MONROSE
Balaillf (Henry- Jules) qui est mort en 1882, à Tàge de 66 ans, étant grand-croix de la Légion d'honneur.
Moncel (Jeanne de). Articles,* chioniques et bavar- . j- dages parisiens signés de ce nom dans VArlhic, dans la
5 Liberté et ailleurs par la comtesse MottU it Crivtcaur.
^ Mond (M«« Louis). Rivale de Desbarolles; a exposé ..^
\ et développé ses idées sur le spiritisme soit dans des con- -J,
férences très suivies à Ljron et en Suisse, soit dans un \ journal fondé par elle en i883 sous le titre de U Magi-
ciVn. — De son vrai nom, veuve Raymond^ née Richan ' ^*,
vers i836, et fille d'un ancien maire de la Croix-Rousse, . ; ;>
qui a donné son nom à une rue de Lyon. .-;^'
MoBgflave (Eugène de). Fondateur du journal k <; V^ Diable boiteux (182 3), qui a sombré plusieurs fois, et que '^'"S son créateur a ressuscité plusieurs fois aussi, mais qui a X fini par disparaître sous les amendes et la prison. Né Garaj ' ' V, (François) en 1796. On doit encore k cet écrivain des tra- . -='; ^ ductions, des romans, des travaux historiques et même des ' ?• ^ brochures politiques ; il a signé aussi Albert Deptlle, Maurice Dufresne et Caralp, — Mort le 21 avril 1873. \'i]
Monrose. Sociétaire retiré de la Comédie-Française, ^ j
né, le 10 juin tSii, Bariz/iiVi (Louis-Martial) et fils du '}
célèbre comédien qui a illustré le pseudonyme de Mon-. ^ ;'! rose, et qui est mort en 1843. \. ,;
Louis Monrose a débuté à la Comédie-Française le a I juin i833 (Dubois des Fausses Confidences) ; il a ensuite joué à rOdéon et au Vaudeville, est rentré à la Comédie- Française, le 11 juin 1844, et a été admis sociétaire en '^1
i852. Il a quitté définitivement le théâtre le 3i décembre / Jî 1868. Professeur au Conservatoire, de 1867 à 1880, il est mort à Paris le 7 juillet i883. Il avait épousé une cantatrice de province, M^l* Drouart.
MONSAT
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Monsay (Clocîlde). Chanteuse et comédienne, fille de Charles MonseUt, et, pour le chant, élève de Crostî.
— Une autre fille de Monselet, également comédienne et d*ahord connue au théâtre sous le nom de Dcmorcy, a épousé l'acteur du Gymnase Candé et joue a?ec lui au Théâtre-Français de Saint-Pétersbourg. .
MoiUQBIir en habit noir (Un). Quelques, articles mjrstérieusement publiés dans l'Événement (1866] sous ce masqae énigmatique étaient de M. Gustave Claudin, rédacteur du Moniteur, où il a doublé de temps à autre Th. Gautier comme feuilletoniste théâtral. On lui doit aussi quelques volumes de nouvelles, une notice sur Mérjr publiée chez Bacheiin-Deflorenne, etc.. Il a encore signé Eurotas,
MoJlt(Élie de). Licencié en droit, publiciste, surtout auteur d'écrits relatifs â des ordres de chevalerie disparus, né Elisée-Louis de Montagnac, à Sedan, en i835. Fils de l'ancien industriel de celte ville, qui a été député sous rEmpire et qui est mort en 1822, â 74 ans.
Montady (Emile). Romans publiés sous ce nom par M. Louis GottdalL
Montai. Acteur des théâtres de drame, né Boulairon.
Montaobry (MU«). Danseuse de l'Opéra, née Lehec.
Montbars. Acteur du théâtre du Palais-Royal, de rOdéon et du Châtelet. Il jouait les Pradeau et les Daubfaj, voire même les Geoffroy, et avait beaucoup de rondeur et de bonhomie. Il avait aussi un cercain talent littéraire, et avait collaboré â divers journaux de théâtre, et même à des revues jouées sur les scènes de la banlieue. Il a aussi laissé des romans inédits. — Né Jules-Alexandre KaUlowiisch, en Hongrie, cet excellent artiste est mort te i9.octobre i88t, à l'âge de 38 ans.
