormas. Cette étonnante soirée n'eut pas de lendemain. J'en ai donné le compte rendu détaillé dans mon Journal intimt de la Com/<f/e-França(s< (Dentn, 1879). Le fait est qu'on n'avait jamais vu sur la scène sévère et un peu gourmée de la rue Richelieu deux semblables interprètes de Corneille, deux romantiques de plus belle eau égarés dans la tragédie, où ils parurent d'autant plus extraordinaires qu'ils jouaient avec les autres comédiens de la maison habitués de longue date à la tenue et à la déclamation classiques, Maubant, M>n« Judith, etc.
Lafontaine quitta à ce moment la Comédie-Française pour n*y reparaître, — cette fois comme sociétaire, «- que