‹ Dictionnaire des pseudonymesChapitre 71 sur 142 · MICHEL-MASSON · texte numérisé non relu

MICHEL-MASSON

Un de ses parents, Vîclor Hénaux, a publié des poésies sous le nom de Paulus Studcns.

Meyan (Paul). Sous ce pseudonyme, un publiciste, M. Jean (Paul), fait paraître, à la librairie Tresse et Stock, une brochure mensuelle, intitulée Us Archives ikéâlraUs (1887), où il consigne^ jour par jour tous les faits intéressant le théâtre en général pendant le mois écoulé.

Meyer (Adolphe). Le journaliste danois Goldschmidt (Mejer-Aaron) a publié sous ce pseudonyme un livre ce* lèbre sur la vie^ les mœurs et les progrès de la nation juive, à laquelle il appartient, U Juif [iS^i)y plusieurs fois réim* primé et traduit en diverses langues. — Né en 1819.

Meyer. Pseudonyme du publiciste Alfrtd d^Almbert, ancien secrétaire du prince Louis-Napoléon Bonaparte lors de l'affaire de Boulogne (1840), et auteur d'une intéressante Physiologie du duel, publiée d'abord en articles dans {< Figaro, puis en volume chez Aroyot (in-8^). On doit aussi à ce même écrivain un volume historique, h Cour du roi Stanislas, qui a paru chez le même éditeur (in-8®).

M. d'Almbert a encore signé divers articles de l'anagramme Kembaldt,

Mioliel-Massoil. Célèbre romancier et atiteur dramatique, né Gaudiehot (Auguste-Michel-BenoU) et mort en i883, à l'âge de 83 ans. Il a été l'un des fondateurs de la Société des gens de lettres.

Sa veuve, née Clémence Hadingut en 1840, écrit sous le pseudonyme de Hadson (Daniel), qui contient la première syllabe de son nom et la dernière du nom de son mari. Elle était la seconde femme de Michel-Masson, qu'elle avait épousé le 1 1 janvier 1881, et dont elle avait eu une fille.

mCNON

Mignon (Rose). L'actrîce connue sous ce nom est née MuUer, et a été élève du G>nsenràtoire.

micnare Beaurandon. Anagramme des nom et prénom de Marctlln Bardonnaut, ancien ingénieur des ponts et chaussées, et qui a signé ainsi divers ouvrages spéciaux et même des nouvelles et jes romans. Il a encore signé ses productions littéraires et scientifiques M'" B. et Un ancien coniudaur des ponis tt ehausséts, — Mort, en 1873» à rige 4e 81 ans.

Miles. Articles donnés sous ce nom à l'ancien Parcs- Journal par le publiciste Louis-Numa Baragnon, devenu depuis député, sous-secrétaire d'Etat à Tlntérieur et à la Justice, et enfin sénateur inamovible. — Né en i835.

— Ce même pseudonjme de MiUs a été pris, en i885, par k marquis Napoléon de Koccagîovint, fils aîné du marquis Alexandre Roccagiovine et de la princesse Julie Bonaparte, et arrière-petit-fils de Lucien Bonaparte, frère de Napoléon I*', pour signer un .article du Figaro où il pre* nait la défense de la légion étrangère à laquelle il avait appartenu comme officier en 1870, puis au Tonkin. — Mort en novembre 1886, par suicide, à Rome, dans un accès d'aliénation mentale, à l'âge de 36 ans.

Milhau (F. de). Journaliste et auteur dramatique, né Langloù (Marie-Ange-Ferdinand), dit Langlé. C'est le fils de l'auteur dramatique Langlois^ dit Ferdinand LangU, qui a encore signé Ferdinand et Charles Odrj, et qui est mort en 1867, à 69 ans. Sa mère se nommait Cécilia de Milhatt, origine de son pseudonyme. Son frère, également connu au théâtre sous le nom de LangU (Aylic)^ a été chef de la division de la presse au Minbtère de l'intérieur, préfet de la Meuse en 1869, et est mort en janvier 1870, à 43 ans.