Montbazon (Mn«). Actrice d'opérette qui a obtenu
MONTES a99
de brillants succès, surtout au théâtre des Bouffes où elle a créé la Mascotte (29 décembre 1880) pour ses premiers débuts. Son père Hippolyte Ucergne, mort récemment, ^ iouait la comédie en province sous le nom de Montbazon ;
V sa mère, également comédienne, se nommait Emilie Hody.
i* De leur mariage, contracté à Avignon en 1859, est née,
l deux ans plus tard, Marie Licergne, dite Montbazon, de-
* venue aujourd'hui par mariage M">« Grisier^Montbazon,
'< Montchamp (Louis de). Romans, scènes comiques
et théâtrales, etc., signés de ce nom par M. Jacques SoreL
Montclar (Patrice). Pseudonyme du journaliste Félicien Champsawr.
Montdidier. Acteur estimé du boulevard, né Labriche. Il a été directeur du théâtre Beaumarchais avec Eugène Moreau (voir ce nom), l'ancien secrétaire du
théâtre des Variétés. — Mort en août 1 868.
\ f Montég^t (Emile). L'un des principaux rédacteurs
delà Kevue des Deax^Monits, né Mon/^^uf (Jean-Baptiste^oseph), en juin i8a5, à Limoges, où son père était négociant.
Montés (Lola). Célèbre aventurière, et ancienne danseuse, née Porrh y Montez (Maria Dolorès], en 1820, à . Montrose (Ecosse). — Pendant son règne éphémère en Bavière, elle fut créée successivement, par son royal et vieil amant le roi Louis, baronne de Rosenthal et comtesse de Landsfeld ; puis nommée dame de Tordre royal de Marie- Thérèse. Elle s'est mariée trois fois : d^abord en Angleterre, avec le capitaine Thomas James ; puis, du vivant même de ce preiaier mari, avec un lieutenant aux gardes de la reine nommé Heald; ces deux premiers maris étant
3oO MONTPLEURT Xltl
i^^ morts, elle en épousa un troisième du nom de Hall, qui
dirigeait un journal à San Francisco.
Morte à New-York le 3o juin 1861. On lit sur sa tombe un nom beaucoup plus simple que tous ceux qu'elle :^:' a pu porter snccessivement : ÉUsa Gilbert. *- Lire à ce sujet un curieux article de Xavier Fejrrnet (Kaempfen) dans le Tempt du 6 novembre 1867. En effet» c'est sur sa propre déclaration faite dans un procès célèbre» au temps de sa haute fortune, que Lola Montés, — qui ne s'appelait probablement qu'Êlisa Gilbert, — a été enregistrée dans l'histoire sous tous les noms fastueux qui lui ont constitué un eut civil, depuis lors généralement accepté. —En 1849 on a publié des mémoires apocryphes de Lola Montés ( t vol. in-8, ï Genève) dont le véritable auteur était un
-f.^ y publiciste nommé Papon.
Montfleury Xm. Romans publiés sous ce nom M^" par le comte de Rtîset, ancien diplomate. Monifleurj est le '^.•■■. nom d'une propriété de famille; quant au chiffre Trtîu, il n'est autre que l'anagramme du nom de KeiseL
Montgomery (Comtesse). Titre donné en Allemagne à la célèbre comédienne Caroline Bauer, et qu'elle ^ "': a longtemps porté à Londres et à Paris, et sous lequel elle
ip*/ était seulement connue. Mariée en 1844 avec le comte La*
1^,1 . dislasi«Bro</-Plafer^ elle a quitté le théâtre. — Néeen 1808, \i\ '^ morte récemment, elle a laissé de curieux mémoires et sou-
^t^ venifs qui ont été publiés en Allemagne.
l^^ :[ Honti. Artiste du théâtre des Nations, devenu théâtre
^' ^ de Paris en 1886. De son vrai nom Joseph Lejmane.
Monti&ud (Marc de). L'écrivain connu sous ce nom Ir'' est M'^ Marie-Amélie Ckariroule it Montifaud, née en
^VT' 18S0» et mariée en i865 à Juan-Fran«is<*Léon de Qui- K^ ' 90gne, homme de lettres. Plusieurs des nombreux écrits de
te
ir
MONTRETOUT 3ot
Marc de Montifaud ont motivé contre leur auteur des poursuites judiciaires; quelques-uns ont même été supprimés.
Montigpay. Ancien directeur du théâtre du Gymnase, d'abord comédien lui-même et collaborateur d*un certain nombre de pièces de théâtre. Il avait épousé; en 184 S, Rose-Marie Ckos, connue d*abord au théâtre sous le seul nom de MarU, puis enfin sous celui de Koie-^héri qu'elle a illustré. Elle est morte du croup, en soignant un de ses enfants, en 1861, à l'âge de 3; ans. Montigny avait eu d'elle deux fils qui ont été enlevés prématurément dans leurs premières années d'adolescence. <^ Né Lemoine (Adolphe), en i8o5, il est mort en mars 1880.