MINCK

Un troisième frère, Charles- Edmond LangloU, dit Lan^ gU, a appartenu au commissariat de la marine. ~ Milher. Excellent comédien des Folies-Dramatiques, puis du Palais-Rojral, très habile, surtout dans Tart de se grimer. Né Hcrmil (Edouard) en 1854, à Marseille, il a donné soui son vrai nom divers vaudevilles à succès. Milher est bachelier es lettres ; il a même commencé la médecine. C'est seulement en i858 qu'il, a abordé le théâtre, comme acteur, à Tftge de 24 ans.

Mill (Edouard). Pseudonyme de M"* Marie Huot, secrétaire de la Ligue populaire contre la vivisection.

Milla (Ml'«). Ancienne actrice qui a joué un peu partout, aussi bien dans le drame que dans la féerie et dans le vaudeville que dans la comédie. — Née Dordtt, elle est aujourd'hui oubliée.

MUon. L'ancien directeur du Vaudeville, le comte Aimé Thibaudeau, fils du général de ce nom, a d'abord été acteur sous le pseudonyme précité à l'ancien théâtre de la Renaissance, puis à l'Odéon. Il a plus tard dirigé aussi les Variétés, mais en somme, n'ayant jamais connu l'art de s'enrichir, il est mort pauvre en mars 187 3.

Milton (Robert). Rédacteur des articles de sport dans le Figaro. Il est fils de Napoléon-Désiré Neyroud-Lagayère, qui écrivait sous le nom de Saint^Albin dans U Sport, It Journal dts haras, etc.

Minok (M«« Paule). Femme politicienne, très en vue dans le parti de la revendication des.droits politiques pour la femme et qui compte encore, comme principales personnalités, M»*^ Hubertine Audert, Barberousse, Léonie Rouzade, et à leur tète la « grande citoyenne » Louise Michel. M"^ Minck, qui est la fille d'un réfugié polonais nommé Mékartki, a épousé un Méridional, ancien ouvrier méca«

MINIMUS

-kien et se nomme maintenant M- W«ro.. . Elle parie,

dit Menneix dans s. Fra«« ^r'"''';'"/?"^;' chaleur et clarté. . On sait qu'elle a eu deux fois des déliés avec la municipalité de l'arrondissement queUe habite, en raison des prénoms qu'elle »o«la.t donner à ses enfanti. Elle préundait donner à l'aîné les noms de L«c.ftr-BUuupd-VtrcinslIorix, et a. cadet ceux de Spcrtacu^ BtenZjUroinfion. On refusa de le, inscnre à I état c.v.1, d'où Lyante protesuUon des deux époux. Et cependant ,. anarcLe leur reprocha d'avoir voulu donner à len fils dné le nom d'un « traîneur de sabre », Vercingétora!...

Minimus. Pseudonyme de l'ancien directeur-fondateur de VEun>p< artule, de son vrai nom Uurent-P.erre. aaries Daolme. — Mort en 1877, à 60 ans.

lÛnistre (Un ancien). Les articles de politique intemaUonale publiés sous cette signature dans la NouhUc Jl«« an commencement de l'année .887. et qu. ont fait dors nn ceruin bruit, avaient pour auteur sir Chartes- WentworthD/llt«. ancien ministre des affaires étrangères de I. reine Victoria dans nn des derniers cabineU libéraux. Ce même homme d'État est fauteur d'un pamphlet politique et satirique paru anonymement en février 1874 sous le titre de (a Omtc <f« princt Flondan ai Monaco, et qui avait pour but d'aider & sa réélection à la ttambre des communes. - Né en 1843, et petit-fils du fondateur de VAthtmum, mort en 1864, «t dont il est à son tour devenu le directeur.