— Son frère Gustave Lemoine, né en 1793, a donné un certain nombre d'œuvres théâtrales. Marié à Mll« Puget (Louise dite Loîsa), auteur de mélodies dont quelques-unes sont devenues populaires, il est mort en i885.
— Un troisième frère, Edouard Lemoine, journaliste et auteur dramatique, a donné des chroniques à l'Indépendance belge sous le nom de ThéceL — Il est mort en 1868.
Monljoyeux. Articles donnés sous ce nom au Gaiiloîs par M. Jules Poignand, qui a encore signé Siello,
Montlouis. Acteur de drame, qui a joué surtout à l'Ambigu. Il se nomme Alexandre Lordereau.
Mont-Louis (René de). Auteur de nombreux ouvrages pour la jeunesse. A également signé de son nom véritable un certain nombre de ses publications. — Né en 1818 Charles Farine, et devenu conseiller à la cour d'Alger.
Montorglieil (Georges). Journaliste, né Octave Lebeigue.
Montretout. L'un des pseudonymes de M. Georges
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3os
MOMTKOUCS
PttUUau, ancien tttacbé à Tâdministration du canal de Suez, puii faudevilliste, journaliste satirique, et enfin professeur et conférencier en Angleterre. Il a encore écrit sous les noms de Ceorgts Sp<ukUng, Quiquengrogne et Un /roiiéeur. — Né en 1849.
Montrouge. Ancien directeur de la salle Marigny et de TAtbénée. Cest le meilleur c compère » des théâtres de genre de Paris; il a de la rondeur, de la f enre et beau* coup de finesse. Né en 181 S HesiKirif (Louts*Émtle), il a épousé une ancienne actrice du Gymnase et des Bouffes- Parisiens, Marguerite Macé, née en 1 836, artiste fantaisiste qui a beaucoup d'action sur le public par son jeu toujours si plein d'impréf u. Par sa mère, Montrouge est le nefeu de feu Léon Gozian.
Monval (Georges). Archiviste de la Comédie-Française, ancien acteur de l'Odéon. Directeur-fondateur du MolUrislt, revue mensuelle exclusivement consacrée' à ta gloire de Molière et à tout ce qui s'y rapporte. A eu également l'initiative du dîner annuel donné le 1 5 janvier en l'honneur de Molière. Il est fils du colonel du génie Mondain (Hippoljte-Florentin), commandeur de la Légion d'honneur. — Né en 184 S.
MoUTOisin. Peintre d'histoire, élève de Pierre Guérin, et qui a exposé depuis 1819. Né Quinsac (Raymond- Auguste), il est mort en 1870, à 77 ans.
Sa femme, lulienne de naissance, et qui se nommait Domenica Festa*^ a été également connue comme très habile miniaturiste.
Morand (Altève). Lors de la prodigieuse éclosion de
I . Moavohia Vvnk épousa à Home pendiot te séjour qu'il y fit •Bx fnU àt l'Etat comme burétt tu grand concoun de 18s t.
MORBAU 3o3
petits journaux survenue de i8Si à 186P9 on vit parettre, entre tutres feuilles, l'Appel, journal du quartier latin, avec M. Aitève Morand pour rédacteur en chef. Sa vie ne fut pas longue, et le journal et son créateur disparurent bien vite. Un peu plus tard on retrouve M. Morand à la tête du TribouUt, aïeul de l'actuel TribouUt, qui ne dura pas plus longtemps malgré le talent de Morand et de son principal collaborateur, le poète Barrillot.
. Morand, que nous avons connu, était d'ailleurs un garçon d'esprit et de talent, mais qui ne fut pas heureux. Il a encore écrit dans quelques journaux après la chute des deux siens, vivant tant bien que mal du produit insuffisant de sa plume, et il est mort en 1868, pauvre, ignoré, oublié, en véritable lutteur, avec courage et philosophie. Il se nommait Aumont,
Moreau (Charles). Quelques publications ont été signées de ce nom par M. P. Christian, ancien bibliothécaire au ministère de l'instruction publique, et qui a donné presque tous ses ouvrages, — histoire, romans, traductions, etc., — sous son nom véritable.
Moreau (M^e Élise). Pseudonyme littéraire de Mll« Élise Dcrus, dame poète et romancière, qui a épousé, en i853, le trop célèbre publiciste Paulin Gagnt, si connu par ses nombreux actes ou écrits excentriques, et qui est mort en août 1876. — Née en 181 3.
* Moxreau (Eugène). Fécond écrivain dramatique, l'un des auteurs de l'inépuisable Courrier dt Lyon, né en 1806 Lemoignt (Louis-Isidore-Eugène). — Mort en avril 1877. On l'a souvent confondu avec Jean-Eugène Mortau, ancien secrétaire des Variétés, qui fut d'abord comédien, puis auteur dramatique, et enfin directeur du théâtre Beaumarchais,
* et qui est mort en 1 876, à 6a ans.
MOEINO
Moreno(Heori). Articles publiés sous ce nom daos le • journal U Ménairel, qu'il dirige, par M. Henri Htugd, l'un des grands éditeurs de musique de Paris.
Morin (J.)* Rédacteur du Gaulois et de la Gazitkda tribunaux, né Charles MargaL
Morini. Ancien ténor du Théâtre-Lyrique et des luliens, né Sehumpff, et qui, joli garçon, aTait plus de physionomie que de talent.
MoriXLTille. Ancien comédien et directeur de théft* tre, de son nai nom Dustigntur,
Morlon (G. dc). C'est sous ce nom que le marquis dt Chmnilt (Gaspard-Georges) a publié son Dtmitr Crime dt Jtam Hiroux, — Né en i Sa i , le marquis de Cherfille s*est surtout occupé, dans ses articles ou dans ses lifres, des questions relatives à la chasse, k la pèche et aux champs, à réducation populaire, etc. Il donne au Tcmft, sur ces dif ers sujets, des articles hebdomadaires très appréciés. Il a été aussi collaborateur d'Alex. Dumas, notamment, diton, pour son joli roman des Loupes dt MachtcouL
Mortier (Arnold). Journaliste et auteur dramatique. C'est lui qui créa dans le journalisme la t Soirée théâtrale » ' qui fut d'abord la « Semaine théâtrale ». C'est au Gaulois que cet écrivain ingénieux inaugura cette dernière rubrique sous la signature de Frou^Frou, qu'il transporta ensuite au Figaro. Dans ce dernier journal il dirigea, en la signant Un Monsieur de Vorthesîre, la relation quotidienne des re« présentations théâtrales à Paris. Il a encore signé Un Do-mîno au Goâdois, Gringoire au Grelot, Monsieur de la Par-lolk et Vcr-Vcrf au Courrier de France, ancien journal de Debronsses. Dans ce dernier journal, Mortier a même, pendant plusieurs mois, rédigé le feuilleton hebdomadaire théâtral. Enfin il a donné plusieurs pièces, opérettes, bal-
JiOUNET*SULLY êvi
lets, féeries, qui ont tous réussi. — Né Adolphe Mi^rtjé, à Amsterdam, le lo janvier 184}, cet écritain d'esprit si varié et de relations si aimables est mort le 2 janvier 188S. Ses soirées théâtrales ont été publiées chaque année à la librairie Denta.
Mothiers (Emile). En juin 187 s le CymnaseVeprésenta une petite pièce en un acte, Us Clochas du soir, qui eut un assez vif succès, et dont les auteurs étaient les frères Clerc. Ces deux écrivains étaient demeurés inconnus jusqu'alors: L'ainé, Emile, rédacteur du Progrès it Lyon, a donné des articles à l'ancien Nain jaune sous le pseudonyme précité.
Dans la pièce des frères Clerc on chantait une romance dont le refrain, répété par plusieurs personnes, formait le nœud comique de la situation principale de l'ouvrage* ■ Cette romance, improvisée par le chef d'orchestre du théâtre, Victor Chéri, a été publiée sous le nom de M^ Mou/inard, qui était celui d'un des principaux personnages de la pièce.
Mounet-Sully. Sociétaire de la Comédie-Française, et le plus remarquable tragédien qu'elle ait depuis longtemps possédé. — Né Jean Mounct, à Bergerac (Dordogne), le 37 février 1841 ; second prix de comédie et premier accessit de tragédie au Conservatoire, en juillet 1868. Après un court passage à TOdéon, où il joue sous le seul nom de Sully, il débute à la Comédie-Française, le 4 juillet 1871, dans Oreste d*Andromaqut; sociétaire le 1^ janvier 1874.