Hinos. C'est sons ce pseudonyme qu'Auguste VUu publia dans Je Figaro, en 187., des articles politiques oîk !e trouvait visée avec une sévérité peut-être excessive là conduite du général Trochu pendant le siège de Pans. Le général fit un procès au rédacteur de ces articles et au di-

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recteur du Figaro. Tous deux furent condamnés k un mois ^

de prison et à 3,ooo francs d'amende. , î Vitu a encore signé Vidocq son grand roman /es Chauf» ^

^eurs {{u NorJ (1846, 5 vol.) et donné des articles au Paris^ ^

i Journal sous le nom de Tohj. Une « Chronique d^ihi ih-

> connu », longtemps publiée au Figaro, sous le Voile de

' l'anonjme, avait également pour auteur cet écrivain distin- < |

gué qui a encore signé Joteph dCEsîitnnt au Tintaffiâm, '^-^^é { puis Saadi, Voisfmb^t, Le Kat, etc. — Né en i8i3.

Mira (Isabine de). Un livre : Voilà l'homme f^ / '; qualités, ses défauts, ses vertus et ses vices, appréciés et jugés par une femme), publié chez Dentu en i863(in»^), sous ce bizarre pseudonyme, a pour auteur M. Eymard (Paul), négociant lyonnais, qui a fabriqué son nom littéraire avec les prénoms de sa femme, Maric^Sabinc,

Miran (Jean-Louis). Pseudonyme par anagramme de M. Armand Marin.

Miraz. Un des fils du célèbre sociétaire de la Comédie-Française, M. Paul Beauvalleî, a publié sous ce nom des variétés dans le journal la France. — Mort le 6 juin : i885.

Son frère, Léon Beauvallet, auteur dramatique, qui a accompagné Rachel en Amérique et qui a publié une bien curieuse relation du voyage dramatique de la grande tragédienne, est mort le ai avril de la même année 188S. Il a laissé un fils, Frantz Beauvallet, également auteur dramatique.

Leur père, le sociétaire Pierre-François Beauvallet, est . mort en 1873,4 l'âge de 7a ans.

Mirbel (Élisa de). Pseudonyme de M^^ la baronne Decaut, auteur de romans à la Revue des Deux^Mondcs, et fondatrice, en 1849, de la revue k Révolution littéraire.

MOILIN

des comédies et des drames. — Née le 38 décembre 1824, elk avait épousé le comte de Chabrillan en 1854 • '^ devint consul de France à Melbourne, et il mourut quatre ans après son mariage.

Moilin (Tonjr). Médecin à Paris mêlé malencontreuseaMntau mouvement communaiiste de 1871. Arrêté le fj mai, il fat fusillé le aS après avoir demandé à épouser in txtrtmU une femme dont il avait un enfant. Il avait 41 ans. Il se nommait Jules-Antoine Moilin.

IColéri. Vaudevilliste, né en 1801. Il a été étudiant en droit et en médecine, secrétaire de Cavaignac en 1840, auteur dramatique, et il a écrit des romans et même des Gmda^ qui font partie de la Bibliothèqut itt Chemin» dt fer, de la maison Hachette. Il se nomme Demolière (Jules- Hippoljte) « et c'est pour ne pas chagriner Tombre du grand comique , dit Charles Monselet dans sa Lorgnette tinéraire, quil s*est fabriqué le pseudonjrme de Moïeri ».

Il a encore signé MoÛrie et de Molérj, — Mort en janvier 1878.

IConbélli (M^). Cantatrice de concerts dont un procès domestique a d'abord mis le pseudonyme en évidence, longtemps avant qu'elle eût été entendue en public. Son mari, M. Gustave Oémitux, fils de l'illustre avocat, ancien ministre de la justice en 1848, avait fait défense à sa femme de débuter à l'Opéra-Comique, où elle devait, disait-on, créer le principal r61e du Premier Jour de bonheur du maestro Auber. M">« Crémieux soutint alors , à l'effet d'être autorisée à débuter quand même, un procès qu'elle pefdit. Elle dut donc se résigner à chanter seulement dans les concerts qui ne lui étaient point interdits par le jugement prononcé contre elle. — Devenue veuve, Mnc Crémieux épousa en secondes noces le général de division

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