— Son frère cadet joue le drame et la tragédie, à l'Odéon, sous son nom véritable, Paul Mounet. Il a débuté à ce théâtre dans Horace dt Corneille, le 18 octobre 1880. Il avait d'abord fait sa médecine... Sa femme, nièce du ténor Barbot, qui a créé le Faust de Gounod au Théâtre-Ly-
MOUSK
rîqve, a d'abord chai|të à l'Opéra, sous son nom de jeune fille, dans U Prophète, Aida, HamUl, etc. C'est elle qui a créé le personnage de Virgile dans la Françoise de RJmini d'Ambroise Thomas. Cette intelligente artiste a abordé ensuite le genre tragique, mais avec moins de succès, à la Comédie-Française, puis à TOdéon, sous le nom de M'^ Paul Monnet.
Mousic* Articles donnés sous ce nom dans la VU parî^ iienne par M. Paul Dtpaux, qui signe également Ka^ nwuskha.
Mahlbach (Louise). Pseudonyme de M"^ Clara Mundiy née en 1808, femme de l'écrivain allemand de ce nom, et elle-même auteur de romans nombreux. C'était, comme éloquent défenseur des droits de la femme, un précurseur des Auclert et des Louise Michel ! — Morte en
MtUler. Pseudonyme du célèbre pianiste Edouard Wolf, né en Pologne, en 1816, et l'un des plus féconds producteurs et arrangeurs de musique de piano de notre temps.
Mliller (M»« Elisabeth). Femme du libraire Amédée Béddet, née Léonie Carlia-, en 181 4. A donné sous le premier nom précité, et sous son nom même, des ouvrages à l'usage de la jeunesse, naturellement édités par son mari.
Mulnier (Louis). L'un des pseudonymes d'Alfred de Marianne, ancien professeur, archiviste de Loir-et-Cher, autenr de nouvelles et de poésies. Il a encore signé Com/< de Boigny, — Né en 1820.
Mlllock (Misa). Célèbre romancière anglaise dont deux ouvrages, (es Ogilwj et John Halifax, sont surtout populaires en France. Aussi miss Mulock a-t-elle souvent
MYEIBM 3o7
signé Vauttur des OgUvy, ou Vautcur de John Halifax. Un autre de ses romans, Vie pour vie, a eu également un vif succès chez nous. — Devenue par mariage M™* Craik (Dinah-Maria), elle est née en 1826.
Muneville (Edouard). Publictste, de son vrai nom Edouard Mahé.
Munte(Lina). Actrice de l'Ambigu, du Gymnase, etc., qui a joué également avec succès en Russie. — Née Mundt (Giroline).
Mustapha. Articles signés jadis de ce nom dans la Vie parisienne par le général Jung (Henri-Félix-Théodore), publiciste distingué, chef du cabinet du général Boulanger, ministre de la guerre, et 61s de feu Félix Jung, dessinateur du ministère de la guerre, où Ton peut voir un peu partout, sur les murs des bureaux et des couloirs, des spécimens'de son remarquable talent. Jung, qui est lui-même un habile aquarelliste, est né en i833. Il a été promu général de brigade en février 1887.
— Ce même pseudonyme de Mustapha a été également pris par Eugène Kazoua, ancien militaire, devenu momentanément homme de lettres, et qui avait accepté le commandement en chef de l'École militaire pour le compte de la Commune. — Condamné à mort par contumace en 1872, il est mort effectivement en juillet 1878. Il avait aussi donné des articles militaires au Jockey et à la Vie parisienne sous la signature Un spahi. Ces articles ont été depuis réunis en volume sous le titre de Souvenirs d'un spahi,
Myriem. Chroniques et articles divers donnés sous ce nom dans plusieurs journaux par la marquise d^Os" mond.
Nadar. Pseudoo/me da photogrtphe, écrivaia et aërontnie TomnmduM (Félîi), né en i8so. Il t collaboré à de nombreux îoomaox et a fondé, en 1849, la Revue cowdfme, joamal d^îmages. Il a quelquefois signé Nadar aîné, NaéardHm, et orthographié son pseudonyme Nadard, Enfin, en 1868, à l'occasion de l'incident Cavaignac i la distribution des prix du concours général > , Nadar publia une petite brochure : Simple Leitrt iun petit de Mixiènu à téthe de uconie Cavaignac, qui était signée Paul Bofiftomme. Cétait là d'ailleurs un pseudonyme sans grand Bjstèré, puisqn'à la première page de cet écrit une dédicace-«nToi à M. Edmond About était signée Nadar,
Naddara (Abou). Ce qui signifie textuellement en anbe Vhommt aux lunettes. Cet écrivain, originaire d'Égjpte, et que le khédive Ismaîl avait qualifié du titre de Molière égyptien, se nomme James Sanua. Il parle et écrit facilement le français et a même composé des poésies dans notre languel
I. Le fib d« fMral C«?tîgiitc, Godefroy Cavaignic, aujourd'hui dépvté àt la Sanbe, né ta i8S3, a?ait refusé publiquement d*aller iccevoir uu pria dci BâiM du prÎDCc impérial qui piétidaic la céré-
NAPTAL-ARNAULT 3o9
Nadié (X.). Le savant membre de l'Institut, Edouard Lahoulaye, a pris part à la rédaction du nouveau Gaulois sous ce pseudonyme (i868j. Il a signé son célèbre ouvrage Paris en Amérique du nom de Kené Lefebyre, qui lui appartient, puisqu'il est né, en 1811, Lefebyre- Lahoulaye (Édouard-René). — Mort sénateur inamovible en juin i883.
Nairod (Marcel). Pseudonyme littéraire de Mn« Dorian, qui l'a fabriqué en retournant tout simplement son nom.
Nanteuil (Célestin). Artiste peintre, plus connu comme lithographe. Ses dessins et vignettes ont illustré les recueils les plus divers, journaux et revues, sans compter les albums et même la couverture de romances et de morceaux de musique. Né à Rome, en juillet 181 3, I«hauf (Célestin-François), dit Nanteuil, cet artiste est mort en septembre 1873, étant directeur de l'École des beaux-arts de Dijon.
Napol le Pyrénéen. Pasteur protestant, né en 1809 Napoléon Peyrat,tt auteur de poésies et d'ouvrages d'histoire religieuse. Une de ses pièces de vers, Roland, a été célèbre en i833, et elle a même donné au curieux pseudonyme de son auteur une notoriété aussi grande que rapidement évanouie. On retrouvera cette pièce, d*un souffle tout à fait poétique et d'une haute inspiration, dans le recueil VArise, romancero religieux, hérc^ue et pastoral, publié en i863. Napoléon Peyrat n'est aucunement parent de M. Alph. Peyrat, ancien directeur de VApenir national, aujourd'hui sénateur.
Naptal-Amault (Mom). Artiste dramatique distinguée, née en 1823 Gabrielle-Geneviève Planât et fille de l'ancien peintre, acteur et publiciste J.-B. Planât.
Jeune fille, elle s'est fait un pseudonyme par anagramme,
fc.
3l« MARDI
et Ta consenré en se mariant, en 1846, aTec Alphonse Arnaolt, ancien acteur du boulevard, mort en 1860, et l'un ^. des auteurs du drame Us Cosaquts, qui a eu tant de vogue
en i853. M«« Naptal-Amault est belle-sœur de Lucien Amaulty ancien directeur de l'Hippodrome.
Depuis la mort de son mari, M"« Amault a étë attachée au Thétoe-Ffia^is de Saint-Pétersbourg, et elle n'a plus foné à Paris.
^^ ; Nardi (MB*). Compagne et amie de la Malibran» can-
tatrice elle-même du Théâtre-Italien sous le nom précité, et devenue par mariage comtesse de Sparre. — Morte en
Nathalie (M*^). Sociétaire de la Comédie-Française» p^ , née en 1817 ZaJrt MarUL
Son père éuit coiffeur à Paris. Die débuU, en i83S, au théâtre Saint-Antoine; on la retrouve peu après aux Folie»- ^/Ji Dramatiques comme actrice, danseuse et chanteuse; elle passa ensuite quelques années au Gymnase, au Palais- Rojal, au Vaudeville et en Angleterre, et débuta enfin au Théâtre-Français, le 1 5 novembre 1 848, dans la CamarO' JcHir (Césanne). Elle devint sociétaire en juillet i852 et eut sa représenution de retraite le i«r avril 1876. Elle lui |^V«</ rapporta 17,000 francs. — Morte le 17 novembre i885.
Natsnor. Une brochure, ksSubtiUiés it la Ubrairtt pamimnt, dirigée contre certains éditeurs et libraires de ','i.[ Paris (mai i865), et signée de ce singulier nom, avait
pour auteur un libraire de Versailles, M. Rous/an, dont ce pseudonyme est simplement le nom même écrit à l'envers.
^^' NatL Sous ce nom, qui était celui de sa mère, M. Jules
Ddalam, directeur d'une célèbre librairie classique â Paris,
rr.